Publié le 08/04/2020 par PCF

En campagne contre le capital pour protéger les salarié·e·s !

Alors que des millions de Français·es sont confiné·e·s depuis trois semaines, des millions d’autres sont contraints à poursuivre leur activité professionnelle. Si les salariés qui sont indispensables à la réponse aux besoins immédiats et vitaux du pays - comme les personnels de santé - doivent pouvoir exercer leur métier avec le matériel de protection adapté, pour tous les autres nous demandons l’arrêt de l’activité pour les protéger et protéger l’ensemble de la population. La remise en cause des droits des travailleurs par la loi d’urgence sanitaire est inacceptable et indéfendable.

Nous demandons l’abrogation immédiate des mesures prévoyant la possibilité pour l’employeur d’augmenter la durée de travail jusqu’à 60 heures hebdomadaires, de décider des périodes de congés payés ou de la prise de jours de RTT.

Nous proposons que chaque fédération, chaque section et chaque adhérent·e, déjà au cœur de cette bataille pour protéger les salarié·e·s, amplifient cette mobilisation autour de trois objectifs :

1) Valoriser l’activité de ceux dont le travail est essentiel à la réponse aux besoins immédiats et vitaux du pays.

2) Obtenir l’arrêt des activités non essentielles en montrant les conséquences concrètes de la poursuite de l’activité dans des secteurs et en interpellant les entreprises et l’État.

3) Maintenir les droits et l’indemnisation des chômeurs, obtenir l’abandon de la réforme de l’assurance-chômage et la mise en chantier de la sécurité emploi formation en créant un nouveau service public de l’emploi.

En menant une telle campagne, nous pouvons montrer l’importance de libérer le travail de la domination du capital, une des priorités de notre dernier congrès. C’est le coût du capital qui nous prive de moyens humains et matériels pour lutter efficacement contre l’épidémie. C’est la raison pour laquelle il est urgent de faire reculer sa domination et de mobiliser pour que les travailleurs ne payent pas une nouvelle fois la crise et conquièrent de nouveaux droits.

C’est également l’occasion de solidifier ou de recréer les liens que nous avons avec les organisations syndicales, avec des salarié·e·s que nous connaissons et qui peuvent avoir besoin du soutien du Parti communiste et de ses militant·e·s dans cette période de fortes attaques contre les travailleurs·euses. Et donc de renforcer l’action du Parti dans les entreprises et tous les lieux de travail.