Colombie : l’Accord de paix de 2016 doit être défendu ! Halte aux persécutions contre les signataires

Publié le 23 octobre 2026

Le Parti communiste français exprime sa préoccupation face à la remise en cause des Accords de paix de 2016 en Colombie et aux menaces et pressions croissantes à l'encontre des signataires de ceux-ci. 

Il y a dix ans, la signature de l'Accord de paix a constitué une étape majeure dans l'histoire récente de la Colombie, par la démobilisation des Forces armées révolutionnaires de Colombie – Armée du peuple (FARC-EP) et leur transition vers la lutte politique légale, ainsi que par l'adoption de mesures centrales pour l'établissement d'une paix juste et durable, en premier lieu la mise en œuvre d'une réforme rurale intégrale. 

Or, depuis l'arrivée au pouvoir du président d'extrême droite Abelardo de la Espriella en août dernier, les menaces contre l'accord et ses signataires se sont multipliées. 

Accusations sans fondement propagées dans les médias, coupes budgétaires dans les agences et programmes chargés de mettre en œuvre l'accord, discours publics qualifiant les signataires de « terroristes » ou de « narcotrafiquants », etc. 

Ces menaces font peser un risque accru sur la vie, la sécurité et les droits des signataires. Elles remettent en cause les dispositions de l'accord, dans le but de maintenir une structure économique et sociale profondément inégalitaire. Une véritable « contre-révolution » selon le vocabulaire du gouvernement actuel, dont les liens avec les élites les plus réactionnaires et les paramilitaires sont établis. 

Le PCF rappelle que les Accords de 2016 sont un engagement national et international de l'État colombien en tant que tel, et ne sauraient donc être remis en cause au gré de la démagogie politicienne. 

Il appelle le gouvernement français à poursuivre son implication pour la bonne mise en œuvre des Accords. 

Il apporte enfin son soutien aux signataires de l'Accord de 2016, au parti Comunes, ainsi qu'aux paysans et au peuple colombien, véritable bénéficiaire des mesures adoptées il y a dix ans.

Paris, le 23 octobre 2026
Parti communiste français