« On touche pas aux avoirs de nos entreprises sinon elles se tirent à l’étranger », répètent à longueur de débats budgétaires nos ministres. Le problème, c’est qu’elles se tirent sans qu’on les touche, « nos entreprises ». La preuve cette semaine encore par Criteo, le spécialiste de la publicité en ligne, le roi des algorithmes pub, le chouchou de la French tech, la start-up macronienne par excellence. Criteo, nous vantait son patron, mais c’est l’esquisse d’un Facebook à la française, d’un Google bien de chez nous. Rien que ça. Or, à l’heure où l’on blablatte sur l’innovation et l’intelligence artificielle, Criteo vient de décider de se tirer… aux USA, d’y installer son siège social. Remboursez ! a-t-on envie d’écrire, remboursez les crédits impôts recherche et autres allocations publiques dont vous vous êtes goinfrés. Remboursez la matière grise des salariés d’ici qui a fait votre fortune !
Gérard Streiff
Article publié dans CommunisteS, numéro 1061 du 5 novembre 2025.