Sécurité numérique : le PCF exige un sursaut, pas une communication de crise

Publié le 02 septembre 2026

Les fuites de données à la DGFiP et à l’Éducation nationale, suivis de la récente attaque sur un site du ministère du Logement et de la Ville, révèlent de graves défaillances de l’État. L’absence d’authentification multifacteur sur des infrastructures sensibles illustre un retard inacceptable. 

Face à la multiplication des cyberattaques, les annonces gouvernementales improvisées ne suffisent plus. La sécurité numérique exige de la prévention, des moyens humains et une stratégie publique cohérente. Le retard pris dans l’application de la directive européenne NIS2 témoigne de cette absence de priorité. Et malgré la compétence de ses équipes, l’ANSSI ne dispose pas des moyens nécessaires à ses missions.

Le PCF demande donc en urgence :

  • De renforcer dès 2027 les effectifs et les budgets de l’ANSSI et des structures régionales et leur donner les moyens d'auditer, sanctionner et d'imposer la correction rapide des défaillances constatées dans les administrations et entreprises défaillantes qui doivent d'ores et déjà suivre les reccommandations de l'agence et porter à 10% de leurs budgets les dépenses de sécurité. 
  • Un plan national de modernisation et de sécurisation des systèmes d’information publics doit être engagé, les infrastructures publiques recensées, évaluées et sécurisée, la sous-traitance réduite par l'internalisation des compétences stratégiques et le renforcement des compétences autonomes de l'Etat. 
  • A l'appui de ce plan, la recherche, l’enseignement et la formation des travailleurs à la cybersécurité doivent être massivement renforcés ; un centre public de sécurité doit protéger les petites entreprises et associations dépourvues de moyens propres ; et la coopération européenne et internationale doit également permettre de combattre la cybercriminalité à sa source.

Au-delà de l’urgence, le PCF propose de créer un grand service public intégré du numérique. Celui-ci garantirait la sécurité, les libertés, l’accessibilité et la souveraineté de notre espace numérique. Un pôle public doit maîtriser toute la chaîne numérique, des puces aux plateformes de service numérique et d'IA en passant par les opérateurs réseau et hébergeurs.

L’insécurité numérique est un enjeu de classe : les plus modestes dépendent directement de la puissance publique. Retrouver une maîtrise démocratique du numérique est une condition de notre liberté, de notre sécurité et du progrès.

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Le 1er septembre 2026,

Parti communiste français.