Moyen N°2

Bâtir une nouvelle République. Rendre au peuple sa pleine souveraineté

Introduction

Sous l’égide du néolibéralisme qui domine la planète, l’autoritarisme des pouvoirs établis ne cesse de s’aggraver. Les plus grandes conquêtes sociales sont mises en cause, les libertés individuelles et collectives régressent, la souveraineté des peuples recule devant celle des marchés, du grand patronat, de la finance. Le jeu des alternances entre équipes conduisant peu ou prou les mêmes orientations au service des puissances d’argent aura amené un nombre croissant d’hommes et de femmes à considérer que leurs votes ne servaient plus à rien. En vertu des traités qui régissent l’Union européenne, les décisions d’instances soustraites à tout contrôle citoyen auront systématiquement prévalu sur les choix démocratiques des nations et sur les aspirations de leurs peuples, même lorsqu’elles s’exprimaient par des référendums.

Dans notre pays, le quinquennat d’Emmanuel Macron a vu s’installer insidieusement un nouveau régime politique, où les droits sociaux et les libertés politiques se seront atrophiés. On sera allé jusqu’à criminaliser certains mouvements populaires et leurs animateurs, on aura demandé à la police de réprimer durement des manifestations pacifiques, on aura piétiné le Parlement et méprisé la parole des élu·e·s de proximité, on aura ignoré les contre-pouvoirs syndicaux ou associatifs, on aura remis en question l’indépendance de la justice, on aura laissé s’installer une concentration sans précédent des médias entre les mains de gigantesques groupes financiers.

Depuis 2017, le recours fréquent aux ordonnances aura empêché les Françaises et les Français de s’emparer de débats fondamentaux. À travers l’abus de certains articles de la Constitution, on aura interdit que les oppositions puissent faire entendre leurs propositions dans l’enceinte des Assemblées. De grands mouvements comme celui des « Gilets jaunes », ou encore les mobilisations de la jeunesse en faveur de la justice climatique, n’auront nullement vu leurs exigences prises en compte, à l’issue du « Grand débat public » ou de la « Convention citoyenne sur le climat ». La gestion de la crise sanitaire aura, quant à elle, spectaculairement consacré la mise à l’écart des parlementaires, au profit d’un très opaque Conseil de défense où toutes les décisions appartiennent au président de la République.

Résultat, 69 % des Françaises et des Français trouvent à présent que leurs idées ne sont pas vraiment représentées. La défiance envers la politique s’est approfondie. Au point que les dernières élections municipales, départementales et régionales ont été marquées par des taux record d’abstention.

Cette situation satisfait de toute évidence Emmanuel Macron, bien que ses choix ultralibéraux soient rejetés par une majorité du pays. À l’Élysée, on voudrait que la prochaine élection présidentielle se dénoue en un nouveau duel délétère avec l’extrême droite.

Mais cet hyper-présidentialisme, cette « verticalité » du pouvoir, cette conception « jupitérienne » de la gestion des affaires publiques, cet absolutisme qui ne dit pas son nom font courir un grand danger à la démocratie. Se nourrissant du désabusement de la société, des phénomènes de repli qui s’y manifestent, des divisions que cela engendre au sein du corps citoyen, l’extrême droite voit ses idées considérablement progresser. Elle n’hésite plus à s’attaquer ouvertement aux principes d’égalité et de solidarité, aux droits fondamentaux sur lesquels les forces de la Résistance avaient rétabli et refondé la République en 1945.

Il est temps de dire « Stop ! » De redonner du sens à la démocratie. De permettre à notre peuple et à la nation de conquérir leur pleine souveraineté. D’ouvrir le chemin à de nouveaux droits pour les salariés dans les entreprises publiques et privées, à de nouveaux pouvoirs pour les citoyennes et les citoyens, pour le monde du travail, de l’État aux territoires et aux entreprises elles-mêmes. C’est bien la perspective d’une nouvelle République qui est ici défendue.

Une République sociale, démocratique, écologique, féministe, résolument laïque, internationaliste...

Diffuser cette proposition autour de vous
Diffuser cette proposition autour de vous