Assemblée des femmes du Val de Marne

Publié le 25 juin 2025

Lors de la première assemblée des femmes communiste du Val de Marne le 14 Juin, nous avons abordé trois thématiques : Inégalités des salaires et des carrières, les femmes et le syndicat, les femmes et le Parti.

Le décalage entre les décisions et la réalité est mis en évidence tout au long de la journée.

Malgré les 13 lois sur l’égalité salariale depuis 1972, à postes identiques les hommes ont toujours un salaire supérieur allant jusqu’à 25 % dans certains secteurs. Cette inégalité de traitement salariale a des conséquences sur les cotisations sociales et notamment le calcul de la retraite. À compétences égales, voire supérieures, les femmes ont moins souvent de postes à responsabilité.

Le Parti doit plus que jamais combattre les idées reçues, par exemple considérer le salaire des femmes comme un salaire d’appoint ou bien que les femmes sont naturellement plus compétentes dans le secteur du soin, ce qui induit une moindre reconnaissance de leur travail. Pour cela, nous devons faire entendre nos revendications : mise en place des services publics de l’enfance (places supplémentaires en crèches et de dispositifs de garde), égalité professionnelle réelle assortie de moyens de sanction, se battre pour une éducation non sexiste de la crèche à l’université. 

Notre parti et les syndicats ne sont pas immunisés contre le patriarcat imprégnant toujours la société. Sans lois sur la parité nous n’aurions que très peu de mandats d’élues en politique ou dans les syndicats. Nous sommes encore trop souvent utilisées pour l’apparat, les quotas et non pour nos convictions, nos engagements et nos compétences. Lors d’une prise de responsabilité, la première question est : « Tu pourras tout gérer ? Les enfants, la maison, ton travail et ton mandat ? » Pose-t-on toujours ces questions aux hommes ?

Notre parti a été le premier à proposer des femmes aux élections alors même que nous n’avions pas le droit de vote. Ceci ne nous dédouane pas de rester l’avant garde du combat féministe. Il faut plus mettre en avant les femmes communistes déjà en responsabilité, en leur faisant confiance, et accompagner celles qui souhaitent en prendre, par exemple grâce aux formations. Le fait d’être une femme ne doit pas être un frein. 

Il y a besoin dans notre parti de moments d’échanges non mixtes pour débattre, construire, puis de restitutions communes pour faire toutes et tous avancer les droits des femmes.

Les luttes ne sont pas l’apanage des hommes. Nous ne sommes pas une spécificité, notre participation est indispensable. Les luttes ont besoin des femmes pour être majoritaires et gagnantes. Elles font évoluer les conditions de tous, femmes et hommes, font bouger les lignes de la société. Ce qui est le rôle d’un parti progressiste comme le nôtre. 

Merci à Laurence Cohen, Barbara Filhol, Hélène Bidard, Elsa Koermer et Gwen pour leurs interventions.

Sandra Besnier

Article publié dans CommunisteS, numéro 1047 du 25 juin 2025.

Les dernières actualités

Je m’inscris à la newsletter