Des villes et villages qui émancipent et protègent

Pour une politique de santé publique communale au service des citoyen·nes

Dans un contexte de déserts médicaux (87 % des territoires concernés) et de crise des services publics de santé, les communes communistes doivent jouer un rôle central pour garantir l’accès aux soins et promouvoir une santé publique de proximité. La politique de santé publique portée par les municipalités communistes, et son articulation avec l’ensemble des politiques publiques locales jouant un rôle déterminant dans la santé des populations (logement, urbanisme, politiques sociales, alimentation…), a été un marqueur historique de nos villes, et continuera de l’être dans le futur. Face aux inégalités de santé, qui touchent les travailleurs les plus précaires (ouvriers, employés, maçons, femmes de ménage…), et face à une action de l’État souvent insuffisante, la mise en place d’une politique de santé publique de proximité, « du premier kilomètre » est un impératif. L’articulation entre communes et ARS pour relancer un volet santé de la politique de la ville, le soutien aux initiatives de démocratie sanitaire, ou encore une action plus volontariste au sein des écoles sont autant d’éléments ou la commune est l’échelon pertinent.

Face aux choix politiques qui trop souvent vont venir faire la part belle à la médecine libérale, en conduisant à une concurrence des communes entre elles (si telle commune met à disposition gratuitement un cabinet médical, de l’équipement, et prend en charge le secrétariat, telle autre ira proposer les mêmes options avec en plus une exonération d’impôts locaux, et une troisième viendra en plus offrir un logement gratuit…), en considérant que seul le profit est désormais la boussole dans un secteur qui devrait justement en être totalement sorti ! Là aussi, faire le lien entre politique municipale et vision nationale est primordial, pour assurer que chacun ait accès localement à des soignants, généralistes et spécialistes, dont les tarifs sont pris en charge par la Sécurité sociale !

Porter une politique de santé publique et de prévention en local, c’est aussi intervenir à tous les niveaux et prioriser certaines actions : la médecine scolaire est en lambeaux, les inégalités d’accès aux soins sont criantes, notamment pour les personnes les plus vulnérables, et les crédits toujours insuffisants. Faire le choix d’une politique volontariste, et qui dialogue avec les différentes autres politiques publiques (on ne peut penser la santé publique sans politique du logement, sans urbanisme visant à réduire les inégalités, ou encore sans tenir compte de la politique des transports !), c’est celui des mairies communistes, afin que la classe sociale ne soit plus ce qui détermine l’état de santé des gens.

Nous nous engageons à faire des communes des territoires de santé publique, en défendant l’hôpital public, en luttant contre les politiques néolibérales, et en garantissant l’égalité daccès aux soins.

💡 Nos propositions :

1️⃣ Créer des centres de santé publics : Développer des centres de santé municipaux ou intercommunaux ou des Groupements d’intérêt public avec le département ou la région avec des médecins salarié·es, des équipes pluridisciplinaires, et des actions de prévention, en lien avec les hôpitaux publics. Assurer la présence de gynécologues pratiquant l'IVG dans les centres de santé municipaux ;

2️⃣ Lutter contre les déserts médicaux : Évaluer les besoins de santé locaux avec les associations et la population, soutenir l’installation d’écoles de santé dans les territoires défavorisés, et développer une politique volontariste de recrutement de médecins salariés sur l’ensemble du territoire.

3️⃣ Renforcer la prévention : Promouvoir l’alimentation saine via des cantines bio et locales, encourager le sport pour tous, et végétaliser les espaces urbains pour améliorer la qualité de vie.

4️⃣ Soutenir l’autonomie : Renforcer les CCAS , et accompagner la vie autonome des personnes handicapées avec des services à domicile accessibles et de qualité, ainsi que les seniors, via des services, des EHPAD publics et des aides à l’adaptation des logements.

5️⃣ Négocier avec les ARS : Utiliser les contrats locaux de santé pour coordonner les actions municipales avec les services d’hygiène, d’environnement, et de prévention.

6️⃣ Dans les centres municipaux de santé : information et accessibilité sur les parcours de transition, avec une formation adaptée des personnels de santé.

✅ Ils l’ont fait !

Chalette sur Loing (45) : ouvert en 2017, le centre municipal de santé Ambroise Croizat compte sept médecins généralistes, une psychologue et un dentiste, salariés de la municipalité. Une annexe du centre a été ouverte dans le quartier populaire de Vésines en 2021, pour garantir une proximité des soins pour tous.


Pour une politique municipale inclusive, qui garantisse l’égalité de tous

Les communes, comme lieu de vie citoyen de « premier niveau » sont aux fondements du vivre-ensemble et de la vie en commun. Garantir que tous soient inclus et pris en compte lors de l’élaboration des politiques publiques, quelles que soient leur situation physique ou mentale, leur couleur de peau, leur orientation sexuelle, leur sexe ou leur niveau de richesse, voilà ce à quoi s’attachent les élu·es communistes lorsqu’ils sont à la direction des communes. Cet engagement au service de la nom discrimination est double, et concerne tant les usagers, habitant·es de la commune et audelà, que les agents communaux, agissant là en tant que mairies « employeuses ».

Si ces enjeux d’inclusion sont traités directement au sein des différentes politiques publiques, des mesures spécifiques et transversales doivent également être portées, pour garantir l’égalité de tous devant les politiques publiques.

Les personnes handicapées, souvent parmi les plus précarisées, doivent ainsi être au cœur des politiques municipales. Les communes communistes s’engagent pour une accessibilité universelle et une lutte contre les discriminations validistes.

De la même manière, dans un monde où les inégalités persistent, les communes doivent réaffirmer avec force leur engagement en faveur des droits humains et de l’émancipation de toutes et tous. Lutter pour l’égalité réelle, c’est aussi lutter pour la dignité, la liberté et la sérénité des personnes LGBTQI+, trop souvent encore victimes de discriminations, de violences ou d’invisibilisation. Chaque habitant·e a sa place dans nos villes, quelle que soit son orientation sexuelle, son identité ou son expression de genre. Parce que la diversité est une richesse, nos actions municipales doivent s’ancrer dans une volonté ferme d’inclusion, de reconnaissance et de respect. En portant cette parole dans nos quartiers, nos écoles, nos lieux de vie, nous faisons de nos communes un espace plus humain, plus solidaire, plus libre.

Le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie et les discriminations, en plus de faire vivre un enfer à celles et ceux qui les subissent, nuisent à la cohésion au sein de nos communes et alimentent les fractures territoriales. Ce sont des armes de division massive ! Les communes ont la responsabilité et la capacité d’activer des politiques publiques ciblées de lutte contre le racisme et les discriminations, pour l’égalité. Nous défendons l’inéligibilité systématique pour les personnes condamnées pour des actes ou des propos à caractère raciste et antisémite. Aussi en la matière, nous veillons à la probité des candidats et candidates figurant sur les listes que nous construisons et auxquelles nous participons pour les élections municipales. Plus encore, nos élu·es s’engagent à porter une parole forte et claire sur ces sujets, tout au long de leur mandat. Pour l’égalité dans la citoyenneté, nous continuons de porter à l’occasion des élections municipales l’exigence, ancienne et toujours en souffrance, du droit de vote des résidents étrangers dans nos communes.

💡 Nos propositions :

HANDICAP

1️⃣ Services municipaux : Former les agents communaux à l’accueil des personnes handicapées, créer un médiateur municipal de l’accessibilité, et garantir l’accessibilité numérique des services (sites web, formulaires).

2️⃣ Participation citoyenne : Inclure 10 % de personnes handicapées sur les listes municipales, rendre les bureaux de vote accessibles (braille, LSF : Langue des Signes Française, FALC : Facile À Lire et à Comprendre), et ouvrir les conseils de quartier à la pleine participation des personnes handicapées.

DROITS LGBTQI+

3️⃣ Créer des liens avec les associations locales pour favoriser des lieux protégés, l’organisation d’événements inclusifs au rythme par exemple des temps forts que sont la journée contre les lgbtphobies, la journée contre la transphobie, le mois des fiertés…

4️⃣ Services municipaux : formations des agents municipaux pour permettre un accueil bienveillant des personnes LGBTQI+ et notamment des personnes en changement d’identité.

5️⃣ Dans les centres sociaux, dans les recherches d’hébergements, en lien avec les associations soyons vigilants à l’accueil des personnes discriminées en danger, victimes de violence et les migrants lgbtqi+

6️⃣ Action et communication municipale sur la Prep et tous les moyens disponibles pour endiguer le VIH dans l’objectif 2030 Ville sans sida

RACISME

7️⃣ Des villes et des villages qui soutiennent les acteurs locaux de la lutte contre le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie et les discriminations ;

8️⃣ Des villes et des villages qui facilitent l’accès aux droits et contribuent, par des actions au long cours, des évènements réguliers ou ponctuels, à la sensibilisation des habitant·es en s’appuyant sur les équipements qui relèvent de leurs compétences (établissements culturels, sportifs, écoles, vie de quartier…).

9️⃣ Des villes et des villages qui agissent de façon exemplaire comme employeurs : formation des agents, non-discrimination dans les recrutements (y compris pour les emplois saisonniers et les stagiaires), fermeté dans les sanctions.

1️⃣0️⃣ Dans les communes où existent des polices municipales, les équipes doivent être formées pour devenir des points d’appui pour la reconquête de relations apaisées entre les forces de police et les habitant·es de nos quartiers.

✅ Ils l’ont fait !

Bordeaux (33) : les subventions aux associations sportives sont conditionnées à un accueil inconditionnel des personnes handicapées et un bonus financier est versé pour les aménagements spécifiques.


Féminisme et droit des femmes

Le féminisme est au cœur de notre projet communiste. Construire l'égalité et la justice sociale, lutter contre le capitalisme et le patriarcat sont des objectifs complémentaires. En faisant progresser leurs droits, les femmes font progresser les droits de toute la société. La défense et le développement des services publics dans nos villes sont une des conditions premières pour un égal accès aux droits sur l’ensemble du territoire, pour toutes et tous, en particulier pour les femmes qui en sont les premières salariées et usagères.

L'égalité femmes-hommes, tout comme l'écologie, doivent être intégrées aux politiques publiques de manière transversale, en mobilisant tous les leviers communaux et/ou intercommunaux. Des actions ciblées peuvent et doivent être menées pour agir sur les inégalités et discriminations spécifiques que subissent les femmes.

Dans les services publics et les collectivités, l'intégration du critère de genre à la collecte de données représente un enjeu décisif à sa prise en compte. Connaitre le nombre de femmes / filles inscrites en médiathèque, dans des équipements sportifs, culturels etc. permet d’évaluer la destination concrète des fonds publics mobilisés à la lumière du genre. Ce type de données est essentiel pour construire une politique féministe au plus près des besoins et en fonction de la réalité du territoire.

Nous nous engageons à façonner des villes inclusives où les femmes et les filles pourront accéder à leurs droits, se former, travailler, s’épanouir dans des activités culturelles et sportives, vivre en sécurité. Des villes où les femmes seront les égales des hommes.

💡 Nos propositions :

1️⃣ Féminiser les propositions événementielles : expositions, festivals, conférences, rencontres sportives, les femmes artistes, scientifiques, chercheuses, sportives doivent être invitées et mises en lumière autant que les hommes ;

2️⃣ Organiser des marches exploratoires pour impliquer les habitantes dans la conception des espaces publics à partir de leur expertise d'usage, praticité et confort des aménagements, éclairage le soir et la nuit ; continuité et visibilité des mobilités douces

3️⃣ Pour une politique féministe dans les écoles : Concevoir des cours d’écoles et favorisant les jeux mixtes par l'animation et l'aménagement, en le coordonnant aux travaux de végétalisation et/ou de lutte contre les îlots de chaleur. Lutter, dès le plus jeune âge contre la marchandisation des corps et le système prostitutionnel, en organisant le financement d’interventions d’associations pour faire de la sensibilisation dans toutes les classes de 4 et 3, et dans les centres de l’aide sociale à lenfance.

4️⃣ Lutter contre le harcèlement de rue : en mettant en place une campagne d'information visible et pérenne dans les transports et lieux publics, avec rappel à la loi, aux amendes et condamnations prévues, et en agissant sur l’éclairage public et les transports (services de bus avec arrêts à la demande par exemple) ;

5️⃣ Organiser un réseau de lieux sûrs (bars, restaurants, commerces...) en mettant en place le « dispositif Angela ». Rendre accessibles les numéros d'urgence et donner des bons taxi aux femmes victimes de violences intrafamiliales. Ouvrir des lieux d'accueil et de prise en charge inconditionnel (santé, droits, emploi) des femmes, en particulier des femmes victimes de violences intrafamiliales et des enfants co-victimes. Mettre en place des téléphone graves danger pour les femmes victimes de prostitution dans les parcours de sorties et favoriser leur accès aux services publics : centres de santé, places en crèches....

6️⃣ Former les agent·es à l'égalité femmes-hommes, rédiger des fiches de poste « dégenrées », agir contre le sexisme au travail.

✅ Elles l’ont fait !

Paris (75) : ouverture en 2025 d'une résidence sociale à destination des femmes victimes de violences de 18-25 ans : pension de famille (30 logements) et d’un centre d’hébergement et de réinsertion sociale (51 logements). Mise en place du dispositif « Collèges pour l’égalité » pour l'égalité filles/garçons (attribution de subventions annuelles à hauteur de 130 000 euros à des associations promouvant l'égalité) - Hélène Bidard adjointe à la Maire de Paris, chargée de l’égalité femmes-hommes, de la jeunesse et de l'éducation populaire.

Clermont-Ferrand (63) : ouverture du 25•Gisèle Halimi, lieu de ressources (droits, emploi, activités) et de répit dédié aux femmes et aux filles (le centre de santé est géré par le Planning familial) ; permanences gratuites assurées par des avocats, le CIDFF et AVEC France Victimes - Magali Gallais, adjointe à l'Égalité et à la lutte contre les discriminations.

Bourges (18) : inauguration d'un gymnase Marie-George Buffet ; campagne d'affichage contre le harcèlement de rue - Magali Bessard, première adjointe à la santé et à l'égalité femmes-hommes.


Pour une éducation primaire progressiste, laïque et gratuite

Pour les communistes, les enjeux du service public d’éducation sont ceux de la démocratisation de l’accès aux savoirs, et des conditions nécessaires à l’émancipation sociale et culturelle des citoyennes et citoyens. Pour cela, un investissement majeur doit être consacré par l’État au service public d’Éducation nationale accompagnant. Une augmentation de la durée du temps d’enseignement et de formation des enseignants à des pratiques permettant un accès émancipateur et égalitaire aux savoirs, notamment concernant l’égalité filles/garçons sont ainsi des éléments primordiaux, permettant de garantir une éducation égalitaire et accessible à tous.

Le programme des communistes en matière d’éducation primaire passe par plusieurs grands axes, qui visent à sortir l’école d’une dynamique ségrégationniste, à garantir la qualité des enseignements et de l’environnement dans lequel ils sont donnés, et à assurer l’effectivité réelle de la gratuité de l’enseignement scolaire, trop souvent théorique et insuffisamment mise en pratique. Les politiques municipales doivent servir les enjeux égalitaires de l’éducation à la fois par leurs responsabilités propres dans le domaine de l’école maternelle et élémentaire et à la fois par la promotion et l’organisation d’une éducation populaire en dehors du temps scolaire des enfants.

Quatre grands axes sont ainsi portés : (i) larrêt d’une politique de subventionnement de l’école privée qui réduit la mixité sociale des écoles et conforte les inégalités, (ii) le soutien à une politique de rénovation et de développement des locaux scolaires, avec des locaux permettant le dédoublement des classes, rénovés et adaptés aux activités des élèves, y compris dans les cours de récréation pour garantir le développement de cours d’école inclusives et adaptées face au réchauffement climatique, (iii) la prise en compte des personnels municipaux en service à l’école, avec notamment une attention particulière portée aux agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM), (iv) le soutien à l’égalité de tous devant l’école, passant par une sectorisation scolaire garantissant la mixité sociale des écoles mais aussi par des moyens suffisants mis à disposition par la mairie pour garantir des activités scolaires diversifiées et de qualité, et à des classes non-surchargées.

Enfin, les activités dites périscolaires doivent être développées dans les perspectives de l’éducation populaire et non comme des moyens de substitution aux manquements de la politique éducative nationale. Elles permettent de développer les pratiques sociales, sportives et culturelles accordant une attention particulière à la lutte contre les inégalités de classe, de race ou de genre. Elles offrent un cadre favorable à l’éducation à l’esprit critique, à l’initiative solidaire, au projet collectif au travers de projets de culture artistique ou technique, de pratique sportive, d’éducation à la citoyenneté et à la défense des droits, de protection de l’environnement… Les partenariats engagés pour mettre en œuvre cette éducation populaire doivent être attentifs à ne pas servir les volontés de marchandisation de l’éducation portées y compris parfois sous des formes associatives, et doivent comporter les exigences des valeurs républicaines de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité

💡 Nos propositions :

1️⃣ Mettre fin au financement des écoles privées au-delà des obligations légales, et lutter au niveau national pour que les financements publics soient réservés à l’Ecole publique.

2️⃣ Renforcer la formation des ATSEM, pour renforcer la coopération professionnelle avec les enseignantes et enseignants et leur permettre une prise en charge des enfants optimale ;

3️⃣ Limiter les dérogations scolaires aux zones d’affectation des élèves, afin de garantir la mixité sociale dans les écoles ;

4️⃣ Soutenir les projets mis en œuvre par les équipes enseignantes via l’accès aux installations sportives et aux équipements culturels de la commune, la mise à disposition de moyens de transports ou la gratuité de l’usage des transports publics pour permettre des activités d’apprentissage nécessitant le déplacement des élèves.

5️⃣ Assurer la gratuité effective de l’enseignement scolaire, avec la mise à disposition gratuite des fournitures scolaires et l’accès aux activités scolaires (sorties, classes de découverte…) à tous les élèves, sans aucune discrimination financière.

6️⃣ L’accès à une restauration scolaire permettant une alimentation saine et développant des pratiques favorables à l’environnement et respectueuses des agricultrices et agriculteurs : circuits courts, produits de l’agriculture bio et raisonnée. La tarification sociale des cantines permet de mettre en œuvre un principe de solidarité et de justice sociale, d’accès de toutes et tous à la cantine, pouvant aller jusqu’à la gratuité pour les familles Défendre la restauration collective en gestion publique, est ainsi un impératif, complémentaire du portage de repas à domicile et de la fourniture de paniers solidaires par les CCAS et le tissu associatif.

7️⃣ L’accès de l’école à toutes et tous, en exigeant les moyens nécessaires à l’accompagnement des enfants handicapés, en y contribuant dans la mesure de leurs responsabilités propres notamment en matière d’accessibilité des locaux.

8️⃣ Mettre en place un moratoire sur les fermetures de classe, en défendant le maintien d’une école de proximité avec des effectifs limités à 20/25 élèves par classe.

✅ Ils/Elles l’ont fait !

Blénod les Pont à Mousson (54) : depuis 1977, la municipalité communiste de Blénod-les-Pont-à-Mousson distribue gratuitement les fournitures scolaires aux élèves du collège Van Gogh, situé sur le territoire de la commune, permettant ainsi de protéger le pouvoir d’achat des familles et garantir une égalité daccès à tous à l’enseignement. C’est le cas également à Fontenay-sous-Bois (94), où un cartable est pris en charge pour les CP/CE1, et une trousse offerte du CE2 au CM2.

Vénissieux (69) : la cantine de Vénissieux est en régie municipale : cela permet à la commune de proposer un quart de produit bios dans les repas (26,74 % exactement !), la moitié de produits sous label qualité, et des tarifs raisonnés. Le prix de la cantine en 2023 étaient similaires à ceux de 2017, et ce malgré l’inflation, et le tarif social à 1 € le repas a pu être maintenu : chacun contribue à hauteur de ses moyens, mais tous ont accès à une nourriture de qualité, et en quantité !


Petite enfance

La petite enfance est un levier d’émancipation sociale. Les communes communistes doivent être des territoires pilotes, avec un service public universel, gratuit, et protecteur, articulé à une politique ambitieuse de protection de l’enfance. Nous nous engageons à faire des communes des territoires pionniers de la justice sociale dès la petite enfance, avec un service public protecteur et émancipateur, en opposition aux logiques libérales. Développer un service public de la petite enfance, c’est développer un accueil au service des futurs citoyen·nes de nos communes, et qui permet à toutes et tous de grandir sereinement, dans des conditions optimales, sans considérations de fortune ou de naissance.

Assurer un accueil universel, c’est enfin permettre à toutes et tous de pouvoir mener leur vie professionnelle librement, sans contraintes ni obligations : le développement d’un service public universel de crèche, permettant d’assurer l’accueil de l’ensemble des enfants d’une commune, avec des tarifs adaptés aux capacités contributives des habitant·es, c’est permettre à l’ensemble de la population d’exercer une activité professionnelle, la collectivité prenant en charge la garde et l’éducation de l’enfant pendant la journée. Promouvoir un service public de la petite enfance, c’est ainsi garantir l’émancipation des parents, une prise en charge optimale des enfants, et une protection de leur cadre de vie : sortis des impératifs financiers et des obligations de rentabilité, la prise en charge des enfants par un personnel dédié, formé, et correctement rémunéré est une garantie de qualité !

💡 Nos propositions :

1️⃣ Service public universel : Créer des crèches publiques dans tous les quartiers, avec une tarification progressive allant vers la gratuité, une accessibilité universelle et refuser les délégations au privé lucratif.

2️⃣ Protection de l’enfance : Instaurer un·e référent·e protection de l’enfance dans chaque structure, former les agent·es à la bientraitance, et intégrer des équipes pluridisciplinaires (éducateurs·trices, psychologues).

3️⃣ Soutien aux professionnel·les : Mettre en place un plan de titularisation, revaloriser les salaires, et offrir des espaces de supervision et de formation continue.

4️⃣ Démocratie participative : Créer des conseils participatifs dans chaque crèche (parents, professionnel·les, élu·es) pour co-construire les projets éducatifs, et renforcer les liens avec les centres sociaux et associations.

5️⃣ Campagne nationale : Organiser des états généraux de la petite enfance en 2025, avec un cahier de propositions commun à toutes les villes communistes.

6️⃣ Petite enfance et inclusion : Accompagner les familles dans leurs démarches auprès de la MDPH, créer des centres ressources, et garantir un accueil inconditionnel dans les crèches et écoles

✅ Ils l’ont fait !

Avion (62) : Participation des familles au paiement de la crèche municipale calcule selon le barème de la CAF , des revenus imposables et de la composition familiale.

Montreuil (93) : Accueil en crèche adapté aux enfants handicapés et ayant des besoins particuliers avec des professionnelles diplômés et qualifiés.


Le sport dans une ville communiste : pour une activité physique émancipatrice

Les activités physiques et sportives (APS) sont essentielles dans la société parce qu’elles participent à la nécessaire formation de l’être humain ; leur pratique par toutes et tous est un droit essentiel que nous entendons élargir sans cesse et faire respecter. Notre conception des APS est celle qui libère : elles sont un lieu de création, d’expérience, de plaisir, de confrontation à l’autre et avec soi-même qui pousse au progrès. La démocratisation des pratiques ne peut être garantie que par le développement d’un service public qui s’inscrit dans la proximité des citoyen·nes sur l’ensemble du territoire.

L’égalité d’accès à toutes les APS passe d’abord par la gratuité et l’enseignement obligatoire de l’éducation physique et sportive de la maternelle à l’université. La vie associative constitue un espace essentiel d’éducation populaire et de formation citoyenne. Une politique de valorisation, de formation et de sou tien aux bénévoles sera garante de sa pérennité.

Il convient également de développer l’accès aux espaces de pratiques libres et de pleine nature : halles des sports, plaines de jeux, bases de loisirs, pistes de jogging, parcours de remise en forme, chemins de randonnée, terrains de boules, roller parc et autres. Ces activités doivent rester en libre accès à toute la population et garanties dans le cadre du service public du sport pour ne pas être abandonnées au secteur marchand.

Nous devons garantir la maîtrise publique des équipements en associant les citoyen·nes à leur gestion, à l'attribution des créneaux et à l'animation. L’investissement doit être au service d’une conception ne se limitant pas au spectacle, mais permettant l’accueil d’une diversité de disciplines et de pratiquants, en favorisant notamment la pratique des femmes, des amateurs et des scolaires et accessibles aux personnes en situation de handicap.

Enfin, le sport professionnel, ses manifestations et leur traitement médiatique doivent viser des objectifs humanistes de progrès pour toutes et tous. L’ensemble des richesses créées par la haute performance, qu’elles soient culturelles, économiques ou technologiques, doit participer au développement du sport pour l’ensemble de la population.

En inscrivant notre action pour le sport dans l’émancipation humaine, nous affirmons notre ambition de changer le sport pour transformer notre société.

💡 Nos propositions :

1️⃣ Soutenir l’éducation physique et sportive et le sport scolaire : chaque élève partira en classe découverte à dimension sportive dans sa scolarité (mer, montagne, ski, voile...). Nous créerons un brevet sportif populaire à la sortie du CM2 et de la 3e pour tous les élèves et nous renforcerons le plan « savoir nager » et « savoir rouler » dans toutes les écoles. Nous ferons de la pratique du vélo et du savoir rouler une priorité, avec l’enseignement obligatoire pour tous entre le CM1 et la 6e.

2️⃣ Développer l’école municipale des sports : pour offrir des activités physiques et sportives de qualité après l’école, le mercredi et pendant les vacances, nous proposons le développement des écoles municipales des sports encadrées par des éducateurs-trices territoriaux (ETAPS). Le coût de l’inscription à lannée doit se faire sur la base du quotient familial.

3️⃣ Soutenir l’engagement bénévole et la vie associative : les associations sportives doivent être soutenues pour un moindre coût pour les familles. Le soutien financier à la vie associative doit s’appuyer sur des conventions d’objectifs liées au contenu et à la démocratisation des pratiques. La mise à disposition gratuite des installations et le soutien en matériel pour l’organisation des manifestations sont essentiels pour diminuer le coût de la pratique des adhérents. Des dispositifs d’aides aux familles les plus démunies, doivent être mis en œuvre. Des conventions avec les employeurs du territoire doivent être recherchées pour garantir du temps et de la formation des bénévoles.

4️⃣ Co-élaborer les politiques sportives avec les citoyen·nes : instituer des assises citoyennes du sport pour mobiliser l’ensemble des acteurs et établir un diagnostic partagé sur l’état des lieux et les besoins. Co-construire un projet sportif local qui fixe les objectifs de la politique sportive et un programme d’actions pour les années à venir. Créer des instances permanentes de décision, de suivi du projet et d’évaluation de la politique sportive.

5️⃣ Développer les pratiques féminines et réaffirmer les principes de mixité garçons/filles : si les femmes sont de plus en plus nombreuses à pratiquer une activité physique et sportive, les inégalités entre les sexes et les stéréotypes de genre persistent. Or, cette ségrégation n’est pas l’effet d’une différence de goûts naturels, mais le produit de facteurs sociaux, politiques, institutionnels et religieux. La féminisation des disciplines considérées comme « masculines » sera encouragée et un accès égalitaire et mixte aux équipements sportifs garanti. Nous proposons d’ouvrir un chantier avec les associations sportives pour le développement de rencontres mixtes. Il s’agit enfin de promouvoir une meilleure place des jeunes filles et des femmes dans le mouvement sportif.

6️⃣ Des pratiques physiques et sportives bienveillantes et accessibles à tous : nous créerons un réseau local entre les clubs qui accueillent les prescriptions de sport sur ordonnance, les médecins, les maisons du sport santé et les collectivités. Le financement des pratiques partagées valides/non valides, et du sport adapté et de l’handisport sera augmenté. Nous développerons un dispositif « sport sénior » avec les départements et des interventions spécifiques dans les EHPAD. Nous soutiendrons les clubs qui participent à l’accueil des réfugiés dans leurs pratiques sportives. Un plan de lutte contre les discriminations, le racisme et l’homophobie dans le sport sera financé en lien avec les collectivités locales et les clubs engagés.

 

 

 

 

 

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