Jeudi 8 octobre, notre secrétaire national et candidat à l’élection présidentielle Fabien Roussel honorait le traditionnel rdv du sommet de l’élevage à la grande halle de Cournon d’Auvergne. En préambule, l’opportunité a été saisie de tenir une initiative symbolique devant le dépôt de carburants TotalEnergies situé à proximité immédiate. Une action contre la vie chère dans le prolongement du rassemblement le 26 juin avec Julien Brugerolles afin d’exiger des mesures concrètes et rapides face à la flambée des carburants, en appui de la pétition initiée par notre député.
Non sans humour, Fabien Roussel a apprécié le message de notre banderole en précisant qu’en quelques mois les profits engrangés se situent non plus à 6 milliards d’ € mais à 16 milliards ! Il s’est ensuite exprimé devant les journalistes pour revendiquer une baisse immédiate de la TVA qui touche très injustement et inégalement la population. Le déblocage par le gouvernement d’une petite partie des stocks stratégiques au niveau du gazole apparait comme une mesure cosmétique. L’urgence est telle qu’elle impose de mettre au pas les spéculateurs qui plongent dans la précarité le monde du travail tout en fragilisant le tissu économique qui dépend des prix de l’énergie (hydrocarbures, gaz, électricité...).
Remettre la main sur un bien aussi précieux que l’énergie, ce n’est pas une utopie : c’est une nécessité au vu des enjeux écologiques et sociaux ! D’ailleurs Fabien Roussel se démarque singulièrement en portant sans complexe le besoin de nationaliser Total et d’exproprier les profiteurs de guerre.
Le monde paysan n’est évidemment pas insensible au renchérissement des prix de l’énergie qui handicape leur activité et affecte un revenu agricole « déjà à l’os » pour bon nombre d’agricultrices et agriculteurs. Aux côtés des députés Julien Brugerolles et Yannick Monnet, sans oublier André Chassaigne toujours aussi apprécié des travailleurs de la terre, Fabien Roussel a pu recueillir les inquiétudes et entendre le ras-le-bol d’une filière agricole en 1re ligne des bouleversements climatiques qui s’illustrent ces derniers mois avec les épisodes caniculaires et une sécheresse dramatique.
À l’inverse des manœuvres grossières de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard souhaitant piéger les paysans dans les « serres des rapaces du secteur assurantiel » qui voit dans la crise écologique un juteux filon pour faire du business, Julien Brugerolles a déposé une proposition de loi visant à instaurer un régime public d’assurance, prévention et gestion des risques climatiques, sanitaires et environnementaux.
L’urgence immédiate pour nos éleveurs, c’est aussi d’accéder facilement et sans surcoût à du fourrage dont beaucoup d’exploitations sont déficitaires avec la menace directe d’une amputation du cheptel.
Fabien Roussel met en perspective un accompagnement de l’État à plusieurs niveaux, notamment par l’accès à des prêts avantageux permettant de passer le cap d’un hiver difficile.
Enfin l’objectif de garantir un revenu agricole digne pour toutes et tous, à même de susciter des vocations chez les jeunes générations alors que le nombre d’exploitations chute continuellement, ne peut être atteint sans s’attaquer à la position ultradominante des géants de l’agro-alimentaire et de la grande distribution. Les communistes et leurs élus, en premier lieu Fabien Roussel, n’entretiennent aucune ambiguïté à ce sujet : nous ne relâcherons pas nos efforts pour un modèle agricole plus juste, au service de la souveraineté alimentaire de la France, avec des produits sains et de qualité pour toutes et tous.
Pierre Miquel
Article publié dans CommunisteS, numéro 1105 du 21 octobre 2026