Merci mes camarades, Merci, merci.
Mes camarades, mes chers amis, quel plaisir de vous retrouver ici à Toulouse!
Heureux d'être ici à Toulouse avec vous et dans cette belle ville qui porte en elle la belle énergie d'une histoire ouvrière, industrielle, scientifique et populaire.
Mon cher Pierre, dans cette ville où on sait que le prix des convictions, de la solidarité internationale et de la lutte, ça veut dire quelque chose
Dans cette ville où “même les mémés aiment la castagne”, comme le chantait Claude Nougaro ; sur cette terre de Jean Jaurès ou aujourd'hui, les compétences, les savoir-faire et l'imaginaire de dizaines de milliers de travailleurs, travailleuses, d'ingénieurs repoussent chaque jour loin dans le ciel et loin dans l'espace, les frontières de notre humanité et du progrès.
Merci. Merci à tous nos camarades militantes et militants élus de la Haute-Garonne, à Corinne Marquerie, leur nouvelle secrétaire fédérale, à Pierre Lacaze, vice-président de la Région, pour leur accueil. Merci à la Fédération de Haute-Garonne.
Merci à Guillaume Roubaud-Quashie le directeur, à toute son équipe à l'accueil sécurité. Car ces universités dans ce nouveau lieu sont encore, encore une réussite.
Merci bien sûr à tous les invités, aux forces syndicales, associatives, aux forces politiques présentes pour animer les débats, les discussions. Je salue Thomas Dossus, sénateur écologiste qui est encore là avec nous, Anna Pic députée socialiste, Victoria Scampa, conseillère municipale insoumise qui était ici d'ailleurs il y a quelques minutes. Merci à vous toutes et tous aussi d'avoir fait le déplacement.
Et je voudrais saluer tout particulièrement le jeune Ambroise qui n'a que deux mois. Je le vois là-bas, c'est le plus jeune des membres de notre université.
Et vous voyez à travers Ambroise quel joli nom que Ambroise. Et je suis certain qu'ils ont pensé à Ambroise Croizat en lui donnant ce nom. Je voudrais, à travers Ambroise, saluer sa maman, son papa et ces jeunes parents qui sont venus avec leurs enfants participer à nos universités d'été. Grâce aux moyens que nous avons mis en place pour l'accueil des jeunes enfants avec une belle petite garderie, j'ai eu l'occasion de faire un foot avec eux tout à l'heure.
Merci aussi pour ça, parce que c'est important pour nous.
Mes amis. Nous sommes plus de 1000, plus nombreux que l'année dernière. Bravo! Et d'ores et déjà, je vous donne à toutes et tous rendez-vous à notre prochain rassemblement populaire, politique et festif qu'est la Fête de l'Humanité ou à la rencontre des 500 000 visiteurs et visiteuses qui s'y rassemblent tous les ans et où je prononcerai un grand discours lors du meeting du samedi à 17H30.
Ce sont aussi nos universités populaires.
Alors, chers amis, chers camarades, vos sourires, vos fraternité, votre fraternité, votre combativité, vos encouragements font du bien pour cette rentrée. Je le dis, nous ne sommes pas là, ici, réunis pour commenter la crise. Nous sommes ici pour préparer la suite. Nous ne sommes pas ici pour constater que le monde va mal. Nous sommes ici pour construire les conditions du changement, pour revendiquer le droit au bonheur, le droit imprescriptible pour chacune, pour chacun de pouvoir vivre heureux, de pouvoir vivre.
Vivre tout simplement. Vivre heureux, vivre ensemble, vivre à égalité, vivre en paix. C'est un beau projet pour l'humanité et pour notre beau pays.
Nous ne sommes pas ici pour nous résigner, pour regarder le bout de nos chaussures, pour nous excuser de ce que nous sommes.
Nous sommes communistes, communistes et fier de l'être. Et par définition, nous croyons dans l'être humain.
Nous sommes des optimistes debout. Nous croyons dans l'être humain, dans la justice, dans la paix, dans la fraternité humaine. Nous sommes communistes et nous avons les bras grands ouverts pour rassembler, pour construire, pour lutter avec toutes celles et ceux qui le souhaitent. Une société nouvelle, débarrassée du capitalisme, débarrassée du poids de la finance et mettant le respect de l'être humain et de la planète au cœur de tous nos choix.
Et nous posons une question fondamentale qui doit décider de l'avenir du pays? Est-ce que ce sont encore les marchés financiers, les agences de notation, une poignée de milliardaires avec un gouvernement dévoué à leur service? Où est-ce que c'est le peuple, les citoyennes et les citoyens qui forment l'unique pouvoir légitime? Et c'est là une question essentielle pour nous.
Parce que notre combat, il est là, il est démocratique. Nous voulons redonner le pouvoir à celles et ceux qui travaillent, à celles et ceux qui créent et qui produisent les richesses et toutes les richesses. Nous voulons redonner le pouvoir à celles et ceux qui produisent et font vivre le pays, le tiennent debout, parfois à bout de bras. Voilà pourquoi, mes amis, nous voulons être au cœur de cette séquence démocratique qu'est l'élection présidentielle et les élections législatives.
Car c'est l'occasion de poser cette question fondamentale qui décide? Parce que depuis une décennie maintenant, les libéraux, qu'ils s'appellent Édouard Philippe, Attal, Borne, Barnier, Bayrou, le Cornu et leurs “majorités” de parlementaires, nous imposent de travailler toujours plus, de payer toujours plus de nos corps, de notre temps, de notre porte-monnaie et tout cela pour des salaires toujours plus bas, pour des conditions de travail toujours plus difficiles, pour des emplois toujours plus précaires et des services publics toujours plus dégradés.
Alors, nous le disons, l'heure est à renverser la table.
Nous avons subi 20 % d'inflation en cinq ans de plus, et les salaires n'en finissent pas de stagner. Les femmes sont toujours avec 22 % de salaires en moins que les hommes. Seul le SMIC a augmenté de telle sorte que de nombreux salariés sont rattrapés par le salaire minimum 17 % de travailleurs au SMIC en 2024, contre 12 % en 2017 avec un SMIC qui, à cause de l'inflation aujourd'hui, ne permet plus de vivre dignement.
Dernièrement, le cours des tomates a explosé de 75 % en un an, celui des haricots verts de 50 %, les concombres de 40 % et celui des oignons de 36 %. Bientôt, on ne trouvera plus de la ratatouille que sur les tables des palaces et des grands restaurants.
Pourtant, un plat populaire la ratatouille. Pour les étudiants, c'est une augmentation du coût de la vie de plus de 35 % depuis 2017. Et pour les retraités, ce sont de nouvelles menaces qui pèsent sur leurs pensions, alors que eux aussi ont perdu entre cinq et 10 % de pouvoir d'achat faute d'une indexation réelle sur la hausse des prix.
Sans parler des mutuelles qui augmentent et pèsent beaucoup, beaucoup plus sur leur pouvoir d'achat à eux. Et pour les ménages, pour les familles, pour tous. Pour les familles monoparentales, notamment, Pour tous les foyers, c'est une nouvelle hausse du gaz de 5 % en septembre, après une hausse de 7 % en juillet, qui s'ajoute au prix de l'électricité qui lui, a augmenté de 50 % en l'espace de dix ans.
Enfin, et pour ceux qui sont partis en vacances, qui ont eu la chance de pouvoir le faire, qui ont pris leur voiture comme moi, c'est toujours le racket qui continue, avec des pleins d'essence qui avoisinent les 120, parfois les 140 €, pendant que les actionnaires de Total, eux, se gavent. Ils ont fait 10 milliards d'euros de bénéfices pour les seuls six premiers mois de l'année 2026.
10 milliards pris dans nos poches en l'espace de six mois. Franchement, on ne peut plus laisser faire. On ne peut plus accepter un tel racket. On se fait tondre comme des moutons. Ce que nous voulons nous, c'est mettre fin à ce racket. C'est de pouvoir vivre de notre travail, vivre de la sueur de notre front vivre de tous les efforts que nous produisons pour la société, pour les autres.
On veut tout simplement se faire respecter et c'est pour cela que nous appelons modestement, simplement à prendre le pouvoir.
À prendre le pouvoir.
Nous ne sommes pas une organisation syndicale, nous sommes une formation politique. Nous sommes pour participer au mieux aux luttes. Mais nous voulons que cela change pour les travailleurs, pour les salariés du public, pour les ouvriers du privé. Et donc, si nous voulons que ça change pour eux, nous voulons prendre le pouvoir, tout simplement.
Et.
Et pas le pouvoir pour le pouvoir, mais tout simplement pour mettre en place une véritable révolution sociale et écologique au service de tous, au service du peuple, par le peuple et pour le peuple.
Et quand je parle de Total, et c'est pour ça que je parle de prendre le pouvoir, c'est un exemple concret. Enfin, à chaque fois qu'on va encore faire notre plein d'essence aujourd'hui, je vous invite à faire comme moi je fais, à regarder l'évolution du cours du baril et l'évolution du cours du prix de l'essence.
Vous voyez que quand le prix du baril monte, le prix de l'essence, il monte tout de suite.
Et quand le prix du baril baisse, c'est marrant le prix de l'essence, il ne baisse pas. Pas pareil en tout cas. Et c'est là où on se fait plumer. Ils nous plument, ils nous volent, ils dilapident nos richesses. Alors oui, on met sur la table des nationalisations comme celle de Total. Et s'il faut les pousser dehors, s'il faut exproprier, nous le ferons, Nous le ferons.
Macron va laisser derrière lui un champ de ruines social, une France de smicards, des travailleurs, des travailleuses, des retraités appauvris et une véritable terre brûlée. Au sens propre comme au sens figuré.
Malheureusement. Et nous, nous voulons voir notre pays plus respirable, avec des citoyens et des citoyennes, des enfants qui se sentent protégés, des hommes et des femmes qui vivent à égalité, quelle que soit leur couleur de peau, leur origine, leur genre.
Nous voulons aussi une France libre et indépendante, une France fière de produire ses propres richesses, une France et des travailleurs fiers de payer des impôts parce qu'ils servent à financer des biens communs, des services publics, des professeurs, des soignants, des universités, des chercheurs, des ingénieurs. Une France qui verse des salaires plutôt que des allocations, qui cotise à la Sécurité sociale plutôt qu'aux assurances.
C'est pourquoi nous demandons rapidement et sans attendre les élections, de porter le SMIC à 1 700 € net, avec une augmentation de tous les salaires de 5 % maintenant, dès cette rentrée.
Nous demandons la revalorisation immédiate de 30 % du point d'indice des fonctionnaires, de tous les fonctionnaires, des collectivités, de l'État et des services hospitaliers.
Avec les compensations qu'il faut pour nos hôpitaux et pour nos collectivités. Et enfin.
Nous demandons de rétablir l'échelle mobile des salaires pour que tous les salaires augmentent quand les prix augmentent.
Et concernant nos retraités, nous voulons une hausse des pensions afin qu'il n'y ait plus aucune retraite en dessous du SMIC. Quand on a travaillé toute sa vie, c'est légitime.
En fait, ce que je demande, c'est basique. Ce que nous voulons, c'est vivre de notre travail, tout simplement. Et c'est le minimum vital. Nous voulons une meilleure reconnaissance professionnelle pour tous ces salariés du public et du privé qui s'usent au travail, qui s'interrogent sur leur métier, sur leur vocation tellement cela devient dur et tellement ils se sentent méprisés.
Et je pense aujourd'hui, à quelques jours de la rentrée, à tous nos enseignants qui préparent la rentrée scolaire et qui devraient tellement être mieux reconnus pour tout le rôle et l'importance qu'ils et elles jouent dans la société, auprès de nos enfants, de nos adolescents. Nous adressons tout notre soutien, toute notre force aux professeurs des écoles, aux enseignants de nos collèges, lycées, universités.
Et je leur dis Vous avez été méprisés, bâchés par tous ces gouvernements ces dernières années. Ils vous traitent de fainéants, ils prennent l'école pour une garderie. Vous avez tout notre soutien et nous serons à vos côtés à cette rentrée.
Oui, vous pouvez compter sur nous pour faire de l'éducation nationale et de la jeunesse la priorité des années qui viennent renforcer les services publics, permettre à chacun de vivre de son travail, de sa force de production, de participer au choix dans son entreprise. Tout ça, c'est un vrai projet de société. D'ailleurs, nous, on se permet même de dire que c'est le socialisme.
Je vais pas ouvrir le débat ici, mais c'est un peu ça. C'est pas que ça, mais c'est-ce projet que nous voulons défendre pour la France vivre et travailler en France, vivre et travailler au pays. C'est le combat que je vous propose, que nous menions ensemble.
Entendez bien vivre et travailler. Les deux termes sont d'égale importance. Vivre et avoir un emploi stable, formateur, bien rémunéré tout au long de sa vie, en redonnant du sens à notre travail, à notre emploi, à notre place dans la société.
Pourquoi nous travaillons, pour qui nous travaillons, pour qui nous produisons?
Redonner du sens au travail, c'est un vrai projet de société qui met le respect de la dignité humaine, le climat, les conditions de travail et le retour d'une France libre et indépendante au cœur de son projet. Redonner du sens au travail, à la production, c'est reprendre la main sur notre appareil productif. Mais c'est aussi penser au climat, à notre souveraineté industrielle, mais aussi à la nouvelle industrie que nous devons bâtir.
C'est investir dans l'avenir, mais c'est aussi s'entourer de services publics qui fonctionnent et qui sont indispensables. Alors forcément, quand je vois tous les outils que met le gouvernement sur la table pour de nouveau amputer ces services publics dans le prochain budget de la nation, scalpels, ciseaux, coupe-coupe pour tailler encore dans nos dépenses publiques, dans le pouvoir d'achat des familles, des retraités, des gens malades.
Je leur dis: arrêtez le massacre, arrêtez la boucherie, arrêtez de charcuter. Je leur dis: rangez tout. Nous, on a nos outils, on va sortir nos faucilles et nos marteaux, les outils des paysans et des ouvriers pour faire le budget de la France.
Ils peuvent nous faire confiance.
On peut nous chambrer avec le mot communiste. Mais ces deux symboles que sont la faucille et le marteau sont les beaux symboles du peuple travailleur. Et je leur fais confiance pour bâtir le budget qui saura répondre à nos besoins, répondre à la France, répondre aux exigences de paix que nous avons dans notre cœur. Et eux en face, ils ne vont nous parler que de la dette.
La dette qu'ils nous agitent comme un grelot pour tétaniser le peuple et fermer toutes les bouches. Ça ne marche plus. On en a marre d'entendre ça. La dette, il faut le rappeler, ce sont eux qui gouvernent depuis dix ans, qui l'ont aggravée de plus de 1 300 milliards d'euros. Parce qu'ils gèrent mal, tout simplement, le budget de la France.
Parce qu'ils dilapident notre argent en le donnant à ceux qui n'en ont pas besoin, parce qu'ils le distribuent à des actionnaires qui roulent déjà sur l'or pendant que nos PME et nos petites entreprises n'ont que des miettes. La dette, c'est aussi celle que Macron a décidé de gonfler auprès des marchés financiers des banquiers, tous ses amis, qui les enrichissent grassement avec des intérêts qui nous coûtent aujourd'hui près de 80 milliards d'euros de charges de la dette.
Oui, on se fait voler par tous les bouts, je vous dis. Et la retraite? La retraite par capitalisation, c'est le même principe. C'est laisser la finance gagner de l'argent sur le dos des retraités et de leurs cotisations. La dette, enfin, c'est une construction politique tout simplement, qui sert à dominer le peuple, à faire taire toutes les contestations, toutes les revendications sociales et pour dire tout simplement à la classe ouvrière, à la jeunesse : travaillez plus, gagnez moins, mais surtout taisez-vous!
Eh bien on ne se taira pas et on luttera.
Mais c'est aussi au nom de la dette qu'ils nous en rajoutent. C'est au nom de la dette qu'il nous a demandé d'accepter ce que nous n'avons pas fait. Une nouvelle taxe sur l'essence, comme celle qui a été instaurée en janvier dernier. On parle du prix de l'essence.
Il y a 60 5 % de taxe de l'État dessus. Il y en a une nouvelle qui a été augmentée avec la contribution sur l'énergie. C'est encore la hausse des prix du gaz, de l'électricité, c'est encore la hausse des franchises médicales ou le gel des retraites. C'est au nom de la dette qu'ils nous demandent une nouvelle fois de nouvelles taxes, de nouveaux efforts.
Et d'ailleurs, c'est marrant ça, mais il va falloir qu'on pointe ces contradictions dans les débats qui vont venir. Je vais vous dire, j'ai de l'appétit à ces débats, j'ai envie d'y aller. Vous les écoutez, ils vous disent tous les jours qu'il ne faut surtout pas augmenter les impôts des riches.
Il ne faut pas augmenter les impôts des riches. Mais c'est possible d'aller taxer les retraités, les salariés, les malades, les travailleurs. Enfin c'est quand même incroyable. Les riches, on ne peut pas les taxer, mais ceux qui gagnent 2000, 3 000 €, on peut les taxer. Quelle contradiction!
Et vous voyez ça, cette contradiction là dans leur discours? Parce que, enfin, il faut quand même être gonflé de pouvoir le dire, il va falloir qu'ils viennent le dire, que Bernard Arnault ne peut pas payer plus, mais que le retraité à 1500 € net, il pourrait payer plus. Enfin, il faut l'assumer quand même, il faut pouvoir le dire aux retraités.
Bernard Arnault, il va être content. Mais mais vous voyez, ça, c'est la réalité concrète de la guerre des classes, quand elle est menée avec violence par celle des riches, quand elle a le pouvoir. C'est typiquement la lutte des classes, mais c'est la guerre des classes qu'ils nous mènent et qui est violente. Et c'est pour ça que je suis révolté et profondément révolté, et tout autant combatif et prêt à y aller.
Parce que cette rentrée 2026 doit être celle de toutes les colères, de tous les espoirs, de toutes les luttes contre ce président des riches dont nous devons nous débarrasser. Alors pas de lui personnellement, parce que ça, ça sera fait dans six mois.
Mais sa politique et toutes celles et ceux qui continuent de la mettre en œuvre. Et ils sont nombreux, de la droite à l'extrême droite, eux sont encore là et c'est de ceux-là dont nous devons nous débarrasser. Et c'est le message que nous irons porter en cette rentrée. Nous serons présents pour porter ce message dans les luttes à venir de cette rentrée qui s'annonce toujours chaude.
Le 7 septembre à Paris, devant tous les tribunaux de France, pour exiger des moyens pour la justice et une loi cadre intégrale contre les violences sexuelles et sexistes.
Et pour protéger les femmes et les enfants contre ces violences sexuelles et sexistes. Nous voulons une loi intégrale et surtout les 3 milliards d'euros qui vont avec. Sinon, ça n'a pas de sens.
Nous, nous appelons à être présents le 15 septembre aux côtés des électriciens et des gaziers pour leur journée de grève et d'action, comme aux côtés des acteurs de la santé qui appellent à une large mobilisation. Soyons avec eux le 15 septembre prochain.
Je n'oublie pas les rassemblements pour le climat et pour la paix. Le 26 septembre, nous serons de tous ces rassemblements. Aussi
Il y a aussi, le 29 septembre une journée d'appel des agents de la fonction publique pour leur grève unitaire, pour les salaires notamment. Et il faudra être nombreux.
Et enfin, il y aura le 29 septembre aussi, et dans les deux jours qui précèdent pendant trois jours, une large et forte mobilisation des pompiers à Paris, dans toute la France, pour exiger que l'État soit au rendez-vous. Et nous serons avec eux.
Mais sur ce sujet aussi, le Premier ministre et son ministre de l'intérieur peuvent dire et répéter que le budget de la sécurité civile a augmenté. C'est vrai. Mais enfin, les feux de forêt ont été multipliés par quatre en 20 ans. Il y a dans toute la France la disparition des hôpitaux de proximité, des commissariats, qui fait qu'aujourd'hui ce sont les pompiers qui sont appelés à chaque fois que les services publics reculent.
1 million d'interventions en plus en l'espace de 20 ans, et c'est près de 1 800 centres de secours qui ont été supprimés au nom de la mutualisation. Et ce sont des délais d'intervention qui se sont rallongés, alors que chaque seconde compte pour sauver des vies. La réalité, c'est que plus de 1 000 camions-citernes ont eux aussi disparu dans la même période, et que la France ne dispose pas d'assez de Canadairs pour faire face à l'étendue de la menace.
Alors oui, on peut le dire, leurs choix, leurs politiques coûtent des vies humaines, abîment notre pays, brûlent nos forêts, ruinent des agriculteurs, les politiques d'austérité nous tuent, le capitalisme tue et c'est pourquoi nous ferons tout pour nous en débarrasser par tous les moyens, dans les urnes comme dans les luttes.
Je voudrais évidemment, en votre nom à tous, au nom du Parti communiste français, saluer ces milliers de femmes et d'hommes qui ont lutté au péril de leur vie contre les incendies durant tout l'été.
Quatre en sont morts, fidèles jusqu'au bout, à leur courageuse devise Sauver ou périr.
Je veux adresser à leurs familles, à leurs collègues, notre fraternité, notre solidarité la plus totale.
Et c'est-ce que j'ai été dire aux pompiers que j'ai rencontrés au centre d'incendie de Toulouse hier. Et je voudrais aussi rendre hommage à toutes ces professions, à tous ces hommes et ces femmes, ces agents des services publics, aux citoyens et citoyennes, aux agriculteurs qui se sont eux aussi mobilisés partout contre ces feux pour accompagner les pompiers volontaires et professionnels dans leur combat.
Voyez, quand l'État est défaillant, on sait qu'on peut compter sur un peuple solidaire et debout, toujours au rendez-vous pour faire face aux drames.
Malheureusement, parfois la solidarité ne suffit pas et la gravité des événements oblige à un changement d'échelle. Et c'est-ce que nous proposons. Parce que ce que nous avons vécu cette année n'est pas qu'un événement exceptionnel avec de tristes records.
Il va falloir aller plus loin pour clarifier ce qui s'est passé et faire la clarté sur les responsabilités écoles fermées, hôpitaux saturés, salariés en difficulté, logements invivables et des morts par milliers.
Ne l'oublions pas. La canicule que nous avons traversée est une violence de classe. On ne suffoque pas de la même manière dans un palace climatisé, dans un yacht au bord de la mer, dans un château avec des gouvernantes dans chaque pièce, qu'au dernier étage d'un immeuble, d'un immeuble, dans une ville qui étouffe loin des services publics ou cloué sur un brancard dans un service d'urgences débordé ou encore en plein soleil sur un chantier.
Les riches ne meurent pas sous la chaleur. Ce sont toujours les mêmes qui meurent, les plus précaires, les personnes âgées, isolées, vulnérables, les plus fragiles, ce sont aussi les ouvriers des métiers pénibles qui en souffrent le plus.
Et les chiffres de cet été sont terribles 7300 morts cet été et c'est encore un bilan provisoire. Alors, je le dis ici solennellement nous voulons connaître la réalité sociale de ces chiffres terribles. Qui étaient celles et ceux qui sont morts, qui ont perdu la vie à cause de la canicule?
Quel était leur niveau de vie, leur situation sociale, leur lieu d'habitation, leur environnement ? Oui, il faut exiger une commission d'enquête sur ces chiffres, sur le bilan catastrophique de cet été et établir les responsabilités. Car ce ne sont pas les riches qui meurent sous la canicule, c'est le peuple. Et il a le droit de savoir.
La responsabilité de l'État est engagée pour défaut d'adaptation, pour carence dans la gestion de crise.
Enfin, 20 ans après la catastrophe de 2003, un tel bilan est insupportable. Comme si aucune leçon ou presque n'avait été retenue. L'inaction est tout simplement criminelle. Et d'ailleurs, nos concitoyens l'ont bien compris et ils le disent aujourd'hui. Quand on les écoute, quand on leur demande ce qu'ils veulent, ils veulent plus de pompiers, ils veulent plus de casernes, ils veulent plus de climatisation dans leurs EHPAD, dans les écoles de leurs enfants, plus de moyens pour leur commune.
Ils veulent des services publics à côté de chez eux, chez eux. Ils veulent plus de soignants dans les hôpitaux, plus d'enseignants pour leurs enfants. Quand on les écoute, après les drames que nous avons vécus avant l'été, ils veulent aussi plus de justice, plus de commissariats, plus de protection, plus de sécurité au quotidien. Et c'est pourquoi nous serons les ardents défenseurs de tous ces services publics si utiles à notre pays, et si indispensables autant au climat qu'au bien vivre ensemble.
Et nous disons à ce gouvernement qu'au lieu d'investir dans la guerre, nous nous battrons pour investir dans la vie. Nous voulons plus de sécu et moins d'obus.
Et pour la construction du budget de 2026, nous demandons justement de mettre des mesures d'urgence à l'ordre du jour immédiatement. Nous voulons plus de pompiers, de matériels d'intervention pour eux. Nous voulons un soutien massif aux collectivités qui sont en première ligne pour qu'elles puissent climatiser les lieux publics. Nous voulons un soutien massif aux hôpitaux, aux écoles, aux EHPAD pour mieux accueillir et prévoir ces événements climatiques exceptionnels.
Nous proposons d'installer 2 millions de pompes à chaleur par an dans les habitations, et nous proposons la vente d'un million de véhicules électriques à bas coût, moins de 10 000 € à l'achat pour les classes populaires et moyennes, tout en relocalisant leur production en France Et si tout cela est possible, si nous avons un minimum d'ambition pour notre pays et pour le climat.
Et c'est pourquoi nous demandons cette révolution industrielle au service de nos services publics et de la transition écologique.
Il y a les mesures d'urgence dont je viens de parler et je ne les ai pas toutes citées. Mais il y a aussi les changements profonds, durables, qu'il faut désormais mettre en place pour répondre autant à l'urgence climatique, aux urgences sociales. Et donc c'est le système qu'il faut pouvoir remettre en cause. Et nous, nous ne céderons jamais sur ces deux aspects.
Vivre heureux tout en s'engageant pour la planète. Et c'est-ce que nous proposons avec notre plan climat empreinte 2050. Nous sommes la seule force politique à avoir modélisé une sortie des énergies fossiles pour atteindre la neutralité carbone en 2050. La seule.
Nous sommes la seule force politique à prévoir un financement de ce plan, allant au delà de la simple taxation des plus riches ou de l'ISF climatique, car les investissements à mettre en œuvre sont colossaux et nous sommes la seule force politique à gauche à prévoir le doublement de la production d'électricité stable et décarbonée provenant autant des énergies renouvelables que du nucléaire.
Nous sommes aussi la seule force politique à prévoir la relocalisation de notre industrie, pour ne plus importer de produits venant d'autres continents, afin de réduire nos émissions de CO2 qui y sont liées. Et c'est pour cela que je parle d'une France libre et indépendante, Planifier, financer, produire autrement, dans un objectif de justice climatique et sociale pour protéger tous nos concitoyens, nos concitoyennes.
C'est un pacte d'avenir et de confiance que nous proposons aux Français, et c'est d'ailleurs un pacte que nous avons chiffré à hauteur de 500 milliards d'euros sur cinq, en mobilisant la CDC et la BPI. Les pôles publics bancaires qui existent ici, comme d'ailleurs l'ont fait d'autres pays avec leur système bancaire qui leur sont propres. Et d'ailleurs, si vous avez suivi un peu l'actualité, vous avez peut être vu comme moi, que ce gouvernement propose de mobiliser cet argent qui existe et qui est en partie issu de l'épargne des Français.
Il n'y a pas que nous qui proposons de mobiliser ces milliards d'euros de l'épargne des Français pour investir dans l'avenir, dans le plan climat, notamment pour nos hôpitaux, pour nos écoles. La différence, c'est qu'eux aussi l'ont fait: ils ont ouvert un prêt avec les fonds du crédit de la CDC. Mais pour financer la guerre, pour financer la production d'armes, de bombes.
Ce sont des choix dangereux. Nous ne voulons pas mobiliser l'argent des Français pour la guerre. Nous voulons financer, utiliser l'épargne des Français pour répondre à nos besoins humains, pour la paix, pour vivre ensemble, pour nos enfants, pour l'avenir.
Ce sont 36 milliards d'euros pour le budget de la défense en plus, qui sonts prévu d'ici 2030. Et forcément moins d'argent pour nos services publics et pour nos concitoyens. Nous ne voulons pas de ces choix. Nous, nous voulons de l'argent pour faire pousser des têtes, pas pour en couper.
Et d'ailleurs, un dernier mot sur ces choix, justement, sur cette économie de guerre que nous impose Emmanuel Macron et qui aura d'ailleurs définitivement bafoué le crédit de la France sur la scène internationale?
La France n'a jamais été malheureusement autant alignée sur la politique des États-Unis et sur l'OTAN qu'aujourd'hui. Et tout est fait aujourd'hui en France pour préparer les esprits et nos armées à un conflit de haute intensité. Alors oui, c'est grave et c'est pour cela que nous devons défendre la voie de la paix durant cette élection présidentielle avec force.
Et d'ailleurs, la manière dont nous le défendrons fera que nous serons peut être la seule force politique aussi à gauche, à être aussi claire sur ces questions là.
Parce que l'économie de guerre ruine notre pays, parce que la guerre en Ukraine ruine l'Europe et notre pays. Et il faut avoir le courage de le dire et de dire stop à cette économie de guerre et à ce financement des guerres qui fait tant de mal à notre peuple.
La guerre qui s'éternise en Ukraine, la guerre qui s'enlise soi-disant sans issue. Ce n'est pas vrai et ce n'est jamais une fatalité. Une guerre qui s'enlise. Une escalade guerrière. C'est toujours le résultat de choix politiques. Et à ces choix, nous devons opposer les nôtres, les solutions politiques et diplomatiques plutôt que les armes et l'escalade militaire. Nous voulons, nous, une politique de paix qui favorise la solidarité entre les peuples et le respect du droit international pour tous les peuples, sans distinction.
Et nous voulons que la France ait une voix indépendante et ferme sur ce sujet, et c'est la raison pour laquelle nous ne partageons pas le choix d'une Europe fédérale dans laquelle la voix des nations est perdue. La voix de la France doit exister en tant que telle.
Nous devons mesurer la gravité de la période dans laquelle nous entrons. Le monde bascule. L'impérialisme est plus agressif, plus interventionniste, plus guerrier. Il gagne du terrain. Il s'impose partout. Donald Trump est-certainement la plus grave menace qui pèse sur l'humanité, sur la paix. J'ose le dire, mais rien n'y fait. L'Union européenne se met à genoux devant lui, accepte ses choix impérialistes pour le contrôle des ressources, de l'énergie, des technologies et des grandes routes commerciales.
Et comme toujours, ce sont les peuples qui en paient le prix fort de leur liberté, de leurs droits et trop souvent de leur sang. C'est le cas en Iran, en Ukraine, dans plusieurs pays d'Afrique dont on parle trop peu, mais aussi en Palestine, victime d'un nettoyage ethnique terrible, que ce soit en Cisjordanie. Et d'un génocide pur et simple à Gaza.
Un génocide mené par un gouvernement d'extrême droite fasciste et criminel en Israël. La France ne peut plus se contenter de déclarations et de jouer double jeu, en reconnaissant d'un côté l'État de Palestine et de l'autre en le laissant disparaître.
La reconnaissance de l'État de Palestine, pour laquelle les communistes français se sont tellement battus et se battent encore, doit maintenant se traduire en actes. Nous appelons en cette rentrée et face à ces drames, face à cette violence qui se développe notamment dans les territoires occupés et en Cisjordanie que nous voyons tous les jours, nous appelons à ce que la France prenne rapidement des sanctions contre les ressortissants français qui s'installent dans les colonies israéliennes des territoires palestiniens occupés une bonne fois pour toutes.
Nous demandons en cette rentrée à ce que la France interdise toute promotion, commercialisation des projets d'installation dans ces colonies, comme cela se pratique encore aujourd'hui.
Et nous demandons que soit enfin interdit tout produit importé provenant des territoires occupés.
La colonisation ne doit pas être un marché. D'autres pays prennent de telles mesures en Europe, en Irlande, en Belgique, aux Pays-Bas et en Espagne. Ayons le courage d'aller plus loin. Faisons comme eux. C'est derrière eux que nous devons nous aligner.
Et enfin, nous demandons à mettre fin à l'impunité des auteurs présumés de crimes de guerre en demandant leur traduction devant les tribunaux, quel que soit leur passeport.
Leur nationalité ne doit pas devenir un bouclier contre la justice et le droit international.
Et je demande à Emmanuel Macron. Qu'attendez-vous pour agir? Nous ne voulons plus seulement des condamnations de papier, des communiqués. Nous voulons des actes juridiques, politiques, clairs et fermes.
Et je veux saluer ce soir tous nos camarades qui se sont rendus en Palestine ces derniers mois, ces dernières semaines, pour faire vivre nos campagnes de solidarité. Ils perpétuent la longue amitié que le Parti communiste français entretient avec les Palestiniens, avec l'OLP, avec tous les progressistes palestiniens qui se battent comme nous pour une Palestine libre, laïque et démocratique, vivante, en paix aux côtés de l'État d'Israël.
Alors je dis vive le peuple palestinien et je dis aussi vive les forces progressistes israéliennes qui se battent pour la paix et pour une solution à deux États.
Pour une solution à deux États, pour deux peuples vivant côte à côte et opé.
Notre solidarité ne s'arrête pas à la Palestine. Avec d'autres forces de la gauche européenne. Nous menons actuellement une grande campagne de solidarité avec le peuple cubain contre le blocus états-unien qui est en train de les asphyxier, d'asphyxier l'île.
Dans tous les départements. Nos camarades continuent de collecter du matériel, des médicaments, de l'aide humanitaire et je vois d'ailleurs que des entreprises, des collectivités y participent avec le soutien actif de la CGT qui est à nos côtés. Je leur dis encore une fois ce soir, le peuple cubain n'est pas seul. Il peut compter sur l'amitié et la solidarité du peuple français.
Des travailleurs français, des communistes français Vive Cuba libre!
Amis et camarades, nous entrons dans une période décisive pour l'avenir de notre pays et pour la paix. Je viens d'en parler. Dix ans de pouvoir d'Emmanuel Macron, dix ans de libéralisme qui s'ajoutent au libéralisme d'avant. Dix ans aussi d'une montée inexorable de l'extrême droite et de ses idées, d'ailleurs relayées sans complexe par certains médias qui assument totalement leur choix.
Ce qui est grave. Et tout cela a fait que notre pays est abîmé, notre peuple est divisé, la France est fracturée et la gauche a forcément une responsabilité immense dans cette période, celle de retrouver le chemin du peuple, de la paix et d'une république sociale et laïque. La gauche a la responsabilité de redevenir majoritaire dans le pays et d'être capable de rassembler, de redonner de l'espoir avec un programme ambitieux, transformateur, crédible.
Et nous, nous entendons jouer tout notre rôle pour cela. Le 6 septembre prochain, après six mois de débats, de rencontres, de votes, de congrès, nous ferons nous un choix ferme et définitif concernant l'élection présidentielle. Et nous en avons bien débattu. Le 6 septembre au soir. Nous pourrons, je le souhaite, annoncer officiellement notre candidature et nous lancer dans ce grand débat avec nos concitoyens.
Je le dis chez nous aussi, c’est carré, la démocratie en plus, et ce n'est pas rien. La démocratie.
Le 6 septembre au soir, nous devrions - je parle au conditionnel sous réserve du vote - Le 6 septembre au soir, nous devrions être la deuxième force à gauche à présenter sa candidature. C'est la réalité des faits.
Il ne faudra pas me parler de division. Nous ne serons que deux. Reste aux autres après de décider de leur choix, de leur chemin, et nous les invitons à débattre du programme et du contenu de ce que nous pourrions défendre ensemble pour travailler à cette campagne présidentielle. Et si les choix sont faits dans ce sens, je vais quand même vous faire une petite annonce ici pour ces universités d'été, parce qu'on s'y prépare et dès le 7 au matin, je souhaite et j'espère, nous pourrons coller une belle affiche, avoir une adresse au peuple de France et s'engager avec un comité de campagne et un directeur de campagne qui a accepté d'endosser cette lourde responsabilité.
Je suis content de vous dire que Ian Brossat accepte d'être à mes côtés pour diriger cette belle campagne que nous allons mener ensemble.
Et quand nous en serons là, je serais, au conditionnel, le plus heureux des candidats, nous irons à cette campagne. Attention, le vote qui va avoir lieu entre le 3 et le 6. Je le redis pour nous, adhérents et adhérentes du Parti communiste français, n'est pas qu'un vote de formalité. C'est un vote qui doit donner de la force à nos choix.
C'est un vote qui doit permettre de parler à beaucoup de militants et de militantes. C'est un vote qui peut même être l'occasion d'organiser des rencontres et des assemblées et de discuter avec les camarades et la population. Voter massivement entre le 3 et le 6 septembre, c'est donner de la force à nos choix que nous prenons démocratiquement chez nous.
Nous aurons voté plusieurs fois pour cette séquence et ce vote-là, c'est le vote final. Alors créons toutes les conditions de voter massivement et de montrer que nous sommes une force politique implantée dans tout le territoire, dans les grandes villes comme dans les villages, dans toute la France, dans tous les départements. Faisons en sorte que le 6, nous soyons des dizaines de milliers à voter pour présenter une candidature à l'élection présidentielle.
Et nous irons, comme nous l'avons dit, à cette élection, avec un projet de rupture, de transformation sociale et de transition écologique, avec un projet qui rassemble, qui devra être utile aux luttes utiles au monde du travail, utile à la construction d'une majorité populaire, utile au progrès social et à la paix, avec un projet qui aura vocation à être partagé, porté par le plus grand nombre, par le monde associatif, par des responsables syndicaux, par des maires, des élus locaux et par des responsables politiques qui cherchent encore leur chemin.
Nous sommes là et nous sommes prêts à travailler ensemble et à porter cet espoir nouveau pour la France et pour la République. Pour mener cette campagne, je compterai aussi sur vous pour être partout présents dans les semaines et les mois qui viennent, pour être partout présents dès le 7 septembre dans les villes et villages, les entreprises, les écoles, les hôpitaux, sur les places des marchés pour nous adresser aux Françaises et aux Français.
Mes chers amis, mes chers camarades, faisons de cette campagne une grande bataille populaire, une grande bataille pour la vie, pour le respect de la dignité humaine et pour la paix, pour vivre, pour mieux vivre, pour vivre heureux et vivre en paix. Voilà notre programme et tout notre programme.
Vive le Parti communiste français, Vive la République sociale et écologiste et vive la France!