Bolivie : soutien au mouvement populaire, non à la répression !

Publié le 01 juin 2026

Depuis plusieurs semaines, la Bolivie connaît une forte vague de mobilisation sociale, menée par les organisations de travailleurs, en particulier la Centrale ouvrière bolivienne (COB) et la Confédération syndicale unique des travailleurs paysans de Bolivie (CSUTCB).

L'ampleur des mobilisations démontre la profondeur du mécontentement social et la très rapide perte de légitimité du gouvernement de Rodrigo Paz, qui n'a pourtant pris ses fonctions qu'en novembre dernier.

Elle prouve également que la victoire électorale de Paz ne constitue en rien une adhésion de la majorité de l'électorat à son programme de mesures économiques libérales, telles que la suppression de l'impôt sur les grandes fortunes, la fin des subventions sur les carburants, ou encore la volonté de mener une contre-réforme agraire ciblant les petites exploitations.

Face à la colère populaire, les autorités cherchent à interdire les manifestations, en facilitant l'application de l'état d'exception, ce qui ouvrirait la voie à une répression accrue. Les prises de position du gouvernement des États-Unis et de ses vassaux du « Bouclier des Amériques », accusant les manifestants de vouloir mener un « coup d'État », constituent une ingérence et une menace intolérables.

Le Parti communiste français (PCF) exprime son soutien à la mobilisation du peuple bolivien en défense de ses droits et intérêts. Il alerte face au risque de rupture de l'État de droit et de militarisation de l'ordre public, avec les violations des droits humains qui s'ensuivraient inévitablement.

Paris, le 1ᵉʳ juin 2026

Parti communiste français

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