Les députés ont rejeté la fin des exonérations de cotisations pour les apprentis prévue dans le PLFSS 2025. Une décision qui évite la baisse des salaires nets, mais prolonge un modèle de formation largement subventionné par l’argent public.
Aveu d’échec du gouvernement
Le modèle de l’apprentissage s’est développé depuis 2018 grâce à des subventions massives versées aux entreprises, sous la forme d’exonérations de cotisations sociales. Autrement dit, les salaires des apprentis sont financés par de l’argent public afin d’offrir au patronat une main-d’œuvre à faible coût.
Dans un contexte d’économies budgétaires, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2025 prévoyait la suppression de ces exonérations, sans compenser les fortes baisses de salaires nets qu’auraient subies les apprentis.
« Un modèle pensé pour le patronat et perfusé à l’argent public », a dénoncé dans l’Hémicycle Édouard Bénard, député communiste.
Le Mouvement jeunes communistes de France (MJCF) a également critiqué ce choix, y voyant un manque d’ambition du gouvernement en matière de formation professionnelle.
Rejet quasi unanime des députés
Le maintien du dispositif d’exonération évite une baisse du pouvoir d’achat des apprentis, mais perpétue un système d’apprentissage reposant sur la dépense publique.
Mais le voyage n’est pas fini. Le texte doit encore faire un aller-retour avec le Sénat avant une éventuelle adoption définitive à l’Assemblée nationale.
Tom Landry
rédacteur en chef de l’Avant-Garde
Article publié dans CommunisteS, numéro 1062 du 13 novembre 2025.