Fibre Excellence : l’État doit empêcher la liquidation de Tarascon et sauver les deux usines !

Publié le 27 juillet 2026

Le rejet ce lundi 27 juillet par le tribunal de commerce de Toulouse de l’offre de reprise globale de Fibre Excellence constitue une alerte industrielle majeure pour notre pays.

L’offre portée par Combat Holding prévoyait de maintenir les 670 emplois et l'activité des deux sites de Saint-Gaudens et Tarascon. Elle a été déclarée irrecevable parce que les conditions suspensives nécessaires à sa mise en œuvre n’ont pas été levées. Elles concernaient notamment le prix de l’énergie, l’approvisionnement en bois par l’ONF et les quotas carbone. 

Cette situation n'était pas inéluctable.

Depuis des semaines, les salariés et leurs organisations syndicales se mobilisent de manière exemplaire et alertent. Les collectivités territoriales se sont engagées. Un projet de reprise a été construit. Le cabinet Secafi, mandaté par les représentants des salariés, l’avait considéré comme crédible. Dès le 10 juin à l’Assemblée nationale, le député communiste Édouard Bénard avait solennellement averti le gouvernement : sans levée des conditions relevant de la puissance publique, aucune reprise ne pourrait aboutir. 

Aujourd’hui, ce risque est devenu réalité.

À Saint-Gaudens, l’apparition à la dernière minute d’un nouvel industriel doit maintenant être mis à profit pour garantir durablement l’avenir du site et de tous ses salariés. Mais à Tarascon, où près de 270 emplois sont directement menacés, la liquidation a été requise. Le PCF refuse qu'une usine et ses salariés soient sacrifiés pour en sauver une autre. 

La France ne peut pas prétendre reconquérir sa souveraineté industrielle et laisser disparaître ses deux dernières grandes usines de pâte à papier marchande. Derrière Fibre Excellence, c’est toute une chaîne qui est menacée : travailleurs du bois et de la forêt, transporteurs, sous-traitants, papetiers et projet de renaissance de Chapelle-Darblay. Plus de 10 000 emplois sont concernés. 

Le Parti communiste français demande au gouvernement d'agir immédiatement avec l’ensemble des parties prenantes – salariés et syndicats, administrateurs judiciaires, régions, investisseurs et acteurs industriels – avec un objectif : maintenir les deux sites et tous les emplois.

Aucune liquidation ni aucun démantèlement de l'outil industriel de Tarascon ne doivent intervenir. Le gouvernement doit agir ! L'État doit mobiliser tous les moyens financiers et industriels dont il dispose. Si aucune solution privée immédiate ne permet de sauvegarder Tarascon, une prise de participation publique, pouvant aller jusqu'à une maîtrise publique du site, doit être mise sur la table afin de préserver les emplois, les compétences et les machines et de construire une solution industrielle.

Il faut également sécuriser durablement l’avenir de la filière, notamment par un prix de l’énergie compatible avec la production industrielle française.

La souveraineté industrielle n'est pas un slogan. Elle impose de sauver les usines quand elles sont menacées.

Le PCF apporte son soutien total aux salariés de Tarascon et de Saint-Gaudens, qui occupent leurs usines pour défendre leur travail et leur outil de production.

Pas une usine ne doit fermer. Pas un emploi ne doit disparaître. Fibre Excellence doit vivre.

Paris, le 27 juillet 2026

Parti communiste français