Equateur : démocratie en danger - Liberté pour Luisa González !

Publié le 24 octobre 2026

Le Parti communiste français dénonce avec force l'arrestation de Luisa González, survenue le 22 octobre. Deux fois candidate à l'élection présidentielle, portant les couleurs du parti de gauche progressiste Révolution citoyenne, contre l'actuel président Daniel Noboa, Mme González est accusée d'irrégularités dans le financement de sa campagne de 2023. 

Cette arrestation constitue une nouvelle attaque, d'une très grande gravité, contre les libertés démocratiques en Équateur. Depuis plusieurs mois en effet, une véritable offensive est menée par Daniel Noboa contre toute opposition de gauche à son gouvernement.

Parmi les mesures prises ces derniers mois, on note particulièrement : 
      ⁃     La proscription de Révolution citoyenne pour neuf mois et l'avancement de la date des élections locales au 29 novembre prochain, pour empêcher la participation du principal parti d'opposition,  la tête de de nombreuses collectivités locales ;
      ⁃     La proscription d'autres partis portant les candidatures issues de RC, dont le mouvement AMIGO et un harcèlement contre Pachakutik, Unidad Popular ou le Parti socialiste ;
      ⁃     L'annulation de près de la moitié des 6000 candidatures locales par les autorités électorales ;

Le PCF dénonce l'instrumentalisation du système judiciaire par le gouvernement équatorien, qui l'utilise en tant qu'arme de persécution politique. Ce faisant, Daniel Noboa conduit l'Equateur vers un régime autoritaire, visant à garantir les intérêts de l'oligarchie locale et la soumission à Donald Trump. 

Nous dénonçons par ailleurs les menaces proférées à l'encontre des acteurs du mouvement universitaire, notamment contre le professeur Santiago Rosano et le dirigeant étudiant Mauricio Ochoa (FEUE Cuenca). 

Nous appelons les autorités françaises et européennes à condamner la dérive autoritaire en cours en Équateur et à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la libération de Luisa González et la participation libre et équitable des forces d'opposition aux prochaines élections. 

Parti communiste français 
Paris, le 24 octobre 2026