International publié le 08/03/2021

Liberté j'écris ton nom

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Il y a quelques jours, le ministre des Affaires « étrangères » se disait « préoccupé » des prisonniers politiques en Iran. Il demandait leur libération devant le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU.

Nous partageons cette préoccupation et nous demandons avec tous les démocrates de par le monde leur libération immédiate.

La question des libertés politiques n'est pas étrangère à nos vies. Elle est chaque jour dans nos maisons, au travail, dans nos conversations. La manière d'aborder cette question est devenue un des éléments caractérisant l'état des relations internationales.

Le traitement de celle-ci ne peut être à géométrie variable au gré d'intérêts financiers, de ventes d'armes ou d'alignements politique ou militaire. Elles ne sont pas non plus un moyen de donner des leçons au monde en considérant l'Occident comme le bien et le reste du monde comme le mal.

En dehors de l'Occident, pour certains, il n'y aurait que des dictatures. Or, la question des libertés politiques est constitutive des droits humains pour toutes les femmes et les hommes sur terre.

A ce titre, par exemple, pour rester dans la région évoquée par le ministre, nous aimerions que celui-ci exige la libération de tous les prisonniers politiques pour certains emprisonnés depuis de nombreuses années dans les geôles israéliennes. Mais nous pourrions citer malheureusement beaucoup d'autres pays de par le monde.

Les grands médias français sont peu ou souvent partisans quant il s'agit d'atteintes aux libertés politiques. Des médias qui appartiennent pour 90% aux 11 milliardaires du CAC. Nous pourrions citer M. Bolloré qui, aujourd'hui, a quelques ennuis avec la justice à propos de la gestion des ports au Togo et en Guinée.

Le droit à l'information réalisée par des journalistes indépendants aux approches politiques différentes doit devenir une exigence forte dans notre pays afin d'aider à penser par soi-même et pas seulement savoir lire, écrire ou compter.

La citoyenneté nécessite un esprit critique.

Je ne résiste pas au plaisir en écrivant ce papier de citer un article paru dans l'Humanité- Dimanche le journal des alternatives.

C'est un extrait de l'intervention de Maximilien Robespierre prononcé le 10 mai 1793 devant la Convention : « L'homme est né pour le bonheur et la liberté, et partout il est esclave et malheureux! La société a pour but la conservation de ses droits et la perfection de son être et partout la société le dégrade et l’opprime !. Le temps est arrivé de le rappeler à ces véritables destinées !.... ». 

A mon sens, c'est une citation très contemporaine.

En vérité les grandes idées ne meurent jamais ! Liberté.

Daniel Feurtet
membre de la commission des relations internationales du PCF

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