L'Italie s'est exprimée dimanche et lundi derniers lors d'un référendum visant à approuver ou à rejeter la modification de la partie de la Constitution italienne relative à l'organisation judiciaire. La réforme proposée par le gouvernement visait à séparer les carrières des juges et des procureurs, en créant deux structures distinctes et séparées. Derrière cette modification se cachait l'objectif de placer le système judiciaire italien sous le contrôle du gouvernement et de la majorité d’extrême droite.
Cette modification et ce projet de changement en profondeur de la justice interviennent après des années de tentatives visant à s'attaquer à la Constitution républicaine issue de la Résistance contre le fascisme, menées par la droite mais aussi par les libéraux, comme ce fut le cas il y a dix ans avec Renzi.
Comme par le passé, le peuple italien a rejeté ces réformes, ou plutôt ces contre-réformes, en votant massivement « NON » lors du référendum de confirmation. À cet immense succès du « Non », qui a recueilli plus de 7 % de voix de plus que le « Oui », ont notamment contribué les votes des jeunes, qui ont massivement et avec conviction soutenu la Constitution républicaine contre la réforme de l’extrême droite de Meloni.
Le Parti communiste français se félicite de ce résultat, obtenu notamment grâce à l’engagement des militants communistes italiens du Parti de la refondation communiste, qui ont participé, aux côtés des syndicats et des associations progressistes, au comité de soutien au « Non ».
C’est un premier coup d’arrêt pour un gouvernement d’extrême droite porté par une force ouvertement néofasciste que l’ensemble de l’extrême droite européenne considère comme un laboratoire. Cette victoire des progressistes italiens a une résonance dans toute l’Europe. C’est une première étape pour construire une alternative à l’extrême droite. Cela démontre que l’essor de l’extrême droite est résistible !
Le Parti communiste français, à travers ses militants italiens, a participé au comité français pour le « Non », aux côtés des autres partis italiens présents en France, ainsi que d’associations progressistes telles que le syndicat CGIL et l’Association nationale des partisans italiens (ANPI). Le travail accompli par les militants italiens a permis d’obtenir, y compris dans la circonscription française pour les Italiens de l’étranger, un résultat en faveur du « Non », qui l’a emporté avec 58 % des Italiens rejetant la réforme de Meloni et de Fratelli d’Italia.
Nous continuerons à nous tenir aux côtés des militants communistes italiens et des progressistes italiens dans leur opposition au gouvernement d'extrême droite et à ses tentatives de réduire à néant les acquis démocratiques et sociaux obtenus grâce à la Résistance contre le nazisme et le fascisme.
Paris, le 24 mars 2026
Parti communiste français