L'urgence de construire le mouvement populaire

Publié le 30 septembre 2026

L'urgence de construire le mouvement populaire

Après le succès de la rentrée politique de la Fête de l’Humanité, la rentrée sociale voit une multiplication des combats émerger, différents fronts que les communistes devront mener. Mobilisation contre le permis de tuer, rassemblement pour la paix, grève des pompiers, du service public et dans de nombreuses entreprises pour exiger plus de moyens et une augmentation des salaires. Un mouvement lycéen qui apparaît et qui commence à s’organiser, ainsi que des rassemblements et manifestations dans toute la France le 26 septembre, qui cherchent à créer la jonction entre l’urgence climatique, le besoin imminent de justice sociale et l’urgence de la paix. Ces mobilisations et leur succès sont la démonstration que ces luttes ont besoin de jonction, notamment avec une autre lutte face à une menace qui plane telle une ombre funèbre sur notre pays, une lutte qui devient une urgence, qui pourrait devenir la mère de toutes nos batailles : la lutte contre l’extrême droite.

Les différents mouvements sociaux qui ont commencé à battre le pavé et les prochains qui s’annoncent en disent long sur le mécontentement qui gronde dans notre société. Il est temps pour les milliers de gens qui aspirent à un espoir, à un autre monde, à une autre société débarrassée du capitalisme, d’organiser leur colère !

C’est dans cette volonté que l’appel de Fabien Roussel à faire la révolution doit résonner de plus en plus dans notre société. Les communistes et leur candidat ont bien conscience qu’une élection, aussi présidentielle soit-elle, n’est pas l’alpha et l’oméga d’une démocratie et ne peut être le seul facteur d’un changement de société radical. L’émergence d’une nouvelle majorité populaire ne peut apparaître avec la seule dynamique électorale. Elle doit venir du mouvement social, car il est le seul, lorsqu’il déborde dans nos villes, dans nos quartiers, dans nos rues, lorsqu’il occupe les entreprises, usines, les services publics et tous les secteurs de l’économie, à être capable de reprendre la main sur l’agenda politique et médiatique pour inverser le rapport de force.

C’est dans ce contexte que les militants du Parti communiste français et son candidat, Fabien Roussel, participent à l’ensemble des mobilisations et des luttes dans notre pays, aux côtés de ces femmes et hommes qui créent la richesse et prennent conscience de leur force collective en se mettant en action.

En plus d’apporter notre soutien au mouvement social, nous faisons des propositions pour répondre aux attentes de la population. C’est avec l’ambition de mettre dans les mains des solutions au dérèglement climatique et à l’injustice sociale que Fabien Roussel fait du plan climat du PCF, « Empreinte 2050 », une proposition forte de sa campagne.

Le succès des mobilisations du 26 septembre démontre l’aspiration à agir pour transformer durablement notre société. Face à l’urgence climatique, la question n’est pas simplement de savoir comment réduire notre impact négatif sur la nature, mais de construire une véritable transition écologique et d’en faire un levier de progrès social, pour permettre la réindustrialisation de notre pays, le développement des services publics et la lutte contre les inégalités. Le PCF porte ce projet, et son plan climat répond aux aspirations légitimes de la population.µ

Nino Schillaci


Article publié dans CommunisteS, numéro 1102 du 30 septembre 2026