Le Parti communiste français exprime sa plus vive condamnation face à la décision des autorités françaises de céder aux pressions de l’administration de Donald Trump en renonçant à inviter l’Afrique du Sud au prochain sommet du G7.
Selon les informations rendues publiques, la France aurait renoncé à convier le président sud-africain Cyril Ramaphosa afin d’éviter un boycott américain, révélant ainsi une inquiétante subordination diplomatique. Une telle décision constitue un précédent grave : elle consacre l’idée que la politique étrangère de la France peut être dictée, non par ses principes, mais par les humeurs et les injonctions d’une puissance étrangère.
Le PCF rappelle que l’Afrique du Sud n’est pas un acteur marginal, mais une puissance africaine majeure, membre du G20 et partenaire incontournable dans les enjeux globaux, qu’il s’agisse de justice climatique, de rééquilibrage économique mondial ou de lutte contre les inégalités héritées de l’histoire coloniale. Son exclusion, sous prétexte de satisfaire une administration américaine encline à instrumentaliser des contre-vérités, constitue une atteinte au multilatéralisme et au respect des peuples.
Au-delà du cas sud-africain, c’est une certaine conception des relations internationales qui est en cause. En acceptant de s’aligner sur des pressions extérieures, la France renonce à son indépendance stratégique et participe à la marginalisation des voix du Sud global. Cette attitude est d’autant plus préoccupante qu’elle intervient dans un contexte où les pays africains revendiquent légitimement une place plus juste dans la gouvernance mondiale.
Le PCF appelle le gouvernement français à rompre avec cette logique d’alignement et à réaffirmer une politique étrangère fondée sur la souveraineté, la coopération entre les peuples et le respect des partenaires internationaux. La France doit être fidèle à ses principes, refuser de se plier aux rapports de force.
Enfin, le PCF réaffirme sa solidarité avec le peuple sud-africain et avec l’ensemble des peuples africains qui refusent d’être relégués aux marges des décisions qui engagent l’avenir du monde.
La souveraineté ne se négocie pas. Elle se pratique.
Paris, le 3 avril 2026
Parti communiste français