Marine le Pen s’est offerte, dans son discours au congrès d’Orléans, une petite envolée ardente, voire pindarique : son programme, a-t-elle dit, allait permettre « une élévation de tout un pays vers le beau, le vrai, le juste ». Bien, bien. En revanche, pas un mot sur l’élévation du Smic, des salaires, des pensions, du point d’indice, des aides sociales, bref de tout ce qui fait la vie, du moins en grande partie. Sans doute Le Pen, femme d’ordre, on le sait, pense-t-elle, comme Patrick Martin, patron du MEDEF, qui déclarait, vendredi dernier, qu’élever le Smic, « c’est créer la pagaille ».
Gérard Streiff
Article publié dans CommunisteS, numéro 1106 du 28 octobre 2026