Publié le 16/02/2022 par PCF

Visite de Fabien Roussel – Corsi, Vutate Rossu !

Mardi 8 février, les derniers préparatifs. 22h30 : Une délégation est allée chercher Fabien Roussel et son équipe à l’aéroport d’Ajaccio, tandis que d’autres collent joyeusement les affiches d’annonce du meeting. « Elle claque cette affiche, quand même ! », peut-on entendre parmi les jeunes militants. Les discussions sont de mise : la réussite du meeting de Marseille, les parrainages, ce que donnent les derniers sondages, le travail à mener…

À 2h30 du matin, c’est la pénurie de colle qui donnera le coup d’arrêt à cette sortie nocturne.

Mercredi 9 février, le grand jour. D’abord, pour Fabien Roussel, une radio et un plateau TV. L’accueil des journalistes est chaleureux, certains même sont fiers de raconter le parcours de leurs aïeux au Parti communiste… Avant de dire qu’ils ne sont plus des nôtres. Reste que la sympathie est acquise, ancrée même.

Puis un tour dans un quartier emblématique d’Ajaccio, les Salines. Une halte importante car ce quartier populaire était un ancien bastion communiste où ont été prononcés les plus grands discours de nos camarades, dont celui de Georges Marchais en 1976. La sentence (désormais classique) est tombée quelques jours plus tôt dans les journaux : ici, dans les intentions de vote, c’est l’extrême droite qui sort largement en tête. De quoi nous donner envie de montrer que nous sommes toujours là pour défendre, ici comme ailleurs, une vie digne… et heureuse.

Nous entrons dans le petit centre commercial du quartier. La foule des journalistes qui nous attendent donne le vertige. Des journalistes régionaux, bien entendu. Mais aussi des médias nationaux. Voilà qui n’était plus arrivé depuis longtemps.

Sur la terrasse du petit bar populaire « Le Coin du Ring », c’est conférence de presse improvisée. Les questions fusent : sur le travail, le pouvoir d’achat, la jeunesse, la fiscalité, et bien évidemment sur la langue corse, les prisonniers politiques et l’autonomie… Rien n’est oublié et Fabien Roussel déroule son programme avec toute la franchise et la sincérité qu’on lui connaît. Les spectateurs, de plus en plus nombreux autour du candidat, opinent du chef à chaque proposition.

« Il se passe quelque chose », dit Paul-Antoine Luciani, ancien élu communiste d’Ajaccio, qui se tient à l’écart et observe attentivement la scène.

Midi. Ce n’est pas l’heure de la pause. Fabien Roussel est à l’écoute des syndicalistes de l’énergie, de La Poste et de la santé qui sont là pour exposer leurs difficultés. Dans chaque discours, des éléments qui témoignent du climat d’austérité générale et de la disparition progressive des services publics. Mais la plus large part est faite aux spécificités insulaires : continuité territoriale, ruralité, manque d’investissements, manque de personnels… Les difficultés ne manquent pas, en Corse.

La journée se poursuit dans le village d’Alata, dont le maire a choisi de parrainer notre candidat. Une visite qui est l’occasion pour Fabien Roussel de réaffirmer notre soutien aux maires et aux conseillers municipaux qui font tant pour leurs administrés, alors que leurs pouvoirs et leurs moyens sont constamment revus à la baisse.

Puis retour à Ajaccio pour rejoindre le Palais des Congrès.

Nous faisons tout d’abord halte devant le monument de la Résistance. Une étape hautement symbolique qui rappelle que Résistance et mouvements populaires, en Corse et sur le continent, s’imbriquent et s’expliquent mutuellement. C’est dans cet esprit de fidélité mémorielle et de prise en compte du contexte social et politique d’aujourd’hui que ce moment de recueillement était une étape incontournable.

L’heure du meeting approche. Les craintes sur la réussite de l’évènement sont très rapidement dissipées : la salle déborde. L’ambiance y est fraternelle et joyeuse. On y retrouve avec plaisir des camarades que l’on n’avait pas recroisés depuis longtemps. On y aperçoit de nombreuses nouvelles têtes, aussi. Un jeune homme vient de prendre sa carte au MJCF.

En attendant les premières prises de parole, spontanément, toute l’assistance entonne en langue corse «Le chiffon rouge» (« U Stracciu rossu ») ; de quoi galvaniser les intervenants.

Anissa-Flore Amziane, secrétaire départementale de Corse-du-Sud, Marc-Antoine Leroy, secrétaire des jeunes communistes, puis Michel Stefani, secrétaire départemental de Haute-Corse prendront tour à tour la parole. Chacun rappelle à sa manière les « fondamentaux » de notre engagement dans cette campagne, mais également les spécificités pour la Corse, championne de France de la pauvreté et de la précarité.

Puis… le retentissant « Bona sera a tutti !» de Fabien Roussel. C’est parti ; personne ne perdra une miette du programme défendu par notre candidat pour une France – et une Corse – des jours heureux. Le meeting est joyeux, ponctué d’applaudissements. Des « bravo ! » échappent à certains régulièrement et rompent l’écoute attentive.

C’est un « Vutate Rossu ! » lancé par notre candidat qui met fin à sa prise de parole et provoque la clameur de l’assemblée. La Marseillaise et l’Internationale finiront d’emporter l’assistance, conquise et visiblement heureuse, à l’image de notre campagne.

Pour sûr, mes camarades, il se passe bien quelque chose...

Anissa-Flore Amziane