Le Parti communiste français exprime sa plus vive indignation après la condamnation, le 19 mars à Tunis, de Saadia Mosbah, figure majeure de la défense des migrants subsahariens en Tunisie.
Le Parti communiste français exprime sa plus vive indignation après la condamnation, le 19 mars à Tunis, de Saadia Mosbah, figure majeure de la défense des migrants subsahariens en Tunisie. Cette décision, qui la frappe de huit années de prison et de 30 000 euros d’amende pour « constitution d’une entente criminelle », constitue une attaque grave contre les libertés de l’engagement associatif et humanitaire dans le pays.
À travers cette condamnation, ce sont les valeurs de solidarité, de dignité et de défense des droits humains qui sont visées. L’action de Saadia Mosbah, reconnue bien au-delà des frontières tunisiennes, s’inscrit dans une tradition universelle de protection des plus vulnérables. Criminaliser cet engagement revient à faire taire les voix qui dénoncent les discriminations et les violences subies par les migrants, dans un climat de plus en plus répressif.
Cette décision s’inscrit dans un contexte de dégradation inquiétante de la situation politique et des libertés publiques en Tunisie. Depuis plusieurs années, le pouvoir concentré entre les mains du président Kaïs Saïed multiplie les atteintes à l’État de droit : affaiblissement des contre-pouvoirs, pressions sur la justice, restrictions croissantes des libertés d’expression et d’association. Selon plusieurs ONG et associations, plusieurs centaines d’opposants, journalistes et acteurs de la société civile ont été emprisonnés ou poursuivis depuis 2021, illustrant les dérives policières de l’État et autocrates du président. Ce climat de répression fragilise durablement les acquis démocratiques issus de la révolution tunisienne.
Face à cette situation, le Parti communiste français appelle à une réaction ferme de la France, partenaire historique de la Tunisie, afin de garantir les libertés universelles du peuple tunisien. Il exige la libération immédiate de Saadia Mosbah, l’abandon des charges qui pèsent contre elle ainsi que la libération de l’ensemble des prisonniers politiques. Il demande le respect strict des libertés fondamentales, la fin des poursuites arbitraires et le rétablissement d’un État de droit garantissant pleinement les libertés humaines.
Paris, le 24 mars 2026
Parti communiste français