Notre section PCF RATP a tenu son 15e Congrès de section, dans le cadre du 40e Congrès de notre Parti.
Comme à notre habitude nous nous sommes réunis le vendredi, mais cette fois sur une journée complète (9 h-17 h). Dans une entreprise où les camarades habitent et travaillent sur l’ensemble des départements franciliens et où tout le temps quelqu’un travaille. C’est pour l’instant la meilleure forme que nous avons pour nous réunir : certains viennent sur leurs congés ou sur des jours de repos avant week-end, d’autres nous rejoignent après leur service du matin ou avant leur service de nuit, etc.
Une partie également des retraités de notre entreprise ont participé aux travaux. C’est une grande richesse, car s’ils ne sont plus présents dans l’entreprise et ne peuvent plus en connaitre les évolutions, ils ont de nombreuses références des luttes passées et peuvent alimenter nos réflexions pour celles à venir.
Comme toute section nous avons discuté textes et amendements, mais nous avons surtout échangé sur l’actualité : les sujets qui parlent aux agents et sur lesquels nous devons communiquer, les évolutions en cours dans l’entreprise, ou encore comment adapter notre militantisme et nos pratiques aux nouvelles habitudes qui impactent les collectifs de travail (mise en concurrence/filialisation/privatisation du réseau BUS RATP, télétravail, ouvertures/fermetures de sites, etc.).
Nous avons aussi échangé sur les solutions que les communistes peuvent porter pour alimenter la production d’idées et inverser la politique libérale actuelle menée par Valérie Pécresse à la tête de la Région Île-de-France, comment nous appuyer sur les élus du Parti... Toute cette réflexion est utile et nous permet d’être un interlocuteur crédible avec des forces syndicales qui cherchent des relais et des perspectives sérieuses à la situation actuelle.
Enfin, nous avons échangé sur l’intérêt pour notre Parti d’avoir des structures militantes en entreprise, et surtout sur les manières d’aider des camarades à se saisir de cet enjeu afin d’être plus et mieux présents, de manière organisée, sur tous les lieux de travail en général.
Ces endroits ne sont pas seulement des lieux où les salariés passent la majorité de leur vie ou la majorité des heures utiles de leur journée et où nous sommes donc sûrs d’exercer un travail militant suivi en retrouvant le lendemain les personnes croisées la veille. Ce sont également des lieux de production de richesses, de choix d’une partie de leur répartition, d’injustices et surtout de décisions, et donc de pouvoir et de rapports de force où les communistes ont beaucoup à dire et à porter pour pouvoir réellement changer la société.
Investir ces lieux, c’est mener la contradiction au cœur de la machine !
Bon congrès à toutes et tous les communistes !
Olivier Munoz-Rodea
Article publié dans CommunisteS, numéro 1091 du 17 juin 2026.