International publié le 10/05/2022

Sri Lanka : Solidarité avec les mouvements populaires

Après deux mois d’intenses mobilisations populaires, de répression policière et militaire, d’exactions des milices, le clan au pouvoir des frères Rajapaska, qui a déjà sévi dans le passé en exacerbant les tensions ethnico-religieuses, manœuvre pour se maintenir au pouvoir. Le Premier ministre, Mahinda Rajapaksa, sous la pression, a annoncé sa démission tout en décrétant l’état d’urgence et un couvre-feu indéterminé.

Au service exclusif des affairistes, dans un pays où les plus riches et les entreprises sont quasiment exempts d’impôts, ces dirigeants ont plongé le Sri Lanka dans une faillite totale. Les constructions d’infrastructures inutiles ont endetté le pays et constitué des opportunités d’enrichissement scandaleuses pour les plus puissants. A cela s’ajoute l’effondrement du tourisme en raison de la pandémie de Covid et les conséquences de la guerre en Ukraine.

Si bien qu’aujourd’hui, l’île manque de liquidités pour importer des produits essentiels (alimentation, énergie, médicaments) alors que l’inflation dépasse les 30%. Le gouvernement a dû suspendre le remboursement du service de la dette.

Ce soulèvement populaire contre la gabegie des classes dirigeantes, l’autoritarisme, la montée des inégalités et diverses formes d’insécurités humaines touche la capitale Colombo mais aussi l’ensemble du pays tandis que toutes les communautés religieuses participent au mouvement.

Les États voisins, qui ont adopté les mêmes politiques, comme le Pakistan, le Bangladesh, le Népal ou Les Maldives, pourraient connaître rapidement des tensions analogues.

Le Parti communiste français exprime sa solidarité totale avec le peuple du Sri Lanka et condamne la répression qui conduit à la guerre civile. Il est temps que cesse, partout dans le monde, ces politiques néolibérales qui provoquent le chaos et d’y substituer des orientations qui font prévaloir la sécurité humaine et la paix.

Parti communiste français,
Paris, le 10 mai 2022