Publié le 24 juillet 2026
Que le FMI s’occupe de ses prévisions : ce sont les Françaises et les Français qui doivent décider du budget et de l’avenir de la France !
Les communistes refusent que notre pays soit placé sous la tutelle de ceux qui veulent lui imposer, depuis le FMI à Washington, une nouvelle purge contre les retraites, l’assurance-chômage, la santé ou les services publics comme l'institution le réclame dans son rapport annuel sur l'économie française. D'ores et déjà, le gouvernement veut imposer un décret pour doubler le plafond cumulé des franchises médicales et participations forfaitaires laissées à la charge des patients. Nous ne laisserons pas faire !
Le remède proposé par le FMI aggravera la maladie. Tailler 0,8 point de PIB par an dans les dépenses publiques, alors que la croissance est déjà faible, c’est réduire la consommation, casser l’investissement, détruire des emplois et donc affaiblir encore les recettes de l’État. L’austérité nourrit l’austérité.
La vraie question est celle que personne ne veut poser : où va l’argent ?
Nous proposons de mieux utiliser l’argent public pour le mettre au service de la reindustrialisation et de la production de richesses utiles au pays. La France consacre chaque année 211 milliards d’euros d’argent public aux aides aux entreprises, trop souvent sans conditions sur l’emploi, les salaires, l'égalité professionnelle femmes-hommes, l’environnement. Et pendant ce temps, les intérêts de la dette versés aux marchés financiers pourraient dépasser 74 milliards d’euros dès 2027. Voilà le coût du capital auquel il faut s’attaquer avant de prendre un euro aux retraités, aux malades ou aux chômeurs !
Nous proposons une autre stratégie : arrêter les aides aux grandes entreprises qui licencient, délocalisent ou gavent leurs actionnaires ; conditionner chaque euro d’argent public à des objectifs d’emploi, de salaires et d’investissement ; mettre à contribution les revenus financiers des entreprises, des banques et des assurances ; rétablir un ISF ; taxer davantage le capital financier et lutter réellement contre la fraude et l’évasion fiscales.
Un seul exemple : une cotisation sur les revenus financiers peut rapporter 62 milliards d’euros.
Et surtout, nous devons nous libérer de la dépendance aux marchés financiers. La BCE et un pôle public bancaire doivent permettre de financer à bas coût les investissements utiles pour l'industrie et les services publics, pour la transition écologique à l'heure de canicules à répétition, plutôt que d’alimenter la rente financière.
La France n’a pas besoin d’un syndic de faillite. Elle a besoin d’une politique de croissance, d’emploi, de salaires, de réindustrialisation et de justice fiscale.
Nous refusons que le peuple français soit sacrifié pour rassurer les marchés.
Paris, le 24 juillet 2026
Parti communiste français.