Les dernières élections municipales à Troyes ont montré un nouvel élan à gauche et une volonté de changement exprimée par une partie importante de la population. Nous voulons aujourd’hui prolonger cette dynamique en présentant une candidature aux élections sénatoriales dans l’Aube.
Je suis Charline Briot, élue municipale à Troyes, enseignante et syndicaliste. À mes côtés, Benoît Thurat, directeur des Francas de l’Aube et élu municipal à Saint-André-les-Vergers, sera mon suppléant. Ensemble, nous portons une candidature de la gauche républicaine, sociale, solidaire et écologique.
Notre candidature veut offrir aux grands électeurs de l’Aube un choix clair : celui d’envoyer au Sénat une voix de gauche qui défende les communes, les services publics et les intérêts de leurs habitants. Une voix ancrée dans notre département, qui connaisse les réalités auxquelles sont confrontés quotidiennement les élus locaux.
Car le Sénat est d’abord la chambre des collectivités territoriales. Dans l’Aube, les difficultés sont nombreuses : budgets communaux toujours plus contraints, désertification médicale, fermetures de classes, recul des services publics, difficultés de mobilité, pouvoir d’achat ou encore conséquences du changement climatique. Des communes rurales à l’agglomération troyenne, nous voulons être les porte-parole de celles et ceux qui font vivre nos territoires.
Au Sénat, le groupe Communiste, Républicain, Citoyen, Écologiste–Kanaky (CRCE-K) a joué un rôle déterminant dans la revalorisation des retraites agricoles, avec le relèvement du minimum de pension des chefs d’exploitation à 85 % du Smic, puis l’amélioration des pensions des conjoints collaborateurs et aides familiaux. Dans un département rural comme l’Aube, où tant de familles vivent ou ont vécu de l’agriculture, cette avancée a évidemment une résonance particulière.
Le groupe a également porté au Sénat l’amélioration de la prise en charge des soins liés au cancer du sein, adoptée à l’unanimité. Il défend par ailleurs le blocage des prix de l’énergie, une fiscalité faisant davantage contribuer les plus hauts revenus et les grandes entreprises, ainsi que la défense du ferroviaire et des petites lignes.
Ces combats nationaux trouvent une traduction très concrète dans notre département. Défendre les services publics, c’est défendre nos écoles, nos hôpitaux, nos bureaux de poste et l’accès aux soins dans les territoires ruraux. Défendre le ferroviaire, c’est se battre pour la ligne Paris-Troyes et pour des transports accessibles à toutes et tous. Défendre l’agriculture, c’est permettre aux agriculteurs aubois de vivre dignement de leur travail. Réussir la transition écologique, c’est donner aux communes les moyens financiers de l’engager plutôt que de leur imposer toujours davantage de responsabilités sans les ressources nécessaires.
Notre expérience d’élus locaux, mais aussi nos engagements professionnels, syndicaux et associatifs nourrissent cette candidature. L’éducation, l’enfance, la jeunesse et l’éducation populaire y occuperont naturellement une place importante.
Nous voulons porter au Sénat une gauche qui agit et qui rassemble, une gauche républicaine, sociale, solidaire et écologique, présente sur le terrain et utile à nos communes : c’est le sens de notre candidature.
Charline Briot
Article publié dans CommunisteS, numéro 1098 du 2 septembre 2026