Des communes où il fait bon vivre, mobilisées contre la marchandisation capitaliste et pour l’égalité des droits

Pour une politique du logement écologique et sociale, au service des citoyen·nes

La crise du logement frappe durement les habitant·es, avec une financiarisation du marché, des prix immobiliers exorbitants et qui ne cessent d’augmenter, des habitations mal isolées qui ne sont plus des passoires mais de véritables bouilloires thermiques, des loyers en hausse, et une pénurie de logements sociaux. Le PCF défend le droit fondamental à un logement digne, abordable, accessible et écologique, en agissant localement tout en militant pour des transformations nationales radicales face à l’ampleur de la crise. Faire des communes des acteurs majeurs de la lutte contre la crise du logement, en promouvant un modèle de ville militante qui défend le droit au logement pour toutes et tous dans un projet d’aménagement du territoire inclusif, c’est pour cela que se bat le Parti communiste. Nous nous opposons nationalement aux politiques d’austérité qui visent à sous-investir dans le logement social tout en soutenant l’investissement locatif, en permettant aux plus riches de posséder toujours plus de logements à mettre en location, encourageant le cercle vicieux à l’origine de cette crise du logement.

Nous soutenons les objectifs de la loi Dhalo, nous travaillons à une accession populaire et abordable à la propriété privée en privilégiant la mise en place du bail réel solidaire. Des mairies engagées, qui luttent pour le logement pour tous et non pas pour quelques-uns, qui s’opposent à la dévitalisation des centres créées par les locations touristiques de courte durée, et qui promeuvent une véritable politique de mixité sociale où les habitants ont leur mot à dire dans ce qui est fait, voilà notre boussole pour 2026 !

💡 Nos propositions :

1️⃣ Renforcer et développer le logement social : Exiger le respect des 25 % de logements sociaux (loi SRU) et imposer 35 % dans les programmes neufs pour les villes carencées. Soutenir les offices HLM par des subventions pour compenser la surcharge foncière et garanties d’emprunt, en priorisant les logements PLAI PLUS adaptés aux besoins des plus pauvres. Mettre en place un plan spécifique pour faciliter l’accès au logement social des employés communaux. S’opposer à la destruction systématique de logements sociaux dans le cadre de programmes de renouvellement urbain, avec des programmes concertés avec les habitant·es devant permettre aux populations un relogement sur la commune.

2️⃣ Lutter contre la spéculation : créer une foncière publique communale assortie d’une charte promoteurs pour maîtriser le foncier, encadrer les loyers, taxer plus fortement les logements vacants, lutter contre les meublés touristiques loués sur des plateformes par une fiscalité renforcée, s’opposer aux opérations de congé vente et de vente à la découpe. Empêcher l’installation de « marchands de sommeil », créer un syndic de copropriété public au niveau intercommunal.

3️⃣ Rénovation écologique et lutte contre l’insalubrité : Mettre en œuvre un plan de rénovation thermique des logements publics, avec un soutien financier renforcé de l’État contre le logement indigne.

4️⃣ Logements inclusifs correspondant aux réalités et besoins des habitantes et habitants du territoire : Construire des résidences pour jeunes travailleur·euses, saisonnier·ères, précaires, femmes victimes de violences, et personnes âgées (EHPAD publics, résidences autonomie). Prendre en compte localement le droit au logement et à la vie autonome des personnes handicapées, en portant une politique proactive de logements sociaux accessibles, intégrant l’accessibilité dès la conception des nouveaux programmes, et avec des aides à l’adaptation dans les plans de rénovation.

5️⃣ Lutter contre le sans-abrisme : Opérations d’aménagements pour la réalisation de logement d’urgence financés par l’Etat et gérés par le secteur associatif. Réquisition de logement vacant afin de garantir le droit au logement. Prévenir les expulsions locatives, en empêchant les mises à la rue sans solution de relogement.

6️⃣ Démocratie et transparence : Organiser des assises locales du logement pour co-construire les politiques avec les habitant·es et assurer une attribution transparente des logements sociaux.

✅ Ils l’ont fait !

Paris (75) : Chaque Airbnb n’est autorisé qu’à la condition de création de surface de logement identique et interdire ces locations dans le logement neuf. Encadrement des loyers pour stopper l’explosion des loyers et la spéculation, permettre aux familles de vivre dans leur ville.


Pour des territoires de mobilité durable et inclusive, priorisant les transports publics gratuits

Le développement de l’offre de transport et des infrastructures de transport urbain est un pilier fondamental pour le développement des communes. Qu’il s’agisse des villages ruraux, où l’absence de transports empêcher d’accéder aux commerces et services publics de base, des grandes villes, où l’offre dans les quartiers périphériques est souvent le parent pauvre des investissements dans le réseau, ou encore des villes de banlieue où le réseau est conçu exclusivement pour rejoindre la commune centre, empêchant toute liaison transversale, le besoin de transports publics, fréquents et bon marché est la clé d’un développement territorial égalitaire. Le droit à la mobilité, en cohérence avec les objectifs climatiques, est un pilier de la transformation sociale et écologique. Les communes communistes s’engagent à promouvoir des transports publics accessibles, des mobilités douces et une transition équitable de l’automobile, pour réduire la pollution et garantir l’égalité d’accès.

La gestion des transports se faisant de plus en plus au sein des intercommunalités, cela appelle une double nécessité : gagner des villes centre des agglomérations, pour peser sur les décisions en matière de transports, mais aussi (et surtout !), gagner des mairies et élu·es métropolitains dans les communes périphériques, pour porter la voix et les besoins des habitants au sein des enceintes où les dessertes sont décidées !

Le maintien de transports publics, en régie, est une autre exigence des communistes, en refusant les logiques commerciales imposées y compris aux établissements publics : la gestion par la RATP des bus londoniens (gestion déficitaire qui plus est !) est une aberration, tout comme le fait que celle-ci opère le métro du Caire et de Ryad ou les autobus universitaires du Kentucky !

Pour ce faire, le programme des communistes pour les élections municipales vise à faire des communes des territoires de mobilité durable et inclusive, priorisant les transports publics gratuits ou à tarifs modérés, les mobilités douces et une transition automobile socialement juste, tout en luttant pour des financements publics ambitieux.

💡 Nos propositions :

1️⃣ Tendre à la gratuité des transports : cela peut être atteint par le déplafonnement du versement mobilité et l’élargissement du nombre d’employeurs payant ce versement. Tendre vers la gratuité totale des transports publics, en commençant par des gratuités partielles pour les jeunes, les personnes à faibles revenus et les seniors, est possible : nous l’avons obtenu à Aubagne ou Montpellier.

2️⃣ Développer les transports publics : augmenter les fréquences de bus et tramways, créer de nouvelles lignes et instaurer des « comités d’axes bus » avec usager·ères et élu·es pour optimiser les aménagements. Défendre la gestion en régie publique (RATP, SNCF) contre la mise en concurrence.

3️⃣ Mobilités douces : multiplier par 6 les déplacements à vélo via des pistes cyclables sécurisées, organiser des « comités d’axes vélos » pour co-construire les aménagements et développer des voies piétonnes accessibles, notamment pour les personnes à mobilité réduite, en lien avec la végétalisation urbaine.

4️⃣ S’opposer aux sanctions ZFE (Zone à Faibles Émissions) : si nous sommes favorables à ce qu’une place plus limitée soit donnée à la voiture, tant que les aides sont insuffisantes, les ZFE sont avant tout une politique de ségrégation sociale. Nous sommes défavorables aux primes à la conversion pour les gros véhicules chers (type Tesla) et/ou produits dans des pays au mix énergétique peu vertueux, avec l’objectif de prioriser le soutien aux petites voitures électriques, produite en France.

5️⃣ Accessibilité universelle : garantir l’accessibilité des transports publics et des infrastructures (bornes de recharge, vélos adaptés, navettes municipales) pour les personnes en situation de handicap. : Créer des places de stationnement réservées, proposer des vélos adaptés, et améliorer l’accessibilité des transports en commun et des navettes municipales

6️⃣ Financements locaux et nationaux : militer pour le déplafonnement du versement mobilités, des taxes affectées (taxe bureau, taxe de séjour).

✅ Ils l’ont fait !

Montpellier (34) : avec l’appui des élu·es PCF, la métropole de Montpellier a rendu l’ensemble des transports gratuits en 2023. Une mesure écologique, sociale et qui permet de renforcer le pouvoir d’achat de l’ensemble des habitants de la métropole tout en favorisant l’utilisation des transports publics. En 2009, c’était la mairie communiste d’Aubagne (13) qui avait rendu les transports gratuits, permettant de tripler l’utilisation des transports en commun !

Bonneuil sur Marne (94) : en 2021, sur le baromètre des villes cyclables réalisé par la fédération des usagers de bicyclette, Bonneuil est la ville du Val-de-Marne la mieux classée du département : la ville obtient par ailleurs sa meilleure note sur le critère « effort de la ville », signe que la commune engagée à continuer de progresser !


Eau et traitement des déchets : pour une gestion communale publique des besoins fondamentaux

L’eau est un besoin universel et son accès un droit pour tous les peuples. A ce double titre, l’eau est l’un de nos biens communs les plus précieux. L’eau douce, en particulier, est une ressource relativement rare qu’il convient de préserver. De même que sa qualité face aux risques de pollution. La gestion de l’eau est aujourd’hui source de conflits qu’il importe de prévenir et d’anticiper. Les communes sont particulièrement concernées par cet enjeu, pour permettre l’accès de tous à une ressource fondamentale. La reprise en main de la gestion de l’eau par la puissance publique et sa démocratisation apparaissent comme une nécessité, dans un contexte de financiarisation des multinationales gestionnaires et d’attaque tous azimuts contre les communes ayant conservé la gestion directe de leur eau.

La réduction de la masse des déchets est également une priorité : l’épuisement progressif des matières premières fait de la production des déchets un gaspillage insoutenable que la loi doit réduire. Réduire les déchets, c’est aussi faire des économies pour les communes, et améliorer le cadre de vie avec des rues plus propres, et moins exposées au développement d’animaux et de maladies. Là encore, les communes sont en première ligne, pour expliquer, gérer, valoriser, organiser et planifier la politique de traitement des déchets. Un service public à la disposition des collectivités locales est seul à même de répondre aux exigences de transparence et d’évolutivité, dans l’objectif d’une gestion des déchets plus écologique et qui peut créer de l’emploi.

Le parti communiste s’engage ainsi à promouvoir et défendre sur nos communes l’égalité d’accès de tous les citoyen·nes à une eau de qualité. Nous entendons nous battre également pour réduire et traiter nos déchets dans le respect de l’environnement, en développant les coopérations à l’échelle locale comme à l’échelle internationale.

💡 Nos propositions :

1️⃣ Gratuité des 15 premiers mètres cubes d’eau correspondant à des besoins vitaux pour les familles et personnes en situation précaire, partout en France, dans le cadre de la solidarité nationale.

2️⃣ Démocratisation de la gestion de l’eau à l’échelle des bassins versants et des communes : participation des citoyen·nes et de leurs représentant·es élu·es à toutes les décisions relatives à la protection de la ressource, son usage partagé et l’adaptation au changement climatique.

3️⃣ Création à l’échelle nationale d’un service public de l’eau, à la fois décentralisé et disposant des moyens d’accompagner les communes dans l’exercice de leurs compétences, et soutien au passage en régie publique communale ou intercommunale lorsque l’eau fait l’objet d’une délégation de services publics ;

4️⃣ Création d’un centre technique national déconcentré, par exemple adossé au CEREMA, au service des collectivités locales, pour la réduction et le traitement des déchets. Avec trois missions : apporter une expertise aux communes ; contrôler les sociétés agissant localement dans le cadre de délégations de service public (affermage ou concession) ; entretenir un lien avec la recherche.

5️⃣ Mettre en place une politique volontariste de réduction des déchets au niveau communal, adaptée aux réalités de la commune : d’une réflexion sur la mise en place de consignes lorsqu’une entreprise locale utilise des bocaux en verre à l’offre de poules pour réduire les déchets organiques, en passant par des composteurs collectifs ou la mise en place d’une tarification incitative, le panel de mesures est large pour promouvoir cet objectif.

✅ Ils l’ont fait !

Vierzon (18) : en régie publique depuis 2011, la gestion de l’eau potable et des eaux usées en régie a permis de financer les infrastructures à hauteur des besoins, en garantissant des prix abordables. En 2025, cette compétence a été basculée au niveau intercommunal, la régie couvrant donc dans le futur 12 communes sur les 14 pour l’eau potable.

Tarnos (40) : Cinquième ville des Landes, Tarnos est animée par un maire communiste depuis 1920. La bataille pour une gestion publique de l’eau est menée de longue date au niveau communal, mais aussi départemental : sous l’impulsion de Jean-Marc Lespade, maire jusqu’en mars 2024, le syndicat intercommunal d’adduction a ainsi été passé en régie publique, avec à la clé une baisse de 17 % du prix au mètre cube, et la mise en place d’un tarif social pour les usagers les plus pauvres.


Pour un urbanisme et une architecture engagés, au service d’un projet politique

Depuis quarante ans la question de l’urbanisme se pose avec force. La vision globale d’une ville, de son environnement et de son architecture au service des habitant·es est un des marqueurs des communistes. Au nom de la compétence professionnelle et en le cantonnant à des aspects techniques il y’a souvent la volonté de déconnecter la notion d’urbanisme des choix politiques. C’est totalement l’inverse que porte pour nous l’exigence d’une vision de la ville autour d’un urbanisme au service des habitants qui a toute sa place dans le champ politique. L’urbanisme est intrinsèquement politique et couvre tout le champ social.

C’est pourquoi l’État a été amené à intervenir de manière systématique et prépondérante. Il réglemente, contrôle, prend l’initiative d’opérations de grande envergure. Il a donc une politique d’urbanisme, qui est une des branches de sa politique générale. Il y a des enjeux lourds de captation du foncier, du bâti, avec la spéculation immobilière et la privatisation des services au détriment du plus grand nombre. La crise urbaine a bon dos étant le résultat de décennies de politiques d’abandons des enjeux urbains et d’affaiblissement des communes et plus largement des collectivités territoriales.

La question de l’urbanisme et de l’architecture est essentielle lorsqu’on évoque le rôle des municipalités et les enjeux liés aux élections municipales : de la critique d’une « France moche » à la nécessité d’offrir suffisamment de logements de qualité et abordables à l’ensemble des habitant·es, en passant par les débats récurrents sur le zéro artificialisation net, l’urbanisme est au cœur de beaucoup d’enjeux.

Vouloir préserver le caractère historique d’un village, son patrimoine ou une unité architecturale d’une ville, ce n’est pas refuser toute innovation ou modernité mais c’est se mettre des règles collectives pour garantir une évolution harmonieuse du bâti.

Faire du logement social, ce n’est pas devoir se cantonner à des bâtiments de mauvaise qualité, et sans originalité : la preuve en est avec les mairies de la ceinture rouge parisienne, qui ont permis de développer des projets originaux en promouvant des jeunes architectes, en refusant l’urbanisme standardisé des promoteurs immobiliers.

Refuser, l’étalement urbain et les projets de lotissements n’est pas une attaque contre les petits propriétaires, mais une proposition politique de choix de société différents.

Le projet municipal communiste en matière d’urbanisme repose ainsi sur une vision de celui-ci comme outil de politiques publiques, comme outil de vivre-ensemble, cet outil devant proposer une qualité de vie optimale aux habitant·es, voilà ce que portent les communistes. Pour cela, la rénovation des centres-villes doit passer par une action communale volontariste, passant y compris par l’acquisition, voire la réquisition et la rénovation de bâtiments, puis la mise en location dans le parc social. Pour assurer l’inclusion de tous les publics dans un environnement construit de qualité.

Enfin, l’usage des plans locaux d’urbanisme (PLUi) est à réfléchir en associant les besoins de logements, les questions de mobilités, d’emplois, de commerces, de structures culturelles, de services publics, de parcs, d’équipements sportifs. Avec cette dernière décennie la question climatique et du besoin de végétalisation et d’îlots de fraîcheurs face aux canicules est devenu une priorité comme la question des matériaux et des zones agricoles.

La question du Zéro artificialisation des sols mal posée par le gouvernement est venue ré-questionner de manière positive la vision des rénovations, des friches de la transformation de la ville des zones commerciales ou industrielles. Le soutien à une architecture de qualité, innovante et intégrée est d’autant plus important.

L’attention portée à l’étalement urbain est un autre élément clé, notamment dans les territoires ruraux : l’extension des villes du bâti de manière irraisonnée, peut s’accompagner du dépérissement des centre-bourgs. Le développement de zones commerciales immenses a conduit à la disparition de petits commerces.

💡 Nos propositions :

1️⃣ Promouvoir une architecture de qualité, en faisant appel à des professionnels ayant une vision originale de l’architecture, qui tient compte de ses enjeux sociaux, et qui promeut un bâti durable, à coût contenu, accessible, de qualité et écologique.

2️⃣ Faire de l’urbanisme un réel enjeu social, et en promouvant des aménagements urbains esthétiques et adaptés à l’ensemble de la population et aux usages diversifiés de l’espace public compatibles avec un plan de mobilité inclusif.

3️⃣ Construire des PLUi concertés avec la population, qui fassent primer l’intérêt collectif sur l’intérêt particulier.

4️⃣ Utiliser la servitude d’utilité publique (SUP) qui permet de préserver la vocation agricole et d’encourager l’utilisation de zones agricoles protégées, délimitées par arrêté préfectoral sur proposition de la commune.

5️⃣ Mettre en place une action volontariste sur la réduction des grandes zones commerciales existantes et la redynamisation des centres-villes et centres-quartiers.

6️⃣ Soutenir un urbanisme inclusif, qui tient compte de tous les habitant·es : relancer les Plans d’Accessibilité de la Voirie et de l’Espace public (PAVE) avec une planification à long terme, en associant les usagers et usagères via les commissions d’accessibilité. Garantir la continuité des cheminements et l’accessibilité des ERP publics (sportifs, culturels) aux personnes en situation de handicap.

✅ Ils l’ont fait !

Ivry sur Seine (94) : dès les années 1960, Ivry organise son développement urbain en promouvant une architecture moderne, de qualité, et permettant à tous d’accéder à des logements sociaux adaptés aux besoins. En faisant appel à des jeunes architectes, Renée Gailhoustet et Jean Renaudie, et en coopération avec l’office HLM dirigé également par un membre du PCF, la rénovation et le développement urbain de la ville permettent de créer plusieurs milliers de logement, tout en conservant une ville à taille humaine, qui tient compte des avis des habitant·es, et qui prévoit des espaces de vivre-ensemble en faisant dialoguer aménagement urbain et logements.

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