Le plein de colère

Publié le 16 septembre 2026

Première semaine particulièrement chargée - et réussie - pour le candidat communiste. Elle a débuté avec l’annonce de sa candidature au 20 h de TF1, une annonce très largement reprise dans les médias. « Le communiste Fabien Roussel officialise sa candidature pour défendre un projet de rupture », titrait par exemple France Info. La première initiative de campagne, mardi, s’est tenue sur le marché d’intérêt national de Rungis, où Fabien Roussel mettait l‘accent sur le triptyque « travail, salaire, emploi ».

Mercredi, lors de la matinale de la 2, il dénonçait les atteintes au pouvoir d’achat et appelait les Français « à occuper les ronds-points, à se mobiliser devant les sous-préfectures, devant Matignon, l’Élysée, devant le siège de Total ». « Il faut que ça agisse vite et fort », répétait-il vendredi après-midi lors d’un débat à la Fête de l’Humanité (où il faisait face au patron du Medef).

Mais le point d’orgue de cette première semaine a été sa prise de parole, depuis la scène centrale de la Fête de l’Humanité, entouré de la direction du PCF, devant un public compact. Une intervention « sans jamais faire feu sur le candidat insoumis », dixit Le Parisien dimanche.

Et le même journal poursuivait : « En colère face à la hausse des prix de l’essence, Fabien Roussel en appelle à des mobilisations populaires sur les ronds-points ou devant les préfectures à l’image du mouvement des gilets jaunes. (…) Nationalisations, « actions coup de poing », lutte contre l’exil fiscal : « Roussel promet une campagne « rouge qui tache » à la conquête des voix volatiles susceptibles d’élargir le socle électoral de la gauche. »

Notant le climat polémique qui régnait au même moment au stand de la FI, non loin de là, le quotidien ajoute : « Fabien Roussel préfère, lui, dézinguer le patron de Total, Patrick Pouyanné, qu’il accuse carrément de collaboration avec l’ennemi et de s’enrichir sur la guerre. Je le prends quand il veut en débat ! »

Cette intervention a été abondamment commentée.

« Depuis la grande scène Angela Davis de la Fête de l’Humanité et devant des dizaines de milliers de personnes, note ainsi le journal l’Humanité, Fabien Roussel, candidat du PCF à l’élection présidentielle de 2027, a défendu l’union du peuple face aux actionnaires et aux élites qui ont failli. Il invite à la mobilisation rapide sur la question du pouvoir d’achat. »« Fabien Roussel appelle les Français à passer à l’action maintenant », estime pour sa part Le Monde.fr.

« Ce fut pour Fabien Roussel l’occasion de dérouler son projet résolument communiste pour cette campagne », remarque Le Dauphiné libéré. Le site Orange actualités reprend une formule du dirigeant communiste : « La fin est proche pour ceux qui nous font les poches ». Quant au Figaro, il cite cette expression du candidat PCF : « Je vous propose de faire la révolution maintenant dans la rue avant les urnes. »

La matinale de dimanche, sur France Info, évoquait le mot du candidat, « nous ne nous laisserons pas tondre comme des moutons » ; et le journaliste Antoine Comte notait : « Il faut reconnaître un certain talent à Fabien Roussel pour imposer ses marqueurs dans le débat public. »

 

Article publié dans CommunisteS, numéro 1100 du 16 septembre 2026