Vénissieux, une terre de résistance et de solidarité

Publié le 18 février 2026

Depuis 1935, Vénissieux est empreinte d’une longue histoire communiste, une terre de résistance et de solidarité. Depuis 90 ans, nos combats et notre communisme municipal sont au service des habitants. Encore aujourd’hui, notre action plonge ses racines dans le Front populaire qui a çonné notre modèle social.

Depuis 1945 et la création de l’œuvre des restaurants d’enfants, Vénissieux lutte pour que l’alimentation reste dans le giron du service public. Et en 2019, nous avons inauguré une nouvelle cuisine centrale, alors que d’autres ont cédé ce service au privé lucratif.

En 1951 les communistes vénissians créent l’œuvre des colonies de vacances, pour le droit aux vacances. Une exigence d’éducation populaire que nous maintenons avec l’Association pour la promotion des activités socio-éducatives de Vénissieux. En 1966, Vénissieux est la première ville en France à avoir mis en place le service municipal de l’enfance. Nous avons mené de nombreux combats emblématiques : pour la vie digne, avec mes arrêtés contre les expulsions sans solution de relogement et interdisant les coupures d’électricité et de gaz et les saisies mobilières, pour l’arrivée du métro, pour l’accès à la santé et la sauvegarde de notre hôpital des Portes du Sud et de tous ses services y compris les urgences. Il y a tant de batailles en cours : pour la petite enfance, le logement, pour l’emploi, pour nos savoir-faire industriels.

Les maires voient toujours plus de préoccupations nationales déferler sur leur territoire. La sécurité, l’accès aux soins, la dette publique : ces sujets régaliens, normalement portés par l’État, nous sont renvoyés comme une responsabilité locale. On nous demande de compenser les manquements de l’État avec des moyens de plus en plus limités. Vénissieux joue un rôle clé d’amortisseur social, plaçant la lutte contre la pauvreté au cœur de son action pour garantir à chacun une vie digne et des perspectives d’avenir. Face au non-recours aux droits, qui touche particulièrement les jeunes, les familles, les personnes âgées et les parents isolés, nous agissons. Dans une ville où 34 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, il est essentiel que chacun puisse accéder aux aides auxquelles il a droit, afin d’éviter l’aggravation des difficultés.

Vénissieux s’est engagée avec détermination dans l’expérimentation Territoires zéro non-recours, aux côtés de 20 structures de la métropole lyonnaise. Pour lutter contre la pauvreté, nous agissons sur les freins au non-recours : manque d’information, complexité des démarches, isolement, peur du jugement ou manque de confiance en soi.

Notre engagement pour la justice et la dignité s’accompagne d’une autre priorité : la protection de l’environnement et l’adaptation de notre ville aux défis climatiques.

La ville de Vénissieux n’a pas attendu les canicules à répétition pour que l’environnement soit une préoccupation majeure. Depuis 2008 nous sommes engagés sur les questions d’écologie populaire.

Parmi les très nombreuses actions développées, le parc aquatique dans le quartier Max-Barel a fait la une des médias régionaux et nationaux l’été dernier. Cet du réchauffement climatique 55 îlots de fraîcheur végétalisés, et nous ajoutons progressivement l’eau dans certains : des fontaines, des jets, des brumisateurs.Je tiens à préciser que l’eau n’est pas gaspillée, puisqu’il s’agit de circuit fermé. Le recrutement d’un fontainier municipal nous permet le développement et le bon fonctionnement de ces installations. Notre objectif est que chaque quartier ait un îlot de fraîcheur bien identifié par la population.

Etre maire communiste, c’est mener tous les combats, avec les habitants. C’est agir dans la réactivité pour les urgences et construire la ville de demain ; c’est avoir une vision à 360° sur toutes les pièces du puzzle, car la ville est un puzzle où tout est important. L’éducation, la santé, la culture, le sport pour tous, la sécurité, le logement, les dynamiques urbaines, économiques, sociales, tout est imbriqué, tout interagit.

Michèle Picard,
Maire de Vénissieux, vice-présidente de la Métropole de Lyon

Article publié dans CommunisteS, numéro 1074 du 18 février 2026.