Une dizaine de camarades, présents sur place ou en visioconférence, se sont réunis pour débattre, amender et voter dans le cadre du processus démocratique du 40e Congrès du PCF. Si cette démarche s’inscrit dans les habitudes des militants les plus expérimentés de notre parti, elle constituait une découverte pour plusieurs nouveaux adhérents ayant rejoint nos rangs à l’occasion des dernières élections municipales.
Afin de donner un cadre clair à nos échanges fraternels, un préalable a été posé : le vote des communistes avait déjà permis de trancher un premier choix important, celui du texte d’orientation arrivé en tête des suffrages : Un communisme de conquêtes.
La première partie des débats s’est concentrée sur le contexte international et national dans lequel nous agissons. Intensification de l’impérialisme, aggravation de la crise climatique, attaques contre le monde du travail et contre la démocratie : les constats sont lourds. Pourtant, jamais autant de richesses n’ont été produites. De ces contradictions naissent des résistances, des luttes, des mobilisations et des propositions alternatives qui nourrissent l’espoir d’une société donnant la priorité aux besoins sociaux et écologiques plutôt qu’aux profits.
Au fond, la question que les communistes se sont posée est simple : quel rôle doit jouer notre organisation politique ? Non pas seulement analyser ou commenter le monde, mais contribuer à faire grandir les consciences et la confiance collective dans notre capacité à le transformer.
De nombreux amendements ont été adoptés afin d’être soumis au congrès départemental. Ils portent notamment sur notre place dans les luttes, les évolutions du monde du travail, la conquête de nouveaux pouvoirs, le socialisme, les luttes féministes, la sécurité sociale, la protection de l’enfance, notre organisation interne, la stratégie électorale, la formation des militants, le rôle des élus ou encore l’avenir de l’Humanité.
En plus des enjeux climatiques qui restent une porte d’entrée pour le renforcement, les questions de communication interne et externe ont également occupé une place importante dans les échanges. Comment mieux faire connaître nos batailles politiques locales et nationales ? Comment articuler nos formes traditionnelles d’action militante avec un usage plus efficace des réseaux sociaux ? Ces sujets ont suscité des débats riches, notamment à l’initiative des plus jeunes militants, soucieux de combler le retard pris par notre organisation face à d’autres forces politiques dans ce domaine.
Enfin, les discussions et amendements consacrés aux échéances présidentielles et législatives ont témoigné de la volonté des communistes de s’investir pleinement dans ces rendez-vous démocratiques à condition et afin d’y porter l’originalité de notre projet. Conscients du danger que représente l’extrême droite, les participants ont souligné la nécessité de dépasser le seul rassemblement des organisations politiques pour construire un véritable rassemblement populaire passant par le renforcement des consciences et de l’unité de la classe travailleuse.
L’ambition est claire : faire vivre une candidature capable de remettre au cœur du débat public des perspectives de transformation sociale, démocratique et révolutionnaire, à la hauteur des défis de notre époque.
Le texte amendé a été voté à l’unanimité et les délégués désignés pour le congrès départemental.
La perspective de nouveaux cafés citoyens du dimanche matin a été actée.
Guilhem Mirande
Article publié dans CommunisteS, numéro 1091 du 17 juin 2026.