La place des communistes dans le rassemblement

Publié le 28 octobre 2026

Grand succès pour la manifestation orléanaise antifasciste, contre l’extrême droite, pour faire vivre la solidarité et la démocratie. Et ce, malgré les nombreux obstacles. La ville était bouclée, les magasins fermés et protégés, et presque tous les ponts fermés, les transports en commun à l’arrêt. Bref, une ville fantôme, en quasi état de siège. Toute la semaine précédant notre rassemblement a vu fleurir les discours alarmistes, martiaux. Il fallait, selon le maire de droite (dure) d’Orléans, protéger la ville face au danger de l’ultra gauche (terme à la mode pour désigner la gauche). Combien de manifestants ne sont finalement pas venus, faute de moyen de transport et/ou impressionnés par le dispositif ahurissant mis en place ? Plusieurs cars de sans-papiers ont même carrément été empêchés de venir au rassemblement.  Malgré tous ces obstacles et discours anxiogènes, les faits sont là : 26 000 manifestants le samedi matin puis le campo Santo rempli l’après-midi, là où se tenait le village antifasciste. Et pas un seul débordement à déplorer. Il s’agit du plus large cadre unitaire jamais réalisé contre le FN/RN, avec 73 organisations signataires (partis, syndicats, associations, collectifs). Un véritable évènement. Nous étions  trois fois plus nombreux que les militants d’extrême droite qui n’ont été que 8 000 pour le grand meeting de lancement de campagne de Marine Le Pen. Notre objectif était de réaliser une mobilisation de masse et de redonner confiance à notre camp social. Le très large cadre unitaire était indispensable pour atteindre ces objectifs. Un cadre que les organisations entendent voir perdurer dans un front antifasciste unitaire. La jeunesse était très présente dans la manifestation, et les lycéens ont pris la parole en premier lors du meeting. L’antifascisme et l’antiracisme sont des batailles qu’il faut mener, batailles qui donnent de l’espoir et mobilisent largement le peuple de gauche et notamment les jeunes. Ce rassemblement a montré que la victoire de Le Pen n’est pas inéluctable. Après avoir été les initiateurs de la première initiative de ce type à Montargis en juin 2025, les communistes du Loiret ont été un des piliers de ce rassemblement dès le début. Des centaines de communistes ont formé un cortège, venus de nombreuses régions et notamment de l’Île de France. La fédération du Loiret du PCF a fonctionné en étroite collaboration avec l’union départementale CGT dont la mobilisation a été exceptionnelle. Le PCF a toujours œuvré pour l’unité antifasciste. Les paroles recueillies auprès des militants communistes présents le traduisent : « C’était fédérateur, nous étions soudés et ne faisions qu’un dans toute notre diversité face à l’extrême droite. La cohésion était énorme, les gens heureux d’être là et déterminés à exprimer leur engagement », «  face à l’extrême droite, nous devons rester mobilisés, déterminés et unis ». L’engagement des militants communistes dans la préparation de ce rassemblement a été remarquable. Nous avons bien été identifiés comme incontournables. Notre stand était très visible et tenu par des dizaines de militants. Mais nous voulions également montrer l’originalité de l’apport du PCF dans la lutte contre l’extrême droite, notamment le lien entre l’extrême droite et le capital. C’est ce que nous avons dit à chaque réunion préparatoire et ce qu’a rappelé Ian Brossat lors de son intervention. Un PCF rassembleur et antifasciste est utile au mouvement social. Ce rassemblement a été un très beau moment d’échange, d’espoir, de solidarité et de résistance. Face à l’extrême droite, restons mobilisés, déterminés et unis.

Bruno Nottin
membre du CN

Article publié dans CommunisteS, numéro 1106 du 28 octobre 2026

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