Canicule : face à l’urgence climatique, l’inaction du pouvoir est criminelle

Publié le 22 juin 2026

49 départements en vigilance rouge, plus de 40° C par endroits, des écoles fermées, classes à 35° C, des salarié·es exposé·es, des hôpitaux sous tension, des logements invivables : la France étouffe ! Et le gouvernement bricole. Il y a quelques semaines, un jeune de 19 ans mourait d’hyperthermie après avoir travaillé toute une journée sur un toit.

Depuis des décennies, depuis les alertes répétées des scientifiques, depuis les rapports du GIEC, tout est connu. Comme le rappelle Valérie Masson-Delmotte : gouverner, c’est prévoir. Or Emmanuel Macron n’a rien prévu à la hauteur. Il a poursuivi les choix capitalistes qui aggravent la crise : austérité contre les collectivités, abandon des services publics, recul de la rénovation thermique, soutien aux grands pollueurs, cadeaux au capital et aux plus riches.

La canicule est aussi une violence de classe. On ne suffoque pas de la même manière dans un bureau climatisé, une résidence secondaire ou un appartement passoire thermique, sur un chantier, dans une cuisine, un entrepôt, une classe à 35 °C ou un EHPAD sous-doté. Les riches ne meurent pas sous la chaleur. Ce sont les enfants, les personnes âgées, les travailleurs, les précaires, les quartiers populaires qui paient le prix de l’inaction.

Le PCF appelle à des mesures immédiates : arrêt automatique du travail à partir de seuils de température nationaux, climatisation des écoles, hôpitaux et EHPAD, ouverture de lieux de fraîcheur à commencer par les bâtiments publics climatisés, gratuité de l’eau lors des pics et des transports publics en amont des pics, soutien massif aux communes. Une fois encore, comme lors de la crise du COVID, l’impréparation du pouvoir place les maires et les agents publics en première ligne sans les moyens financiers et humains nécessaires.

Mais l’urgence impose surtout de changer de cap. Il faut un grand plan national de rénovation des logements et des bâtiments publics (voir notre déclaration : Il faut un plan Marshall pour l’isolation des bâtiments !), de végétalisation des villes, de désimperméabilisation, de développement des transports publics, de sortie des énergies fossiles et de relocalisation industrielle, le déploiement massif de réseaux de froid urbains. C’est le sens du plan climat du PCF, Empreinte 2050 : planifier, financer, produire autrement, dans la justice sociale.

Assez de discours. Il faut arracher l’écologie des mains du capital et mettre la puissance publique au service de la vie.

Paris, le 22 juin 2026

Parti communiste français.