Le 1er mai n'est pas négociable : retrait du texte ou censure

Publié le 13 avril 2026

Une fois de plus, le gouvernement choisit son camp : celui de faire payer la crise au monde du travail. Il franchit aujourd'hui une ligne rouge inacceptable en s'attaquant au 1er mai comme jour chômé et payé.

La situation que vivent les Françaises et les Français est déjà insoutenable. La France subit une vague dévastatrice de fermetures d’entreprises qui laisse des milliers de familles sur le carreau. L'augmentation du chômage frappe notre pays de plein fouet, en sacrifiant tout particulièrement notre jeunesse, condamnée à la précarité. Au quotidien, la vie est toujours plus chère, d'autant plus avec la guerre au Moyen-Orient : l'explosion des prix de l'énergie et l'inflation galopante asphyxient les ménages tandis que les salaires continuent de stagner.

Dans ce contexte de souffrance sociale, s'en prendre au 1er mai est une provocation indécente. Cette journée est la journée internationale de la lutte des travailleurs et des travailleusese, un conquis historique qui ne saurait être sacrifié sur l'autel de la rentabilité.

C'est une toute autre politique que nous portons pour la France, pour la paix, l'emploi et les salaires.

Face à cette offensive contre le monde du travail, le groupe des députés communistes à l'Assemblée nationale a raison de menacer le gouvernement d’une motion de censure : le 1er mai n’est pas négociable !

Le Parti communiste français défendra les travailleurs et travailleuses et leurs droits, coûte que coûte. Les reculs sociaux doivent cesser immédiatement.

Notre exigence est claire et elle prend la forme d'un ultimatum : soit le gouvernement retire ce texte scélérat sur-le-champ ; soit il sera censuré.

Il n'y aura pas d'autre issue.

Le monde du travail ne se laissera pas voler son histoire ni ses droits !

Paris, le 13 avril 2026

Parti communiste français