Publié le 29/10/2019 par PCF

Tour de France des entreprises de Fabien ROUSSEL: Un 16 octobre en Isère

Innovation, Industrie, Services Publics & Chartreuse

Dans le cadre du “tour de France des entreprises” qu’il entreprend en ce moment, notre secrétaire national a fait étape à Grenoble. L’occasion de suivre le fil de la fabrication de la valeur ajoutée - développement technologique & scientifique interconnecté à l’industrie de production - et de sa répartition, au travers de la bataille pour les services publics locaux, le tout conclu par l’inévitable temps convivial avec les communistes.

Le Centre local du CEA (Commissariat à l’énergie atomique) sera la porte d’entrée de cette visite, la délégation accueillie comme il se doit par le secrétaire du syndicat CGT. Le CEA, l’un des principaux organismes de recherche publics en France, dont le centre grenoblois répond notamment à un objectif : orchestrer les transferts de technologie de la recherche vers l’industrie, bref mettre l’innovation au service des gains de productivités dans la sphère économique, sans parler des nouveaux usages mis au point chaque année. C’est en effet l’un des principaux “déposants de brevets” de la planète. L’occasion pour Fabien Roussel d’échanger avec les chercheurs autour du stockage de l’énergie sous forme d’hydrogène, et des applications en découlant dans les secteurs de l’industrie lourde, du maritime ou encore de l’automobile. Nous retiendrons une phrase, prononcée par un des chercheurs : « Le recyclage des batteries, techniquement on sait faire, mais tant que ça coûtera moins cher de faire bosser des gamins dans des mines de métaux rares, les industriels ne s’y mettront pas... » Comme un écho du sens du combat communiste...

L’après-midi s’est enchainé par une rencontre avec des syndicalistes de l’industrie, en lien avec l’UD CGT. Métallurgie, chimie, énergie, recherche, micro-électronique, SNCF..., les camarades des différentes branches ont pu développer sur la situation dans leurs entreprises, sollicitant tantôt un appui politique, tantôt une intervention auprès du ministère, tantôt un lien sur le territoire. Une belle occasion de renforcer les liens entretenus par la fédération du Parti avec les syndicats, avec la volonté de faire perdurer ça au-delà du temps d’une visite.

Enfin, la fin d’après-midi était le temps d’un rassemblement pour défendre nos services publics. Devant la Poste centrale de Grenoble, près de 150 personnes seront présentes pour une allocution de Fabien Roussel, précédée de prises de parole de la CNL Isère, de la CG CPAM, ou encore du collectif “Convergence des services publics”. Fabien a rappelé que pendant que le débat médiatique se focalisait sur des polémiques de diversion, le gouvernement continuait sa politique des riches consistant à faire les poches de Français. Dans ce combat, les batailles sur les services publics sont un front à ouvrir, où des victoires sont possibles (maintien de bureaux de poste, d’antennes CPAM, etc.), démontrant que la lutte collective peut payer. Le Travailleur Alpin, média local du PCF, retransmettra les discours en direct sur les réseaux sociaux.

À sa descente de l’estrade provisoire installée pour l’occasion sur la place, ce sont les représentants de la communauté kurde qui accueillent Fabien. S’ensuit un échange à l’improviste dans un restaurant du quartier, réaffirmant l’engagement internationaliste des communistes face à l’offensive criminelle de Erdogan.

La journée s’est conclue par l’inévitable banquet républicain à la fédération, au bénéfice du Travailleur Alpin. Temps d’échanges informels mêlant discussion politique et fraternité, il se conclura par un exercice participatif à l’heure du verre de Chartreuse : les adhérents le souhaitant ont ainsi pu poser une question à Fabien, notée sur un petit papier, ramassée puis tirée au sort. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le camarade secrétaire s’est prêté à merveille à ce jeu, et que les militants en étaient enchantés. N’hésitez pas à le reproduire par chez vous !

Pas de services publics sans une juste répartition des richesses créées, richesses fruits du travail dans l’industrie, elle-même développée sur la base de la recherche technologique de pointe... Toute une chaine parasitée par la captation de valeur du capital, parasitée jusqu’aux pires désorganisations et absurdités, là où le potentiel humain est pourtant si grand. Comme une confirmation de la justesse de notre combat communiste, de la nécessité de faire grandir les liens entre celles et ceux qui portent ce potentiel humain, celles et ceux que nous voulons porter au pouvoir, bref le monde du travail de notre pays.

Jérémie Giono

secrétaire départemental