Publié le 28/10/2020 par PCF

Préparation des régionales – Conférences régionales des communistes bretons

Le samedi 3 octobre dernier, à Saint-Brieuc, 35 délégués des quatre fédérations bretonnes, représentant plus de 2 000 adhérents, se sont réunis pour une première conférence régionale, avançant la réflexion collective des communistes sur les régionales.

En Bretagne, région dont le périmètre n’a pas été modifié par Hollande, un comité régional, le CRAC, fonctionne depuis des décennies, avec depuis des années un exécutif qui se réunit régulièrement, présidé depuis février 2019 par Philippe Jumeau, secrétaire départemental de la fédération du Morbihan, devenu animateur du comité régional.

Des débats riches et fraternels ont eu lieu à Saint-Brieuc sur les enjeux des élections régionales à venir : lutte contre les déséquilibres et les inégalités territoriales, défis du Brexit pour l’économie bretonne, politique de l’énergie et de réindustrialisation, désertification médicale, transports, culture, égalité femmes-hommes, économie maritime et agriculture, transition écologique, formation et services publics.

Le samedi 31 octobre, à Lanester, les communistes bretons ont à nouveau rendez-vous pour une deuxième conférence régionale chargée, dans un contexte d’incertitude sur le maintien du scrutin en mars et sur le positionnement final des autres organisations de gauche, de continuer à travailler notre projet pour la région Bretagne, et de faire le point sur les contacts et perspectives du moment.

Nous sommes partis de l’idée que régionales et départementales devaient se penser ensemble. Qu’il fallait viser l’unité de la gauche et des écologiste jusqu’au bout, et que les communistes sont disponibles pour participer à une majorité de progrès, prêts à prendre leurs responsabilités dans un exécutif agissant pour donner la priorité à l’emploi, à une transition écologique durable et soutenable, dans une région qui développera les services publics de proximité et mettra au cœur de ses ambitions la démocratie régionale associant organisations syndicales, associatives et citoyennes.

Du côté des autres forces, EELV et le parti régionaliste UDB ont annoncé qu’ils voulaient partir, indépendamment du président de Région actuel Loïc Chesnais Girard (PS), au premier tour. France Insoumise exclut aussi une alliance avec le PS. Le PCF, lui, discute depuis plusieurs mois avec l’ensemble des partis et collectifs de gauche en défendant l’idée que la raison plaide pour un rassemblement dès le premier tour entre partis de gauche et écologistes, afin de garder la Bretagne à gauche, avec une condition : rompre nettement avec la mouvance macroniste.

Voici quelques-uns de nos axes de projet mis en discussion.

1. Bien vivre en Bretagne tout au long de la vie : Agir pour le maintien des hôpitaux de proximité, la promotion et la création de centres de santé ; investissements dans le transport ferroviaire et fret, le maintien ou la relance des petites lignes, des gares de proximité ; conquérir des gratuités dans le service public d’éducation et les services publics.

2. Bretagne, terre de solidarités et d’émancipation : Plaider pour la ratification du traité de non-prolifération des armes nucléaires ; mesures d’urgence aux structures du spectacle vivant, les acteurs culturels, soutien à la culture bretonne. Faire de la lutte contre les violences faites aux femmes, un axe prioritaire. Être une région qui s’engage pour le féminisme, contre toutes les discriminations.

3. Travailler autrement et se former en Bretagne : Impulser une politique de relocalisation (EMR, déconstruction-reconstruction navale…) ; donner la priorité aux lycées publics, en particulier dans l’enseignement agricole, afin de préparer la transition écologique indispensable ; conditionner les aides publiques à la création d’emplois dont les critères écologiques et sociaux soient vérifiables ; création d’une conférence régionale sur l’emploi pour définir à partir des besoins les nouvelles productions utiles.

4. Bretagne entre terre et mer : Accélérer la mutation agricole nécessaire dans le sens d’une agriculture durable respectueuse de la santé et de l’environnement, permettant d’accéder à une alimentation de qualité pour tous et à un prix rémunérateur pour les agriculteurs ; opposition aux « fermes-usines » ; soutien à la pêche respectueuse des ressources halieutiques, aides à la rénovation de la flottille ; développer la recherche dans l’évolution des filières industrielles maritimes.

Ismaël Dupont, secrétaire départemental, membre du CN.

 

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