Les communistes et leurs élus ont défini plusieurs priorités majeures pour renforcer la sécurité et garantir la tranquillité publique : le recrutement de 60 000 fonctionnaires dans la police, la gendarmerie et les douanes ; la revalorisation des salaires ; l’abrogation de la réforme de la police judiciaire ; l’intensification de la lutte contre les réseaux criminels majeurs ; le renforcement du maillage territorial avec davantage de brigades de gendarmerie et de commissariats, la question diplomatique ou encore de complémentarité entre les policiers municipaux et nationaux sans jamais tomber le transfert des missions devant relever d’une politique nationale.
Ces propositions ont été portées par une délégation conduite par Fabien Roussel et Cécile Cukierman, composée de parlementaires communistes des groupes GDR à l’Assemblée nationale et CRCE-K au Sénat, ainsi que de maires communistes venus de toute la France, lors de leur rencontre avec le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau.
Face à l’intensification des violences et des trafics (drogue, armes, êtres humains), le PCF a placé la sécurité et le droit à la tranquillité au cœur de ses priorités. Les familles des quartiers populaires, les habitants de nos villes et villages, ainsi que les agents des services publics et les élus locaux subissent de plein fouet la montée de l’insécurité, les effets sur leurs territoires et sur la santé publique des populations ainsi que les menaces liées à des réseaux criminels toujours plus présents.
Les parlementaires ont également souligné que la sécurité reste une compétence régalienne de l’État, qui doit s’investir pleinement pour garantir à toutes et tous un cadre de vie paisible, condition essentielle à l’épanouissement individuel et collectif. Les collectivités locales, quant à elles, doivent pouvoir continuer à jouer leur rôle complémentaire dans la cohésion sociale et la promotion de l’égalité sur tout le territoire.
Cependant, les annonces budgétaires pour 2025 faites par le nouveau Premier ministre suscitent des inquiétudes, menaçant directement le fonctionnement de nos communes, des services publics locaux, leurs agents, et leur capacité à remplir leurs missions.
Enfin, cette démarche s’inscrit dans un contexte où le Parlement prépare l’examen d’un projet de loi sur le narcotrafic, attendu en séance publique au Sénat à la fin janvier, après la publication en mai dernier du rapport de la commission d’enquête sur ce sujet. Les élus communistes entendent ainsi contribuer activement aux débats et à l’élaboration de solutions concrètes face aux enjeux de sécurité. Avec une approche cohérente, sans tomber dans la surenchère répressive sans lendemain ou dans l’obsession migratoire de l’extrême droite, mais en abordant cet enjeu de manière globale. Alliant les réponses dans les domaines de la prévention, de la santé publique, de la médiation, d’enquête, de répression comme de réinsertion des délinquants et criminels pour combattre à la racine les logiques de domination et d’exploitation qui forment la pierre angulaire de tous les réseaux criminels ou délinquants.
Robin Salecroix
Article publié dans CommunisteS, numéro 1027 du 29 janvier 2025.