Publié le 24/06/2020 par PCF

Le dernier tour, les dernières heures, les derniers gestes

Dans ces élections municipales si particulières, où le deuxième tour devient presque une nouvelle élection à part entière, les derniers jours et les dernières heures seront cruciaux. C’est le moment où des mois d’engagement militant acharné de terrain doivent se cristalliser concrètement par une majorité de bulletins de vote dans l’urne.

A cet instant de campagne il est nécessaire de poursuivre les objectifs suivants : transformer notre capital de contacts, d’appels à voter en bulletins dans l’urne pour notre liste, mobiliser nos soutiens qui ont les réseaux de sociabilité les plus larges dans la commune pour gagner des indécis.

D’élection en élection, un nombre de plus en plus important d’électeurs découvrent l’existence du scrutin dans les derniers jours et prennent leur décision de voter ou pas et pour qui dans les dernières heures. Souvent, c’est l’arrivée dans leur boîte aux lettres des professions de foi et des bulletins de vote qui déclenche l’intérêt pour le scrutin et le processus de choix.

Ce constat général est d’autant plus vrai que ce deuxième tour a été de fait déconnecté du premier et que depuis, les situations du monde, de la France et de sa commune ont été profondément bouleversées. L’abstention exceptionnelle du premier tour peut fort bien se prolonger au deuxième tour, voire même s’amplifier. Dans chaque tête, il y a la peur pour sa santé et celle de ses proches, pour son emploi et l’avenir de ses enfants et parents, il y a la colère face à l’incurie et aux mensonges du pouvoir, il y a un sentiment d’être abandonné par l’État, il y a aussi la demande de sécurité sociale au sens général du terme et de services publics protecteurs. Il n’y a rien d’automatique à ce que ces sentiments entremêlés se concrétisent par un vote en faveur de nos listes, nous devons argumenter, convaincre, politiser et remettre la mairie au centre du village : c’est-à-dire le besoin de services publics municipaux forts et protecteurs

C’est pourquoi il nous faut reprendre la liste de tout nos contacts et nos appels à voter, pour s’assurer nom par nom, de manière individualisée, qu’ils iront bien au bureau de vote, qu’ils mettront le bon bulletin, et leur donner les deux ou trois arguments qui peuvent leur permettre de convaincre des personnes de leur entourage de faire de même. Le contact physique, le coup de téléphone personnalisé, les textos ou les courriels émanant d’une personne physique identifiée sont à privilégier plutôt que les envois de masse impersonnels.

Il est nécessaire, de plus, de s’assurer que les gens pourront bien se rendre au bureau de vote, les rassurer sur le risque de contamination par le coronavirus et leur proposer, s’il y a problème, des solutions : voiturage, accompagnement, et lorsque c’est encore possible vu les délais une procuration.

Pour les soutiens à notre liste dont le rayonnement social dans la commune ou le quartier est fort et peut permettre de gagner des indécis ou de transformer de potentiels abstentionnistes en électeurs de notre liste, il convient de les armer par un tract ou un argumentaire court et percutant résumant en quelques phrases les raisons cardinales de voter pour nous. On peut aller jusqu’à leur donner des objectifs chiffrés et/ou nominatifs de gains de voix.

Attention aux provocations de dernières heures de nos adversaires : préparer un dispositif de riposte, tout en ayant à l’esprit que le temps passé à polémiquer, en particulier sur les réseaux sociaux, avec nos adversaires est du temps perdu : nous ne les convaincrons pas et ils ne nous convaincront pas. Mieux vaut dépenser notre énergie à conforter et gagner des voix.

Le vendredi minuit il convient de figer tout le dispositif internet : site, blog, facebook, twitter jusqu’à dimanche 20 h. Le samedi, si les diffusions de tracts sont interdites comme les envois de masse de courriels ou de textos, rien n’empêche les déambulations ostentatoires, de vendre l’Huma, de s’exprimer sur d’autres sujets politiques que les municipales et de faire des rencontres interpersonnelles…

Beaucoup va se jouer dans les jours et heures, c’est le moment de donner le dernier coup de collier pour que notre pays puisse bénéficier du plus grand nombre possible d’élu·e·s et de maires communistes.

Yann Le Pollotec, membre du CN, adjoint au secteur Élections

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