Chômage à 8,3% : l'argent public doit servir l'emploi, pas les licenciements

Publié le 09 août 2026

Le taux de chômage atteint 8,3% au deuxième trimestre 2026, en hausse de 0,7 point sur un an. Cela représente 261 000 chômeuses et chômeurs supplémentaires en douze mois. Le chômage des jeunes atteint 21,6 % et 671 000 personnes recherchent un emploi depuis plus d’un an.

Derrière ces chiffres, il y a des centaines de milliers de vies fragilisées, des familles plongées dans l’incertitude et des territoires affaiblis.

Après dix années de pouvoir macroniste, la promesse du soi-disant "plein-emploi", déjà bien faible, s’effondre. Ce résultat n’est pas seulement celui d’une conjoncture difficile. Il sanctionne une politique qui considère les salaires et les cotisations sociales comme des coûts à réduire, impose l’austérité aux services publics et laisse les marchés financiers décider de ce que la France doit produire. 

Quel échec du President de la République et de la coalition présidentielle !

Les gouvernements successifs des deux quinquennats d'Emmanuel Macron ont multiplié les aides aux grandes entreprises sans imposer de résultats sur l’emploi. La commission d’enquête sénatoriale, dont le rapporteur était le sénateur communiste Fabien Gay, a rappelons-le évalué à au moins 211 milliards d’euros les aides publiques aux entreprises en 2023. 

Il est insupportable que l’argent des Françaises et des Français puisse continuer à financer des groupes qui suppriment des emplois, ferment des sites ou délocalisent leurs activités, sans contrôle démocratique ni obligation de remboursement.

Le PCF demande trois décisions immédiates :

– L'arrêt de la distribution des 211 milliards d'euros d’aides publiques annuelles aux entreprises visant à nourrir les profits. Les aides publiques doivent être versées sous le contrôle des salariés et sur critères stricts en matière d’emploi, de salaire et d’égalité professionnelle femmes-hommes, d’accessibilité universelle, de formation, de relocalisation, de transition écologique. Elles doivent être restituées en cas de non-respect des engagements : signez la pétition ;

– la mise en place d'un moratoire sur les licenciements et l’engagement d’un plan de création immédiat de 200 000 emplois, avec 80 000 embauches et prérecrutements dans les services publics et 120 000 emplois dans l’industrie et les services productifs, soutenus par des crédits à taux nul ou très faible conditionnés à la création d’emplois et de valeur ajoutée écologique ;

– une augmentation générale des salaires, leur indexation sur les prix, l’abrogation des réformes de l’assurance-chômage et la construction d’une sécurité d’emploi et de formation garantissant à chacune et chacun un emploi ou une formation choisie, avec continuité du revenu et des droits.

Les TPE et PME qui développent l'emploi et les salaires peuvent être soutenues si on cesse de dilapider l’argent public dans des dispositifs opaques qui favorisent d’abord les stratégies financières des grands groupes.

Combattre le chômage exige de prendre le pouvoir sur l’utilisation de l’argent public, le crédit bancaire et les choix des entreprises. Le PCF est la seule force à le proposer aujourd'hui et dénonce avec force les postures de l'extrême droite dont les votes au Parlement montrent sa soumission tout aussi grande que celle du pouvoir en place aux intérêts financiers. 

La France a besoin d'un travail pour toutes et tous et d’un travail qui paie. L’argent existe : mettons-le au service de l’emploi, de la production, des services publics et de la transition écologique.

Paris, le 9 août 2026

Parti communiste français