À l’invitation de la fédération PCF de l’Orne, le député communiste de Seine-Maritime Edouard Bénard est venu à la rencontre des Ornais pour écouter leurs préoccupations et échanger avec eux face aux fermetures d’entreprises et à la disparition des services publics dans leur département. En effet, au cours des dernières années, l’Orne est frappée par les licenciements et les fermetures d’entreprises, principalement dans le secteur automobile avec de graves conséquences sur le plan social et humain.
La présence du député de Seine-Maritime dans ce département sinistré s’inscrivait dans le cadre de la campagne du PCF pour préserver l’industrie et des services publics.
Le matin, accompagné par les camarades de l’Orne, Edouard est allé rencontrer l’équipe de l’École de production GM2A à Argentan et visiter ce garage école labellisé par l’Éducation nationale et financé par l’État et du mécénat privé, qui accompagne des élèves déscolarisés par le biais du support garage afin de leur donner une chance d’intégrer ensuite le monde du travail grâce à un CAP mécanicien automobile.
Sur l’heure du midi, lors de la conférence de presse, le député a exprimé sa préoccupation sur l’impact des fermetures d’entreprises dans l’Orne et la fuite des compétences et des savoir-faire des salariés au bénéfice d’entreprises étrangères. Il a mis l’accent sur l’importance pour la France de retrouver sa souveraineté nationale et de sauvegarder son tissu industriel. Par ailleurs, un projet de loi sera porté par les députés communistes à l’Assemblée nationale pour interdire les licenciements boursiers.
De son côté, Interrogé sur la question des prochaines municipales, le Secrétaire fédéral du PCF61, Nicolas Ledentu, en a profité pour appeler à un réveil de toute la gauche à se rassembler dans l’Orne pour faire barrage au Rassemblement national aussi bien dans les villes que les petits villages.
En après-midi, à l’UL CGT de l’Aigle, Edouard s’est entretenu avec deux représentants CGT de la société NOMEL spécialisée dans la métallurgie. Malgré une reconnaissance mondiale pour son excellence de fabrication l’entreprise connait des plans de licenciements, toutefois sans délocalisation à ce jour. Les deux salariés ont fait part de leur inquiétude quant aux choix de gestion de leur entreprise et à la diminution progressive du nombre de salariés. Plus largement ce sont toutes les TPE et PME accessoiristes dans l’automobile dans l’Orne qui sont menacées de fermeture ou de délocalisation.
Par la suite, c’est avec des représentants CGT de l’hôpital de l’Aigle que le député a échangé sur la situation de l’hôpital. Le secrétaire syndical et ses collègues luttent contre les tentatives récurrentes de l’ARS et du GHT pour fermer des services, et ils s’inquiètent du projet immobilier de l’hôpital qui entrainera une baisse du nombre de lits, particulièrement en maternité-obstétrique-gynécologie avec les risques de mortalité qui en découlent. Edouard partage leur inquiétude d’autant que la France est passée au 23e rang sur 27 en termes de mortalité infantile en Europe.
Ont aussi été abordées la question de l’accès aux Urgences et la fermeture en 2023 de 24 lits et 14 postes supprimés dans l’EHPAD du Moulinois à Moulins-la-Marche malgré un projet de la CGT pour maintenir la structure. Projet qui s’est heurté au refus des élus de l’Orne .
La question de la mobilité intra-départementale a aussi été évoquée, l’Orne ayant de nombreuses gares fermées et peu de transport urbain entre les différents villages du département, ce qui limite le déplacement de la population pour une recherche d’emploi ou pour accéder à des services de santé parfois éloignés de leur domicile.
Les représentants CGT de l’hôpital demandent à Edouard de citer le cas de l’Aigle à l’Assemblée nationale sur ces questions, ce qu’il accepte.
La journée n’était pas finie pour le jeune député qui a participé à une réunion publique à Argentan, sous forme de table ronde avec la secrétaire départementale de l’UD CGT, Isabelle Ledoux, sur les thèmes de la campagne du Parti « Produire et Protéger ». Une cinquantaine de participant-e-s étaient présent-e-s et ont pu intervenir dans le débat. C’était l’occasion de résumer les échanges de la journée sur les réalités auxquelles est confrontée la population ornaise et d’insister sur l’importance d’investir dans la formation pour faciliter la réindustrialisation, de bloquer la cession des brevets à des entreprises étrangères, et pour la France de retrouver sa souveraineté nationale tant dans le domaine de l’industrie que du maintien des services publics.
À la fin des échanges, Edouard a annoncé que lors de sa niche parlementaire du 5 juin à l’Assemblée nationale, il déposerait un projet de loi pour que les allocations familiales soient données aux familles dès le premier enfant.
La journée s’est terminée autour d’un repas fraternel où une quarantaine de camarades ont pu s’entretenir avec le député à bâtons rompus.µ
Nicolas Ledentu
secrétaire départemental