Soutien aux communistes tchèques face à la criminalisation du mouvement communiste

Publié le 08 juillet 2025

Le Parti communiste français condamne fermement la récente réforme du Code pénal de la République tchèque par le gouvernement national-libéral de Petr Fiala, qui criminalise « toute forme de soutien ou de promotion du mouvement communiste ». Le Parti communiste français apporte tout son soutien au Parti communiste de Bohême et de Moravie (KSCM)  ainsi qu’à ses militantes et militants qui voient désormais s’ouvrir une ère de persécutions.

Cette loi entend mettre sur le même pied les crimes du nazisme avec le communisme. Cette thèse dite des « jumeaux totalitaires » trace un trait d’égalité honteux entre une entreprise raciste et exterminatrice niant fondamentalement la dignité des êtres humains et une lutte pour l' émancipation portant la perspective d'une société sans classe. 

Le régime stalinien fut bel et bien sanglant et criminel. Mais il est historiquement, moralement et politiquement inconcevable de dresser un trait d'égalité entre tous ceux s'engagèrent pour combattre le nazisme et ceux qui l'ont soutenu. Ce serait tomber dans "l'obsession comparatiste" dénoncée par Marc Ferro. A plus forte raison alors que le monde célèbre cette année les 80 ans de la victoire sur nazisme qui n’aurait pas été possible sans les sacrifices immenses des peuples soviétiques et des partisans communistes à travers toute l’Europe.

Cette réforme fait suite à des attaques similaires dans d'autres pays européens en Pologne, Slovaquie, dans les pays baltes, et à la résolution honteuse du 19 septembre 2019 adoptée par le Parlement européen. 
La motivation de ces répressions n'est pas de nature historique. Elle est de nature politique. La réduction du communisme aux crimes du stalinisme a pour objectif de jeter l'opprobre sur la nécessaire alternative au capitalisme d'aujourd'hui, alors que la crise du système capitaliste et les conséquences des politiques libérales européennes aggravent les inégalités et la pauvreté.  Cette confusion contribue à relativiser les dangers de l’extrême droite, avec laquelle une partie des bourgeoisies européennes fait alliance, quand il ne s'agit pas d'une franche réhabilitation des fascistes et des collaborateurs. 

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