Ibtissame « Betty » Lachgar, psychologue clinicienne de profession, est une militante pour les droits humains et féministe marocaine. Elle est cofondatrice du mouvement alternatif pour les libertés individuelles (MALI) au Maroc. Courageuse et déterminée, elle lutte pour les droits des femmes et des personnes homosexuelles. La laïcité et la liberté d’expression sont les valeurs qui guident ses actions. Elle est engagée contre les mariages forcés, les grossesses non-désirées, la prostitution, les violences sexistes et sexuelles.
Le 10 août dernier, Betty Lachgar a été arrêtée à son domicile sur ordre du procureur du Roi du Maroc au motif d’atteinte à la religion islamique. Lors d’une action, elle avait publié sur le réseau social X une photo d’elle vêtue d’un tee-shirt portant l’inscription « Allah is lesbian ». Elle dénonce le conservatisme et l’archaïsme religieux, source de répression, censure et oppression. Cette arrestation intervient après une énième campagne de cyber harcèlement et de haine en ligne : insultes, menaces de mort, de viol et de lynchage. Depuis, elle est placée en détention provisoire en attendant son procès qui aura lieu le 27 août. Ses conditions de détention inquiètent sa famille et ses proches, sa santé est fortement impactée.
Cette arrestation n’est pas un fait isolé : arrêter Betty, c’est arrêter toutes les femmes. C’est leur intimer de se taire. Arrêter Betty, c’est porter atteinte à des droits fondamentaux. Très présente en France dans les luttes féministes, elle a participé activement aux actions de soutien à Gisèle Pelicot. L’engagement féministe ne connaît pas de frontières, à notre tour maintenant nous la soutenons.
Cette situation injuste et violente, dictée par le conservatisme et l’obscurantisme, par la haine et le harcèlement en ligne demande une réponse urgente : il en va de la santé et de la sécurité d’une femme injustement arrêtée pour avoir affirmé haut et fort ses idées humanistes.
Le PCF demande aux autorités marocaines l’arrêt des poursuites contre Ibtissame « Betty » Lachgar et sa libération immédiate.
Paris, le 25 août
Parti communiste français.