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Publié le 05/02/2020 par PCF

La solidarité internationale, un atout essentiel

Le CN du 31 janvier a adopté un document de synthèse faisant état de l’évolution de la situation internationale et des rapports de force en présence (voir le site du PCF). Extraits du rapport de présentation par Lydia Samarbaksh, responsable du secteur international.

« L’internationalisme et la paix constituent l’un des fondements de la création du Parti communiste français en 1920. Les communistes ne se sont jamais payés de mots en la matière et la dimension internationale de notre action constitue une des priorités de nos combats que nous cherchons sans cesse à amplifier afin de contribuer à une transformation de la mondialisation actuelle. Pour le PCF, la paix est un projet politique : il s’agit de l’aboutissement d’un processus qui vise la sécurité humaine collective.


Au dernier congrès, nous avons souligné dans notre résolution combien « les profonds changements dans lesquels les peuples et la planète sont engagés appellent à redoubler les mobilisations populaires, la solidarité internationale, pour mettre en échec les stratégies de domination et d’exploitation capitaliste qui instaurent humiliations, insécurités et violences. » Les événements vécus en 2019 ont non seulement confirmé qu’il s’agit d’une aspiration largement partagée, mais que les peuples, dans la spécificité de leur combat, y sont pleinement engagés aujourd’hui pour un très grand nombre, et que la question de la solidarité internationale est cruciale.


« Nul ne peut prétendre que la dictature du capitalisme international a été solidement et durablement installée sur la mondialisation », rappelait Bertrand Badie dans son essai Nous ne sommes plus seuls au monde. Et c’est une conviction que nous partageons.


La mondialisation recouvre aussi les possibilités pour les peuples, pour les forces du travail de construire un monde humain, non plus élitaire et fondé sur les injustices, les inégalités et le jeu des puissances et des logiques de domination et d’exploitation.


Le quotidien des relations internationales est désormais marqué par la prégnance des questions sociales et des inégalités et insécurités que la mondialisation capitaliste amplifie.
Mais l’alternative ne se trouvera pas du côté d’un « minilatéralisme » (G7 ou G20), cette politique de clubs qui exclut ceux qui sont confrontés à la souffrance. Ce minilatéralisme comme réponse à la fin de l’hégémonie occidentale peut se révéler tout aussi illusoire que l’hégémonisme d’antan. Cela prolongera la nature désordonnée et fragmentée d’un monde tiraillé entre l’impossible domination et la reproduction infinie d’instincts de puissance. Elle peut s’accomplir par une régionalisation du monde qui contiendrait les pulsions centrifuges en entretenant des espaces ordonnés autour de puissances régionales. Elle peut s’ordonner aussi autour d’un multilatéralisme, vidé de son sens, repensé en adéquation avec les logiques de vassalité.


C’est du côté des perspectives qu’ouvrent l’’interdépendance, l’inclusion, la mobilité – qui constituent les donnes nouvelles de l’étape historique actuelle de la mondialisation – qu’il y a une « autre mondialisation possible » et qu’elle cherche à grandir.


Pour conforter un tel mouvement, la solidarité internationale sera l’atout essentiel des peuples, travailleurs et exploités, en lutte. Mais au vu de l’éclatement des forces émancipatrices et transformatrices, des divisions et des affaiblissements des unes ou des autres, nous pensons indispensable de contribuer à inventer, avec toutes les forces disponibles, les nouveaux contours et outils de solidarité internationaliste qui renforcent les capacités libératrices des peuples et des travailleurs dans le combat pour dépasser le capitalisme, en unissant les forces progressistes de transformation sociale sans exclusive. « Un internationalisme des peuples et des travailleurs, des exploités, qui renforce les capacités émancipatrices des peuples dans leurs luttes et qui unit autour de majorités d’idées et d’actions toutes les forces de transformation sociale engagées dans ce combat pour dépasser le capitalisme sans exclusion dogmatique. »


Prêts à prendre toutes nos responsabilités dans le combat politique, nous avons pour notre pays l’ambition qu’il XXX (manque un mot) « avec une vision et une action internationales de grande ambition pour notre peuple, pour l’Europe, pour le monde entier, et écrive une nouvelle page des relations internationales : Pour un monde de développement humain, social, démocratique et écologique partagé, de coopération et de solidarité. »


Là non plus il ne s’agit pas, et nous ne le faisons pas, de se payer de mots : la politique d’Emmanuel Macron entraîne notre diplomatie dans des impasses.
Les différents mouvements et soulèvements populaires actuels semblent l’avoir plongé dans une certaine torpeur – hormis quand il s’agit de manifester son appui aux forces d’extrême droite latino-américaine, comme le montre la position française sur la crise vénézuélienne...


Là où les aspirations populaires mettent en cause les inégalités insoutenables d’un « capitalisme devenu fou » qu’il prétendait dénoncer lui-même, Emmanuel Macron reste coi. Là où l’extrême droite remet en cause l’État de droit dont il dit vouloir être le garant universel, Emmanuel Macron reste coi. Là où l’extrême droite, les néo- et islamo -conservateurs enchaînent les offensives militaires, Emmanuel Macron reste coi. Les cas de figure se multiplient dangereusement ce 29 janvier, par exemple avec la réaction officielle française au prétendu « plan de paix » Trump-Netanyahu qui projette la création de rien de moins qu’un bantoustan pour « régler » le « cas palestinien ». Et parallèlement, nous l’avons dit plus haut, sans aucune vision politique, les décisions et positions de politiques internationale et européenne française sous la présidence d’Emmanuel Macron contribuent à la dynamique de surmilitarisation du monde et des relations internationales, laissant sans réponse les enjeux du moment – de la paix au Proche-Orient au défi climatique – que celles des néo-libéraux ou des néo-nationalistes.


De ce point de vue, les initiatives prises par Fabien et Jean-Paul Lecoq à l’Assemblée nationale le 26 septembre, celle de Pierre Laurent le 16 novembre au Sénat, les ordres du jour sur l’OTAN comme un certain nombre d’initiatives mentionnées dans ces pages et qui trouveront leur concrétisation au cours des mois à venir, sont d’une importance capitale pour peser sur le rapport de forces international, en menant la bataille dans un pays comme le nôtre où un consensus s’est installé dans les classes dirigeantes sur l’état de l’ordre mondial actuel et le rôle de la France dans ce contexte, et sur la priorité donnée par leurs politiques aux forces dominantes et forces du capital.

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