Publié le 05/05/2021 par PCF

Les transports dans le Val-de-Marne

Dans une période marquée par les enjeux sociaux et environnementaux forts, le Conseil départemental du Val-de-Marne, à majorité communiste, est un acteur essentiel et original en termes de développement des transports en commun.

En 2006, devant le manque criant d’infrastructures de transports pour répondre aux besoins des habitants mais également aux besoins de développement économique de l’Est parisien, Christian Favier lance l’association Orbival aux côtés de nombreux habitants élus et acteurs sociaux et économiques dans le but d’obtenir la création d’un métro de banlieue à banlieue. Dans cette diversité d’acteurs, les militants du PCF ont joué un rôle important de mobilisation pour obtenir les financements nécessaires et définir un tracé répondant aux attentes des salarié.es et de la jeunesse.

Ce sont plus de 10 milliards d’euros investis pour les transports collectifs en Val-de-Marne, soit près d’un tiers des investissements en Île-de-France. C’est une victoire sans précédent pour aménager nos villes en faveur d’un rééquilibrage de la région et réduire les dépenses coûteuses de la voiture particulière. C’est bien sûr aussi la bataille gagnée en 2015 pour le pass Navigo à tarif unique de 70 euros qui figurait au programme des communistes aux régionales de 2006. Cette mesure a permis un développement sans précédent du nombre d’utilisateurs des transports.

L’objectif d’Orbival est de sortir de la logique d’un réseau de transport centralisé sur Paris qui accentue les déséquilibres entre les territoires et les inégalités sociales face à la mobilité, en éloignant toujours plus les catégories populaires des centres d’activités.   

Ces engagements se traduisent par les nouvelles lignes 14 et 15 du métro, l’inauguration récente du tramway 9, la signature du marché pour le Téléval, premier téléphérique urbain d’Île de France, et la poursuite des mobilisations populaires pour le prolongement du tramway 1 entre Montreuil et Val- de-Fontenay, de la ligne 1 du métro jusqu’à Val-de-Fontenay et de plusieurs lignes de bus à haute qualité de services en site propres comme Altival, le bus Bords de Marne et le TZEN 5.

Les élus communistes du Val-de-Marne sont mobilisés pour poursuivre les investissements utiles pour les salariés du quotidien avec le prolongement à l’Est de la ligne 18 quand Valérie Pécresse et la droite s’arqueboutent avec le train des riches, avec le Charles-de-Gaulle express qui privent les usagers de la ligne B de travaux nécessaires.

Des élus communistes au département, c’est aussi 268 km de pistes cyclables créées pour un objectif de 500 kilomètres à court terme, avec l’explosion du nombre de cyclistes en lien avec la crise sanitaire.

Enfin, c’est une lutte acharnée face à Valérie Pécresse et la droite régionale contre les privatisations des lignes de bus/tramways engagées sous sa mandature. Nous avons œuvré à dénoncer les conséquences de ce processus pour les salariés, premières victimes de la recherche de productivité à tout prix, comme pour les usagers. Le transport doit rester public, sécure et accessible à tous. C’est dans cette logique que nous portons depuis longtemps la gratuité des transports au niveau régional. 

Pierre Garzon

responsable national collectif Transports

vice-président du Conseil départemental