Bonjour Toulouse, salut les Toulousaines et les Toulousains. Salut mes camarades d'Occitanie.
Ça fait plaisir d'être là avec vous aujourd'hui.
Merci Cristina du Parti communiste espagnol qui menent de beaux combats de l'autre côté des Pyrénées.
Merci aussi à toi Sébastien pour ce combat qui nous montre que toute lutte ça paye et qu’elle compte pour sauver nos emplois.
Félicitations à toi Bastien qui reprend le flambeau, Secrétaire général de la JC, le deuxième qui vient d'Occitanie. Je pense à Assan. Félicitations et bon courage pour la suite des combats que tu vas mené.
Ici à Toulouse, on sait ce que c'est la résistance, le combat contre le fascisme, ce qu'il en a coûté au peuple espagnol comme au peuple de France quand ensemble nous avons résisté, au franquisme et au nazisme.
Et nos fêtes fédérales, celles que les communistes tiennent partout en France, elles sont toujours dédiées à la paix et au peuple qui ne se résigne pas, comme vous le faites aujourd'hui.
Le peuple qui croit dans les vertus du combat de classe, le peuple qui n'a qu'une seule boussole l'être humain. Le peuple qui n'a qu'une seule passion l'égalité. Le peuple qui n'aspire qu'à une chose la paix, l'égalité et la dignité humaine. Voilà ce que sont les combats du Parti communiste français.
Et ne nous demandez pas de choisir entre les trois. Nous les aimons d'une même force, d'un même élan, d'une même passion. C'est quand le peuple, le monde du travail, qui allie combat pour la République et contre le fascisme, pour la paix et le progrès social, qui remporte ses victoires les plus importantes pour le monde du travail et exerce de la plus belle des façons son droit fondamental au bonheur, son droit fondamental à la vie, à la belle vie.
Et c'est ce droit là qui est de nouveau menacé dans notre pays. J'alerte depuis des semaines sur la dureté de la crise et le risque de récession qui s'installe dans notre pays, qui asphyxie petit à petit les territoires et les entreprises et prend à la gorge des millions de nos concitoyens et concitoyennes. Nous avons subi 20 % d'inflation en cinq ans et des salaires qui stagnent et donc des revenus qui baissent car seul le SMIC augmente avec l'inflation, mais pas les salaires qui sont au dessus.
Ce qui fait qu'aujourd'hui, de plus en plus de salariés se retrouvent avec des salaires au niveau du SMIC, voire même parfois en dessous du SMIC. Près de 10 millions de nos concitoyens vivent dans l'Hexagone, sous le seuil de pauvreté, y compris des travailleurs et des retraités. 15 % de la population de la métropole, 40 à 50 % dans les territoires d'outre-mer, que je salue.
Oui, la guerre en Ukraine a frappé durement notre économie. Elle a frappé durement notre porte monnaie. Les prix de l'énergie, à cause de cette guerre ont augmenté, comme ceux de l'alimentation. Et à cela aujourd'hui , vient s'ajouter de nouvelles hausses, avec les conséquences de la guerre au Moyen-Orient : hausse des prix du carburant. Tout le monde le sait, tout le monde le subit.
Tout le monde en entend parler tous les jours. Mais c'est aussi la hausse des prix du gaz 18 % en l'espace de trois mois, la hausse des prix de l'alimentation, des fruits, des légumes, des produits chimiques, du plastique, des produits pour le bâtiment, l'agriculture avec l'engrais. Au point que des instances internationales craignent une famine en Afrique.
J'ai rencontré il y a trois jours à Clermont-Ferrand, un producteur d'aliments pour bétail avec 48 salariés.
Il paye lui, à cause de la hausse des prix du carburant, 2 000 € de plus par jour pour ses camions qui transportent les céréales. Et il ne reçoit aucune aide de l'État dans les dispositifs qui viennent d'être annoncés. Et bien sûr, il me dit froidement que ces tarifs, il les répercute sur les agriculteurs.
À Paris, ce sont les fruits et légumes qui, avant arrivaient à Rungis depuis Perpignan par le fret ferroviaire.
Et bien maintenant, ces fruits et légumes du Sud, ils viennent par camion entiers, entrainant une hausse de plus de 10 % à cause des prix du carburant, mais aussi à cause des décisions politiques qui ont fait que l'État a abandonné la ligne de fret. Perpignan Rungis. C’est un combat que nous nous avons mené pour sauver cette ligne.
Quelle est la réponse de l'Etat face à cette crise ? Des petits chèques, des petits sous au compte goutte ? Alors, je le dis au Premier ministre Sébastien Lecornu tout cela n'est pas à la hauteur et nous ne sommes pas des mendiants, nous sommes des travailleurs, nous sommes des retraités, des étudiants, des mères et des pères de famille.
Et nous demandons tout simplement le droit de vivre et de vivre dans la dignité.
Et je lui demande tout simplement de ne pas nous faire payer le prix de ces guerres qui ne sont pas les nôtres. Nous voulons juste vivre, aimer, espérer, créer, travailler au pays. Et c'est pourquoi nous demandons immédiatement, une hausse de 5 % de tous les salaires et des pensions, un blocage des prix du carburant et une baisse des prix de l'électricité.
Tout de suite, voilà ce qui nous fera du bien et qui mettra du beurre dans les épinards pour tout le monde.
Oui, une baisse des prix de l'électricité ; parce qu'aujourd'hui, de l'électricité on en produit tellement qu’EDF ne sait plus quoi en faire de son électricité. Nous demandons qu’EDF vende l'électricité à son prix de production et qu'ils arrêtent de spéculer sur l'électricité et sur le prix du gaz. Nous voulons une baisse de 30% des tarifs d'électricité et du gaz et tout de suite.
Et c'est possible grâce à nos énergéticiens.
Si ces prix de l'électricité et du gaz augmentent, ce n'est pas à cause de la guerre au Moyen-Orient, c'est à cause de la spéculation, c'est à cause du marché spéculatif européen. Ce qui nous tue c'est la spéculation et c'est pour cela que nous demandons, nous, au Parti communiste français, de reprendre la main sur ces entreprises énergétiques nationales qui produisent tant de richesses.
EDF, GDF, Total doivent redevenir des entreprises publiques nationales au service de l'État, au service du peuple, au service de l'économie, au service de la paix aussi.
Et je dis tout simplement c'est ça le socialisme aux couleurs de la France, c'est se réapproprier l'outil de travail, pour le mettre au service du peuple, pour le peuple ; pour le mettre au service du progrès social et de la paix. Aujourd'hui, ces entreprises, EDF et GDF, sont soumises aux lois du marché.
Quant à Total, c'est une véritable gabegie, une orgie de dividendes qui coule sur les actionnaires. Ils doivent sniffer les dividendes comme les drogués sniffent la coke. Ils doivent être en manque à chaque fois ; dès que ça tombe pas. Avec des marges à deux chiffres, le groupe Total gagne des sous à l'étranger sur le dos des peuples et des guerres.
Il faut nationaliser Total, pour le respect des peuples, du monde et pour la paix dans le monde. Total a amassé 5,8 milliards d'euros de bénéfices en trois mois. Ce qui veut dire qu'à chaque fois que nous, nous allons faire le plein, on se fait braquer par Pouyanné qui perçoit, lui, un salaire de 10 millions d'euros par an.
Voilà ce que gagne le patron de Total. Alors, je vais vous rappeler une petite formule que j'avais sortie en 2022 lors de élection présidentielle. J'avais dit que “la station essence, c'était le seul endroit ou celui qui tient le pistolet est aussi celui qui se fait braquer”. C'est toujours vrai. Comme nous sommes 2026, nouvelle présidentielle. j'ai trouvé une autre image pour illustrer ce braquage: “avec Monsieur Pouyanné, les pompes à essence se sont transformées en bandits manchots.” Et au casino, c'est toujours le casino qui gagne ; c'est jamais nous. C'est pour ça qu'il faut le nationaliser Total. Que Pouyanné rende l'argent !
Et c'est d'ailleurs pour cela que nous avons organisé hier devant l’assemblée générale des actionnaires du groupe à la Défense, une manifestation pour en faire une bataille populaire, politique. Parce que nous ne pouvons pas laisser une entreprise aussi stratégique entre les mains de spéculateurs et de profiteurs de guerre. Il faut que nous retrouvions la maîtrise publique de notre politique énergétique dans notre pays, avec la nationalisation de Total.
Notre objectif, c'est d'avoir, comme dans beaucoup d'autres pays, la Norvège, le Brésil, la Chine, les pays du Golfe, un instrument de souveraineté pour l'économie nationale.
Et d'ailleurs, ce n'est pas le seul. Il n'y a pas que Total et l'essence, il y a aussi l'électricité. Il y a l'énergie nucléaire qui doit être développée largement si nous voulons demain engager concrètement l'électrification du pays, baisser le coût des factures d'énergie et réduire notre dépendance aux hydrocarbures.
L'énergie, vous le voyez, elle sera au cœur de la bataille pour la relance de l'économie et pour mener à bien la transition écologique, comme nous le proposons à travers notre plan climat.
Gagner la bataille de l'énergie, c'est central. Gagner la bataille de l'énergie, c'est gagner du pouvoir d'achat pour tout le monde. C'est baisser les factures pour réchauffer nos maisons l'hiver, les refroidir l'été, comme nous le vivons en ce moment, c'est baisser le coût des charges pour les locataires dans les immeubles, c'est baisser les prix des TGV des TER et mettre en place la gratuité des transports publics dans les métropoles, comme nous le demandons partout, c'est aussi aider nos entreprises, nos industries, le commerce local, nos artisans
La bataille de l'énergie, elle est essentielle pour retrouver la souveraineté de nos entreprises et reconstruire notre économie. Bref, vous l'avez compris, ce que nous voulons, c'est mettre la politique énergétique du pays à son service et pas au service d'une poignée d'actionnaires. Ce que nous voulons, c'est mettre la politique énergétique de notre pays au service de la justice sociale et climatique, et pas au service du pillage de la planète et du racket des peuples.
Ce que nous voulons, c'est reprendre la main sur ces outils, c'est reprendre la main sur notre économie, sur nos choix, sur notre outil de travail, c’est reprendre la main, pour protéger l'industrie, pour développer les services publics. Il n'y a pas mille façons de le faire. Il faut conquérir les pouvoirs et tous les pouvoirs. Mais avant de parler de cela, avant de parler des élections, nous devons aussi retrouver confiance en nous, en notre force commune, en notre capacité à réagir, à créer, à apporter des réponses à la crise.
L'être humain est capable de tout. L'être humain est capable d'envoyer des femmes et des hommes dans l'espace, de décrypter les plus grands mystères de l'univers, de réaliser toutes sortes de prouesses médicales, scientifiques, techniques, sportives ou artistiques ; capables de nous donner les plus grands frissons, les plus belles émotions à travers les prouesses sportives et les créations artistiques les plus incroyables.
L'être humain peut être à l'origine du pire, mais il est surtout à l'origine des plus belles choses de la vie, des plus grands projets, des plus grands progrès. Alors ne l'oublions jamais, pour ne pas désespérer le peuple dans sa force de création, dans son pouvoir d'émancipation, de révolution, de progrès humain.
Regardez autour de vous, regardez vous. Il y a là parmi vous des ingénieurs de l'aéronautique, des cheminots qui nous transportent, des ouvriers de la chimie et des salariés agricoles qui nous nourrissent, des enseignants qui nous instruisent, des soignants, des postiers, des ouvriers, des artisans qui fabriquent tout ce qui nous entoure et des artistes qui nous élèvent, il y a les retraités aussi, qui méritent tellement d'être mieux traités aujourd'hui.
C'est tous ensemble que nous faisons société. Alors reprenons confiance en nous même, en notre capacité, en notre force. Donnons confiance à la jeunesse qui rêve d'émancipation, qui rêve de liberté et de l'égalité. C'est aussi pour eux que nous devons nous battre tous ensemble et avoir confiance dans notre force quand nous sommes unis.
La société vivante, créatrice, productrice, c'est nous. Ne nous laissons pas déposséder de cela. Continuons de nous battre pour défendre notre industrie, protéger nos services publics, continuons de nous battre partout pour nos emplois, pour nos salaires, pour nos retraites, pour exercer nos droits, tous nos droits. Et parmi eux, le plus important de tous le droit au bonheur.
Alors oui, les échéances électorales, elles vont prendre de plus en plus de place dans le débat public.
Et vous attendez que j'en parle ? Eh bien, je n'en parlerai pas maintenant parce que pour moi, ce n'est pas ce qui compte le plus. C'est ce que nous vivons aujourd'hui, c'est les luttes que nous devons mener aujourd'hui par rapport à ce que nous vivons. Bien sûr, ces échéances, elles sont importantes, mais justement, elles ne doivent pas nous détourner des luttes concrètes, urgentes qui se mènent aujourd'hui comme chez vous.
C'est pour cela que nous avons appelé à de larges mobilisations partout en France, devant les préfectures, devant les entreprises menacées. Et ici à Toulouse, vous avez décidé de vous rassembler le vendredi 5 juin prochain à midi devant la préfecture. Mais allez-y, soyons nombreux, qu'ils tremblent un petit peu de nous voir arriver, demander la hausse des salaires, des retraites, la baisse des factures.
Avant de parler des élections, nous avons besoin de mettre au cœur des débats les enjeux concrets du travail, de l'énergie, de l'industrie, des services publics et des grands investissements d'avenir. Nous avons besoin de faire monter dans tout le pays nos exigences de paix et de justice sociale, de construire le rapport de force sur ce terrain nous permettant de pouvoir l'imposer par la lutte.
Nous avons besoin de construire à la base, nous avons besoin de construire l'unité et la mobilisation du monde du travail. Nous avons besoin de reconstruire une conscience de classe solide. Car la lutte des classes, elle, elle existe toujours et ce sont les riches qui la mène. Forts de leur unité, de leur relais au gouvernement, forts de la maîtrise des médias, de la maîtrise de l'appareil productif.
Ils nous tiennent par le porte-monnaie, alimentent nos cerveaux et ils nous divisent. Prenons conscience de tout cela, mais prenons surtout conscience de notre nombre, de notre force pour réagir. C'est pour ça que je vous appelle à être offensifs, pour mener cette lutte des classes ; classe contre classe. Ne lâchons rien, soyons unis, battons-nous pour les hausses de salaires, pour bloquer les prix.
Chaque lutte est importante, quel que soit le résultat. Chacun d'entre vous, chaque homme, chaque femme qui fait le choix de se syndiquer, d'adhérer au Parti communiste français par exemple. Quand bien même ils sont deux ou trois à se réunir dans une entreprise pour mener une action, pour défendre des conditions de travail, pour aller négocier avec le patron, même s'ils sont peu nombreux au début, c'est le début de quelque chose, c'est un acte de résistance, c'est un acte de combat important pour mener cette bataille idéologique,
En menant ces combats, en rassemblant, en créant le rapport de force, nous pouvons nous donner une chance de gagner face aux forces du capital. Et si nous perdons, au moins nous avons la dignité de notre côté, celle des hommes et des femmes qui luttent, qui ne se résignent pas, qui peuvent se regarder dans la glace le soir, parler à leurs enfants des combats menés pour conserver l'outil de travail et leur transmettre cette idée simple, juste de bon sens.
Ne jamais baisser les bras. Et le meilleur moyen de ne pas baisser les bras, c'est de lever le poing.
Je dis bravo aux salariés des Forges de Tarbes.
Bravo aux salariés de Fibre Excellence ou 670 emplois sont menacés. Peu de gens le savent, mais Fibre Excellence est le plus gros acheteur de bois en France. Et c'est la dernière usine de pâte à papier du pays. Et comme tu l'as dit tout à l'heure Sébastien, la pâte à papier qui est produite ici en France ne doit pas venir demain du Brésil ou de Chine au détriment du climat et de nos emplois. Grâce à la mobilisation des salariés de leur syndicat, mais aussi des élus locaux et de la région Occitanie ,un repreneur s'est présenté. Il faut maintenant que cette offre de reprise aille au bout, qu'elle soit consolidée et que l'État réponde présent. C'est un enjeu de souveraineté industrielle. C'est un enjeu d'emplois pour des milliers de familles. Fibre excellence doit vivre. Ne lâchons rien, nous sommes avec vous.
C'est ça mener la grande bataille de la production. Et ça commence par stopper le grand déménagement industriel de notre pays. À chaque fois qu'une entreprise délocalise, à chaque fois, ce sont des heures de travail qui partent à l'étranger. Et chaque outil de travail qui part à l'étranger, c'est du chômage en France. Au-delà du désastre que cela provoque chez les hommes et les femmes qui sont concernés, c'est un coût humain, mais un coût économique important pour notre pays aussi.
Le coût du chômage payé par France Travail (ex-Pôle emploi), les allocations chômage versées, c'est 45 milliards d'euros par an, le RSA versé tous les ans à cause de cette situation sociale, c'est 12 milliards d'euros par an. Voilà ce que coûte le chômage organisé par le Capital. Près de 60 milliards d'euros, sans compter les départs en retraite anticipée et toutes les formules d'accompagnement dans les PSE.
Nous voulons reconstruire une France qui produit des richesses plutôt qu'elle les délocalise, qui crée des emplois plutôt qu'elle en supprime, qui verse des salaires plutôt que des allocations, qui cotise à la sécurité sociale plutôt qu'aux assurances et qui propose la retraite à 60 ans plutôt que la repousser toujours plus. Vivre et travailler en France, c'est le combat que je vous propose de mener ensemble.
Et c'est un vrai projet de société que nous défendons qui met le travail, la production, la dignité humaine au cœur de tous ses choix. Redonner du sens au travail, reprendre la main sur notre appareil productif, c'est ça la lutte des classes. Et c'est un enjeu aussi de souveraineté énorme pour notre pays. Parce que si nous nous battons, pour mieux distribuer les richesses, pour taxer les grandes fortunes, et c'est bien que nous le fassions, pour empêcher qu'elles soient détournées par les actionnaires, encore faut-il produire des richesses, avoir des usines qui tournent encore, avoir des écoles pour former, des hôpitaux, pour soigner des routes, des ports et des rails pour faire commerce. La question de la production des richesses est essentielle, indispensable. C'est une grande bataille que nous avons à mener, celle de la production, pour pouvoir produire par nous-même, pour nous mêmes au service du pays, au service des biens communs, des salariés et des familles. Cette bataille de la production, elle est indispensable à mener pour empêcher les délocalisations, mais aussi pour relocaliser les emplois, développer des filières, ne plus être dépendants d'autres puissances, que ce soit dans les médicaments, dans la métallurgie, dans l'alimentation, dans la chimie, dans la papeterie, comme nous l'avons dit avant.
Et c'est à cause d'ailleurs de cette dépendance que nous avons, avec beaucoup de pays dans de trop nombreuses filières notamment sur des matières premières ; que les prix augmentent. Des pénuries parfois se font jour parce que notre pays ne maîtrise plus rien. Alors oui, il faut produire mieux, il faut produire plus et il faut se battre aussi pour nous réapproprier l'outil de travail, le maintenir en France et le développer en France.
Parce que nous voulons aussi redonner du sens au travail et nous sentir bien au travail. Produire en France avec le peuple et pour le peuple, c'est le combat que nous voulons mener.
Nous voulons produire en France ce que nous consommons ici, en France. Produire français, c'est toujours un projet d'avenir et c'est l'un des sujets que nous voulons mettre au cœur du débat de la prochaine élection présidentielle. Mais je ne vais pas encore en parler. Des décennies de délocalisation et de concurrence libre et non faussée nous ont privé en tout domaine de notre souveraineté, de notre propre capacité à faire nos choix, pour le présent comme pour l'avenir.
Aujourd'hui, on le paye cash. Tout le monde doit mesurer la gravité de la période dans laquelle nous entrons. L'impérialisme est à un stade beaucoup plus interventionniste, beaucoup plus guerrier, plus meurtrier que jamais. Et comme toujours, ce sont les peuples qui payent le prix fort, celui du sang. On pense bien sûr au peuple palestinien ou au peuple libanais qui meurent sous les bombes israéliennes.
Il y a pour le peuple palestinien des décennies d'occupation, de ségrégation, de négation de son droit à la liberté. De la Nakba de 1948, aux massacres et au génocide d'aujourd'hui. Les communistes français, avec Georges Marchais, ont tissé des liens d'amitié et de coopération avec le peuple palestinien à travers les multiples luttes menées avec eux. Il y a ces dizaines de maires communistes qui aujourd'hui créent des jumelages avec les villes palestiniennes occupées et cette campagne internationale que nous menons avec l'OLP pour la création d'un État palestinien aux côtés de l'Etat israélien.
Oui, nous avons toujours été au cœur de la lutte pour la liberté du peuple palestinien et nous ne lâcherons jamais ce combat, à l'image de nos camarades présents sur la dernière flottille vers Gaza. Maltraités, humiliés, battus par ces lâches d'extrême droite à la tête du gouvernement Netanyahou, Nous ne lâcherons jamais ce combat à l'image de la campagne que nous menons.
1 million d'oliviers à replanter en Palestine et je salue les camarades qui passent parmi vous. N'hésitez pas à donner ces 10 € pour planter les oliviers en Palestine. Vive le peuple palestinien, Vive l'OLP, Vive la paix pour ces deux peuples avec deux Etats vivant côte à côte et en paix.
De même, nous sommes révoltés par les dernières menaces de Trump sur l'île de Cuba, qui résiste depuis plus de 60 ans à l'impérialisme américain. Et là aussi, le Parti communiste français a décidé il y a quelques semaines de lancer une campagne contre ce blocus, une campagne politique avec d'autres partis de la gauche européenne, le Parti communiste espagnol en particulier, mais aussi une campagne pour délivrer l'aide humanitaire nécessaire.
Et dans tous les départements, nous récoltons du matériel, des médicaments que nous envoyons à Cuba. Chers camarades, chers camarades cubains, nous sommes depuis 60 ans à vos côtés et nous ne vous lâcherons pas. Vous pourrez compter plus que jamais sur nous. Aujourd'hui, je vous demande de saluer notre camarade cubain Ernesto Gonzalez de la Torre, représentant de l'ambassade de Cuba.
Solidarité avec Cuba, toujours.
Je pense, bien sûr aussi, à tous les peuples du Moyen-Orient ou d'Ukraine qui aujourd'hui sont sous les feux des bombes parce que le pétrole, l'énergie, l'accès aux ressources justifient les crimes les plus abominables. Partout, les victimes civiles s'additionnent et se comptent en dizaines de milliers. La confrontation entre les puissances s'exacerbent comme jamais. Oui, le régime capitaliste américain est aujourd'hui en panne, malade, avec une inflation galopante.
Les financiers américains cherchent à reprendre la main sur l'économie mondiale, sur les ressources énergétiques, sur les matières premières, sur les grandes voies de circulation mondiale pour empêcher une autre puissance, la Chine, de les devancer économiquement, technologiquement, socialement. C'est ça l'impérialisme. C'est le capitalisme poussé à l'extrême. C'est quand une économie financiarisée s'asphyxie à cause de ses propres choix, et qu'elle doit se relancer par des guerres impérialistes dont les buts sont toujours liés au pouvoir, à la puissance.
Trump se moque éperdument de la démocratie, c'est lui même un autocrate, une sorte de dictateur qui signe décret sur décret en passant au dessus des parlementaires américains. Et il se permet tout. Kidnapper un président de la République et mener la guerre au Venezuela pour s'accaparer son pétrole. Menacer le Groenland pour s'accaparer les terres rares. S'attaquer à Cuba qui a du pétrole coincé en mer des Caraïbes.
C'est s'en prendre au Moyen-Orient, là aussi pour prendre la main sur le pétrole et couper les approvisionnements à la Chine. Il a fait de l'énergie encore son bras armé en Europe avec la guerre en Ukraine. Tout a été fait pour rendre les pays européens dépendants du GNL américain. qu’aujourd'hui nous achetons à prix d'or pour financer les guerres de Trump.
Je vous l'ai dit tout à l'heure, la guerre en Ukraine a déjà fait exploser les prix de l'électricité et du gaz, comme ceux de l'alimentation et des biens de consommation. Avec la guerre en Iran. Nous avons franchi une nouvelle étape qui provoque une crise extrêmement grave. Et même si le détroit d'Ormuz était réouvert demain, avec les destructions de sites gaziers et pétroliers qui ont été provoquées là bas , ça va demander plusieurs années pour les reconstruire.
Le retour à des conditions normales d'approvisionnement prendra du temps. Cela veut dire que la crise énergétique, si elle n'était pas prise au sérieux, comme nous appelons à le faire, pourrait avoir des conséquences durables sur notre économie. Et c'est bien pour cela qu'il faut mener ce combat pour la paix, pour la production, pour la reconquête de notre appareil productif, pour des investissements massifs dans nos services publics comme dans l'énergie.
Et c'est le combat que nous menons, celui des militants et des militantes du Parti communiste français. Partout dans la rue, dans les entreprises, dans les communes, mais aussi lors des élections. Et c'est avec cette volonté d'apporter des réponses sérieuses à cette crise que nous avons d'ailleurs mis en débat un pacte d'avenir pour la France. Ce pacte d'avenir et de confiance.
C'est la possibilité pour la France, pour un gouvernement, d'emprunter 500 milliards d'euros sur cinq ans, que nous proposons de mobiliser à travers le pôle public bancaire composé par la CDC et la BPI. D'autres pays le font, comme l'Allemagne d'ailleurs. C'est possible de mobiliser le pouvoir des banques pour pouvoir accompagner les investissements, relocaliser l'industrie, investir dans un plan climat, la transition écologique et relancer son économie.
Le gouvernement lui fait d'autres choix. Il propose de baisser les budgets de certains ministères et surtout, il propose d'investir dans le budget des armées et de la guerre. Il n'y a pas d'argent pour nous, pour les hôpitaux, pour les écoles. mais il y a 36 milliards d'euros pour le budget de la Défense.
A cela, nous disons non ! Pas d'argent pour les bombes ! De l'argent pour nos enfants, pour nos EHPAD, pour nos écoles, pour nos hôpitaux !
J'en viens maintenant aux élections. Un peu, oui.
Nous voulons être partie prenante du grand débat qui s'amorce avec les élections présidentielle et législatives à venir.
Vous voyez que les enjeux sont importants. La situation est grave et nous voulons convaincre le plus grand nombre de nos concitoyens, de nos concitoyennes, qu'il est urgent, incontournable, indispensable de sortir de cette économie ultra financiarisée, déshumanisée. C'est important pour nous aujourd'hui, c'est important pour nos enfants demain. C'est important pour la paix. C'est important pour le climat.
Alors, avec ces élections qui arrivent, pour l'élection présidentielle, disons ce que nous ne voulons plus. Nous ne voulons plus d'un Macron bis. L'ère Macron, c'est terminé. Nous voulons nous en délivrer une bonne fois pour toute. Enfin, l'heure de la délivrance arrive. Nous ne voulons ni d'un Macron bis, ni d'une extrême droite violente et dangereuse pour nos libertés, pour nos droits comme pour nos emplois.
Si nous ne voulons ni d'un Macron bis ni de l'extrême droite. Mais alors qui allez, vous me demandez ? Eh bien je vais vous répondre. Mais alors quoi ? Et oui, parce que vous voyez bien pourquoi je prends autant de temps à parler de propositions et de contenus. Nous voulons mettre en avant le projet, le programme, les solutions pour le pays d'abord, Ce sont les idées qui comptent.
Et je le redis ici que le Parti communiste français est prêt à construire ce programme, à partager ses idées et ses propositions, comme je viens de le faire, avec d'autres et avec toutes celles et ceux qui partagent une grande ambition pour le pays. À toutes celles et ceux qui veulent construire une candidature de résistance à l'extrême droite.
Une candidature pour aller parler aux hommes et aux femmes qui doutent, qui n'y croient plus. Et il y en a tellement autour de nous. Je pense à l'abstention qui grandit à chaque fois aux élections. Parlons aux abstentionnistes et parlons de l’abstention. Continuons de tendre la main à tous.
Nous continuerons de tendre la main à tout le monde, à dialoguer avec tout le monde, à travailler avec toutes les forces prêtes à s'engager sur un programme ambitieux, combatif, crédible, au service de la paix, de la République, des travailleuses et des travailleurs. Et nous poserons aussi la question de qui ? Et cette question, bien sûr, elle n'est pas anodine.
Je dirais même que dans une élection, ce n'est pas une course de chevaux. Et donc ce n'est pas seulement le cavalier et la monture qui comptent. Une élection, c'est d'abord deux tours, un premier et un second. Au premier tour, on doit pouvoir voter pour le programme et le candidat de son choix le plus proche de ses idées.
On choisit au premier tour de pouvoir voter pour celui que l'on veut voir gagner. Et au second tour, c'est là que l'on se rassemble au delà de nos programmes pour éliminer la force, le ou la candidate que nous ne voulons pas. Et c'est pourquoi il faut tenir compte de ces deux tours. Et puis, il ne faut pas non plus se fixer comme objectif seulement de franchir le premier tour, parce qu'il faut être aussi en capacité de pouvoir gagner le second tour.
Il faut être capable au second tour de rassembler, d'unir, de tendre la main à tout le monde, de respecter tout le monde, sans clivage, sans opposer, sans insulter. Et alors, pourquoi nous, communiste français, nous serions moins capables que d'autres à porter une candidature au premier tour et au second tour ? Pourquoi devrions nous seulement avoir à choisir entre d'autres candidats ?
Et d'ailleurs, pourquoi devrions nous avoir à choisir entre Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann ? Et je vous le dis, je ne me retrouve ni dans l'une ni dans l'autre de ces candidatures et ce qu'elles portent. Et c'est la raison pour laquelle je vous dis que nous avons, nous aussi, toute légitimité à porter, présenter une candidature de rassemblement au peuple et pour le peuple.
Et c'est d'ailleurs ce que je propose aux communistes français à l'occasion de leur congrès. Soyons rassembleurs, comme toujours. Soyons combatifs, soyons offensifs. Nous sommes un parti révolutionnaire, fier de l'être, qui a toujours combattu l'extrême droite et les forces du capital, qui s'est toujours rangé du côté de la justice sociale et du progrès social, qui a toujours fait le choix de l'union pour battre l'extrême droite.
Soyons encore une fois prêts à mener ce combat sans renoncer à l'union. D'ailleurs, nous avons toujours fait le choix de l'union ; toujours, parfois même à notre détriment. Et c'est pourquoi, quand je parle d'union, j'appelle à le faire sur des projets solides, ambitieux, et non pas avec des programmes ou des candidats qui ne correspondent pas aux idées que nous défendons.
Ça, on a déjà payé. Il y a longtemps, et même encore récemment, il y a eu trop de déceptions, parfois trop de trahisons, et notamment récemment avec des députés insoumis que nous avons fait élire et qui se sont présentés contre nous aux élections municipales. Et bien ça, je ne l'oublierai jamais.
Je souhaite que l'on parle du programme d'abord, tout en disant que nous souhaitons être respectés. Car l'union n'est porteuse de victoire que si elle repose sur des engagements, sur un pacte qui nous lie à la base et avec les forces du travail. l'union sans conviction, ça ne marche pas. L'union au sommet sans les luttes et la mobilisation des salariés, ça ne marche pas non plus.
Nous, nous voulons l'union à la base, ville par ville, construite avec vous, avec les militants locaux de toutes les forces politiques et syndicales, forgée dans les luttes communes pour nos emplois, pour notre industrie, pour nos services publics, pour la paix. Nous voulons la force du mouvement social de 36, mais aussi l'ambition portée par le programme des Jours heureux du CNR.
Nous voulons les deux. Voilà notre engagement : travailler à cette union et être prêts à présenter une candidature s'il le fallait.
Oui, nous devons être prêts aussi à présenter une candidature à l'élection présidentielle qui sera une candidature de combat, une candidature de résistance et d'espoir, porteuse d'un projet ambitieux mais comptant aussi sur les luttes, sur le mouvement social pour le faire gagner dans toute la société. Et je dis tout simplement, au moment où nous allons faire des choix à notre congrès, à toutes celles et ceux qui se mêlent de nos choix et de nos votes, mêlez vous de vos affaires, laissez les communistes voter.
Ce n'est pas parce qu'on vote pas dans vos Partis que vous devez vous mêler de notre Parti. Ce n'est pas parce qu'on ne vote pas chez vous que vous devez vous mêler du vote chez nous. Et je dis aux communistes que chez nous, la démocratie, elle existe. Nous ferons nos choix et nous voterons au Congrès en juillet. Et tous les communistes seront appelés à voter début décembre.
La démocratie, nous la voulons en France et nous la faisons vivre dans notre parti. Soyons en fiers.
Et d'ailleurs, nous avons toute légitimité à présenter une candidature à l'élection présidentielle et nous voulons porter trois sujets prioritaires la paix, le travail et les valeurs de la République. La paix, parce que ça a toujours été le combat du Parti communiste français dans son histoire. C'est même la raison pour laquelle le Parti communiste français a été créé au lendemain de la Première Guerre mondiale et aujourd'hui, avec les fascistes au pouvoir et le retour de l'impérialisme guerrier, la question de la paix redevient la question centrale et vitale pour nos sociétés,
Le travail parce que la production, la réappropriation de l'outil de production par les travailleurs, parce que ce sujet, c'est le cœur de la lutte des classes et que le travail fait lui aussi partie de l'ADN du Parti communiste. Nous sommes le parti du travail des travailleuses et des travailleurs, du public comme du privé, pour un travail utile à la société comme à soi même.
Et puis enfin, les valeurs de la République et l'égalité. Parce que nos concitoyens, nos concitoyennes ont un grand besoin de retrouver la promesse républicaine d'une société débarrassée des privilèges. La passion de l'égalité n'est pas neuve dans notre pays. Elle devient plus forte au fur et à mesure que les inégalités se creusent et que les perspectives de l'atteindre s'éloignent.
Il est inimaginable que les femmes dans notre pays, continuent à être payé 25 % de moins que les hommes, à travail égal, salaire égal. C'est notre combat. Voilà pourquoi l'égalité est essentielle. Mais ce n'est pas que ça l'égalité, se battre pour l’égalisté c’est aussi se battre contre le racisme, contre le colonialisme, contre l'antisémitisme, contre l'homophobie.
Et tout cela a toujours été au cœur de l'engagement des militants communistes. Et nous voulons le porter aussi avec force dans le cadre de la Nouvelle République dont je vous ai parlé.
Alors oui, le Parti communiste français est prêt et il entend mener ces combats et je suis prêt à les mener avec vous partout et avec la volonté de les faire gagner !Pour la paix, pour le respect de la dignité humaine et le droit au travail pour tous et toutes, pour l'égalité, la fraternité et la liberté, contre le fascisme et les violences de l'extrême droite.
Travaillons à l'unité des travailleurs et des travailleuses, unissons nous et faisons gagner la gauche au projet. Une élection.
Vive le Parti communiste français ! Vive la République ! Vive la France !