International publié le 19/08/2021

Séisme à Haïti : un nouveau drame en plus du chaos politique

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Le 14 août dernier, un nouveau séisme a frappé Haïti. C’est de nouveau une grande partie du Sud-Ouest du pays qui est à reconstruire. Ce sont des dizaines de milliers d'habitations totalement détruites, plus de 2000 morts. La tempête tropicale du 17 août est venue aggraver la situation et l’UNICEF annonce qu’au moins 1,2 millions de personnes dont 540 000 enfants seraient affectées par ces deux nouvelles catastrophes naturelles.

Les conséquences de ces drames sont d’autant plus terribles qu’ils arrivent en pleine crise politique, dans un pays qui n’a quasiment plus d’Etat, plus de services publics, plus de services de secours, plus rien pour déblayer des gravats, réparer la voirie, ordonner les distributions d’eaux et de vivres. Un pays, une population qui ont été abandonnés à la corruption, à la violence dans une indifférence la plus totale des pays « riches » qui devaient aider à reconstruire après le terrible tremblement de terre de 2010.

Évidemment, la population a besoin d’aide d’urgence pour survivre actuellement mais le pays a besoin aussi d’aide internationale organisée, structurée, coordonnée pour reconstruire le pays.

La France est présente dans cette partie du monde. La Martinique et la Guadeloupe ne sont qu’à un peu plus de 1000 km d’Haïti. Des bateaux, des avions français circulent régulièrement dans le secteur avec du matériel médical pour lutter contre la reprise du Coronavirus dans ces territoires français et pourraient participer aux besoins d’aide d’Haïti. Le Président Macron ne peut pas rester silencieux face à ce nouveau drame dans les Caraïbes. La solidarité dans les Caraïbes doit s’organiser et la France doit y participer.

Le peuple haïtien ne peut pas rester seul face au chaos politique, aux catastrophes naturelles, aux violences des « gangs », il est urgent de contribuer à la mise en place de solutions durables élaborées par les Haïtiens qui répondent aux besoins de la population et respectent ses aspirations réelles à la justice, la démocratie, la paix.

Parti communiste français,
Paris, le 19 août 2021