Publié le 29/01/2020 par PCF

Mistigri

Loué soit le tribunal correctionnel de Paris le jour où, fin décembre, il condamna Didier Lombard et d’autres dirigeants de France Télécom à de la prison ferme pour harcèlement moral institutionnel (ayant entraîné 19 suicides). Son arrêt, frémit Le Figaro, est « une véritable révolution juridique ». Rien que ça. Il consacre en effet l’existence d’un « harcèlement moral collectif ». C’est « la reconnaissance qu’une politique d’entreprise peut avoir des répercussions sur l’ensemble des salariés et pas uniquement sur des individus pris un par un », explique un juriste. Bref, les DRH, les patrons sont prévenus : une restructuration, au prétexte d’« adaptation à la concurrence », qui aurait un impact sur l’emploi (délocalisation, salaires modifiés, postes dévalués, santé mise en cause, dégradation des conditions de vie…), qui provoquerait « de nombreux arrêts de travail, des notes internes, des mails agressifs », peut exposer ces gens à une condamnation ! Jusqu’ici, c’était les patrons qui stressaient par leur management de fer les salariés. Ceux-ci viennent de leur refiler le mistigri : c’est au tour des patrons d’être stressés ! 

Gérard Streiff

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