Le résultat du premier tour des élections présidentielles au Brésil est une terrible nouvelle pour l’avenir du pays. Le candidat arrivé en tête, Flávio Bolsonaro, représente non seulement un agenda de profonde et brutale régression sociale (avec la destruction de pans entiers du service public), démocratique (avec l'amnistie pour les putschistes de 2022, dont son père Jair Bolsonaro) et environnementale.
L’extrême droite a également renforcé son poids au Sénat, ouvrant la voie à des attaques contre le pouvoir judiciaire et en faveur de l’impunité de ses dirigeants.
Comme lors des élections récentes au Honduras, en Colombie, en Argentine ou au Pérou, l’extrême droite a bénéficié d’un soutien direct de l’Administration états-unienne et des réseaux MAGA, combinant menaces de mesures de rétorsion par le gouvernement Trump, ainsi que de *diffusion de fausses informations*. Peu avant le scrutin, l’Agence brésilienne du renseignement (ABIN) avait alerté sur le niveau « critique » des ingérences étatsunienne dans le processus électoral.
S’il arrive au pouvoir, Flávio Bolsonaro remerciera son parrain en abdiquant la souveraineté nationale et en bradant les ressources du Brésil.
Le second tour des élections présidentielles, le 25 octobre, sera donc déterminant pour l’avenir du Brésil. Le PCF renouvelle tout son soutien au président Lula et aux forces de gauche et progressistes dans cette nouvelle bataille qui s’ouvre. Le PCF continuera de travailler main dans la main avec nos partenaires du PT et du PCdoB dans les prochaines semaines pour faire grandir les mobilisations populaires dans nos deux pays, seules à même de rendre la gauche de nouveau majoritaire au sein de la population.
Le 5 octobre 2026,
Parti communiste français