Un an après la reconnaissance diplomatique, agir concrètement pour la mise en place d’un Etat de Palestine

Publié le 22 septembre 2026

Paris, le 22 septembre 2026

Un an après la reconnaissance diplomatique de l’État de Palestine par la France : des actes et des sanctions contre l’État d’Israël s’imposent pour une paix juste et durable.

Il y a un an, sous la pression des mobilisations populaires et internationales, la France franchissait une étape historique en reconnaissant officiellement l’État de Palestine. Le Parti communiste français (PCF) avait alors salué une victoire politique majeure pour l’avènement d’une Palestine libre et souveraine, le droit à l'autodétermination du peuple palestinien et la recherche d'une paix juste et durable au Moyen-Orient en application du droit international et de la solution à deux États. Cette reconnaissance diplomatique allait dans le sens du soutien du PCF à la lutte du peuple palestinien pour ses droits nationaux.

Un an plus tard, le constat est cinglant : le génocide se poursuit à Gaza, le nettoyage ethnique et la colonisation s’intensifient en Cisjordanie occupée, ainsi qu’à Jérusalem-Est. Les déclarations diplomatiques ne suffisent pas à stopper la folie meurtrière du gouvernement d'extrême droite de Benjamin Netanyahou. Alors que la France continue de fournir du matériel militaire à Israël, tout en prenant des sanctions contre le commerce des colonies, le peuple palestinien subit chaque jour les violations systématiques du droit international, la reconnaissance diplomatique ne suffit pas. L’existence même du peuple palestinien est menacée, compromettant la solution à deux États.

Le PCF exige que la France et l'Union européenne agissent pour la mise en place effective de l’État de Palestine.

Pour faire respecter le droit international et les avis de la Cour internationale de justice (CIJ), le gouvernement français doit immédiatement porter les exigences suivantes :

● Cessez le feu immédiat à Gaza,

● L'imposition de sanctions politiques et économiques contre le gouvernement israélien, tant qu'il refuse de se conformer aux résolutions de l'ONU

● Suspension immédiate de l'accord d'association UE-Israël – l'article 2 conditionne le partenariat au respect des droits humains ; embargo total sur les armes, boycott de tout commerce avec les colonies – la colonisation étant un crime de guerre

● Le soutien aux juridictions internationales (CIJ et CPI) pour que les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité soient traduits en justice.

La France ne peut continuer d'entretenir un « deux poids, deux mesures » intolérable. L'effectivité d'un État palestinien souverain, libre et viable aux côtés de l'État israélien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, est une exigence pour la paix et la justice. Cette revendication est portée par l’OLP, seule représentante légitime du peuple palestinien, avec laquelle le PCF a lancé l’Alliance internationale pour les droits du peuple palestinien. Elle est également exigée par le Mouvement de la paix et les communistes israéliens.

Le PCF :

– appelle les forces de paix, les organisations syndicales et les citoyennes et citoyens à renforcer la mobilisation partout en France pour exiger l'arrêt de l’occupation militaire et de la colonisation israéliennes illégales, l'application du droit international et l'imposition de sanctions fermes contre l'État d'Israël. Il appelle à participer aux mobilisations du mois d’octobre 2026 contre la vente des armes à Israël.

– réaffirme sa solidarité politique et concrète avec l’OLP, et avec les communistes israéliens et palestiniens ;

– exige que la France prenne la tête d’un mouvement européen, avec les pays qui ont annoncé des sanctions contre les produits des colonies, pour la suspension de l’accord d’association UE-Israël.

Parti communiste français

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