La conférence internationale des partis communistes et ouvriers envoie un message de solidarité à Cuba

Publié le 16 septembre 2026

« Défendre et honorer l’héritage de la Révolution cubaine à l’occasion du centenaire de la naissance de Fidel ; la paix et contre l’agression impérialiste » a constitué le thème qui a réuni 48 partis communistes et ouvriers (dont un grand nombre de partis communistes du continent européen et la quasi-totalité des pays du continent américain ainsi qu’asiatique) les 7 et 8 août dans le cadre de la 24e rencontre des partis communistes et ouvriers organisée par le Parti communiste de Cuba à La Havane à la veille du vaste colloque de trois jours consacrés au centenaire de Fidel Castro.

Le Président Miguel Diaz Canel, Premier secrétaire du Parti communiste de Cuba, ainsi que plusieurs membres du Bureau politique du Parti, dont Roberto Morales Ojoda, membre du Bureau politique et secrétaire à l’Organisation du Parti communiste de Cuba, Bruno Rodríguez Parral, membre du Bureau politique et ministre des Affaires étrangères, ainsi que le ministre du Commerce et secrétaire général de la Confédération des travailleurs cubains (CTC) ont participé à l’inauguration, aux travaux, ainsi qu’à la clôture.

Le monde traverse actuellement l’une de ses périodes les plus incertaines et les plus dangereuses, au milieu d’une « tempête monstrueuse » provoquée par la crise du capitalisme due à ses contradictions internes. L’intense concentration des richesses, les inégalités, la dégradation de l’environnement et les guerres menées pour le contrôle des marchés, des ressources et des zones d’influence figurent parmi les principaux éléments de cette crise.

Pour Fidel Castro : « La révolution c’est lutter pour nos rêves de justice pour Cuba et le monde qui est à la base de notre patriotisme, notre socialisme et de notre internationalisme. »

C’est pour éradiquer ces rêves qui animent des millions d’êtres humains, rêves de socialisme, de communisme que la guerre est menée contre le peuple cubain.

Cette guerre vise non seulement la souveraineté d’un État et celle d’un peuple d’exercer son libre choix, mais aussi et surtout l’aspiration à l’émancipation humaine. Cuba pose à tous les peuples la question de la société et du monde dans lesquels nous voulons vivre ? Celui de la justice et de la dignité que défendent les Cubains ou celui de la loi de la jungle et du plus fort que portent ses agresseurs ?

La déclaration finale1 des partis souligne donc la poursuite des actions de défense et de soutien du peuple cubain, du Parti communiste de Cuba et de la Révolution face à l’agression impérialiste, l’intensification et la coordination des campagnes de dénonciation des mesures imposées par le gouvernement des États-Unis. Le renforcement de la coopération et l’unité entre les partis communistes et ouvriers contre l’impérialisme et le capitalisme, pour la défense et l’affirmation de la souveraineté et des droits pour parvenir à la paix et au socialisme. La poursuite du développement de la solidarité avec les luttes des peuples du monde entier qui défendent leur souveraineté et leurs droits contre l’agression et l’ingérence impérialistes, comme la lutte du peuple palestinien pour ses droits nationaux et des autres peuples du Moyen-Orient, d’Amérique latine, des Caraïbes et d’Afrique. La promotion du mouvement de solidarité avec les peuples contre l’agression impérialiste, les luttes de la classe ouvrière et des peuples du monde entier, honorer l’histoire du mouvement communiste et des luttes de classes et analyser les conclusions de la trajectoire de l’IMCWP en vue du 30e anniversaire de sa fondation en 2028.

La révolution cubaine a démontré que l’émancipation humaine est possible, même dans un pays pauvre sous le châtiment du blocus. Comme l’exprime Eduardo Galino : « Une révolution construite dans le châtiment ne fait ce qu’elle veut, mais ce qu’elle peut. » 

Leila Moussavian-Huppe, membre du CN et du secrétariat international

Article publié dans CommunisteS, numéro 1100 du 16 septembre 2026