Canicules meurtrières, incendies dévastateurs, sécheresses, récoltes frappées, biodiversité détruite : l’été que nous venons de vivre, marqué par un mois de juillet le plus chaud de l'histoire de notre pays, confirme brutalement l’accélération du dérèglement climatique.
Ses premières victimes sont celles et ceux qui disposent de moins de moyens pour se protéger : habitantes et habitants des quartiers populaires, personnes âgées ou en situation de handicap, familles vivant dans des logements mal isolés, travailleurs exposés aux fortes chaleurs, agriculteurs, personnes sans domicile. Les suppressions de moyens dans les services publics, la sécurité civile, la santé ou la protection des forêts aggravent encore les conséquences de cette crise.
L'aggravation du dérèglement climatique n’est pas une fatalité. Elle est le résultat d’un mode de production capitaliste qui soumet les choix industriels, énergétiques et agricoles à la rentabilité financière et laisse aux multinationales et aux marchés le pouvoir de décider de notre avenir.
Après la Journée internationale de la paix du 21 septembre, les marches du 26 septembre doivent également participer de la mobilisation pour une politique de paix.
Nous refusons que l’action climatique, les services publics et la solidarité internationale deviennent les variables d’ajustement d’une économie de guerre. Au moment où les moyens consacrés aux services publics, à l’adaptation climatique et aux collectivités sont réduits, l’actualisation de la loi de programmation militaire a ajouté 36 milliards d’euros aux dépenses militaires prévues d’ici à 2030. Ce choix traduit une priorité donnée à la course aux armements et à la préparation de nouvelles guerres.
Le Parti communiste français appelle ses organisations, ses élus, ses militantes et militants, et l’ensemble de nos concitoyennes et concitoyens à participer massivement aux marches organisées partout en France le samedi 26 septembre pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale.
Nous partageons l’exigence d’un plan d’urgence, d’adaptation et d’atténuation. Avec son plan Empreinte 2050, le PCF propose une autre utilisation de l’argent et des capacités du pays : atteindre la neutralité carbone, réduire l’empreinte liée à nos importations et améliorer la vie du plus grand nombre.
Le PCF propose :
- un plan national d’adaptation, avec des moyens nouveaux pour les collectivités, la sécurité civile, les hôpitaux, les écoles, les EHPAD, l’Office national des forêts, la recherche et les services publics de l’eau ;
- un grand service public de la rénovation énergétique, permettant la rénovation globale des logements avec un reste à charge nul pour les ménages modestes, ainsi que l’adaptation des bâtiments publics, des lieux de travail et des villes aux fortes chaleurs ;
- un pôle public des transports et du fret autour d’une SNCF réunifiée, le développement massif du ferroviaire et des transports collectifs, ainsi qu’une filière française de véhicules électriques légers et accessibles ;
- un service public unifié de l’énergie reposant sur la maîtrise publique et sociale d’EDF, d’Engie et de TotalEnergies, afin de sortir des énergies fossiles et d’augmenter fortement la production d’électricité décarbonée grâce au développement conjoint du nucléaire et des énergies renouvelables ;
- une nouvelle industrialisation répondant aux besoins humains et écologiques, accompagnée d’une sécurité d’emploi et de formation garantissant un emploi et une formation aux salarié·s au cours des transformations nécessaires ;
- de nouveaux pouvoirs pour les salarié·es et les citoyen·nes sur les choix de production et l'utilisation de l'argent, s'appuyant sur un pôle public bancaire orientant le crédit vers les services publics, l’emploi, la recherche et la transformation écologique ;
- une initiative internationale de la France pour la paix, le désarmement et la coopération climatique, avec des financements nouveaux et des transferts de technologies en faveur des pays les plus exposés au dérèglement climatique.
Les profits des groupes fossiles et de l’industrie de l’armement doivent être taxés, les aides publiques soumises à des critères sociaux et écologiques et les grandes fortunes mises à contribution. Mais il faut aller plus loin : reprendre le pouvoir sur les banques, l’énergie et les grands choix industriels pour en finir avec les exigences de rentabilité du capital et planifier une politique à la hauteur des défis du XXIe siècle.
L’écologie peut devenir une nouvelle conquête sociale : mieux se loger, mieux se déplacer, mieux se nourrir, travailler mieux et vivre en bonne santé dans un monde en paix. Elle sera populaire, démocratique et porteuse de progrès, ou elle échouera.
Le 26 septembre, marchons partout en France pour la justice climatique et sociale, pour la paix et pour reprendre collectivement le pouvoir sur notre avenir.
Paris, le 2 septembre 2026.
Parti communiste français.