Face à Bayrou, une nouvelle ère pour Pau

Publié le 25 février 2026

Pau est la capitale du Béarn et la préfecture des Pyrénées-Atlantiques (64). Elle compte 80 000 habitant·e·s (140 000 avec l’agglomération). Elle a été dirigée par des équipes de gauche à dominante PS de 1971 à 2014 avec des maires comme André Labarrère et Martine Lignières-Cassou, avant de devenir « le fief » de François Bayrou. Olivier Dartigolles y a été conseiller municipal, de majorité puis d’opposition, avant de passer à une nouvelle étape de sa vie personnelle en 2023.

C’est une belle ville, très arborée, avec une vue magnifique sur les Pyrénées, et dont les différents quartiers ont une identité bien marquée entre quartiers ‘’bourgeois » et « populaires ». Son économie repose sur les services de l’État, la présence d’une université, d’un important hôpital et de quelques grandes entreprises du secteur de la pétrochimie (Centre Jean-Feger de TotalEnergies) ou de l’aéronautique et de la métallurgie (Centre Éole de Safran Helicopter Engines). Autour de Pau, le secteur agricole reste important avec les vignes du Jurançon, la production laitière de vaches et brebis, ainsi que le maïs (Euralis).

Depuis 2014, Bayrou n’a eu de cesse de laisser sa marque avec de nombreux travaux de prestige en centre-ville. En une dizaine d’années, la dette de la ville a doublé (!), les tarifs des services municipaux (cantines, bus, parkings) ont fortement augmenté, et si le centre-ville est devenu une vitrine ou une « carte postale », la vie quotidienne et le tissu associatif ont été fort délaissés, voire malmenés…

Depuis avril 2025, face à François Bayrou et face à une extrême droite unie, à l’initiative de Jérôme Marbot, tête de liste PS, une dynamique de rassemblement de la gauche sociale, écologique, citoyenne, sans préalable ni exclusive, s’est progressivement mise en place.

Cette dynamique s’est notamment construite au fil d’ateliers programmatiques et de soirées publiques thématiques. Le PCF y a participé activement, par exemple par la venue depuis Paris d’Hélène Bidard ou en faisant de son traditionnel banquet départemental (150 participant·e·s) un moment fort de rassemblement. Nos propositions programmatiques sont entendues : gratuité des transports en commun en commençant immédiatement par le libre accès aux bus des catégories de la population en ayant le plus besoin ; clauses sociales et environnementales dans les appels d’offre publics pour que « grands travaux » riment désormais avec formation et embauche de jeunes ou de privés d’emplois de longue durée ; renforcement des jumelages existants et mise en œuvre de nouveaux jumelages, par exemple avec une ville ou un camp de réfugiés palestiniens, etc.

Au sein de la liste « Nouvelle ère » de très large rassemblement à gauche - qui va du NPA à Place publique (hors LFI) – le militantisme de notre section locale est bien pris en compte avec 7 communistes et sympathisant·e·s candidat·e·s. À parité et de tous âges, elles et ils apportent une vraie « plus-value » : artisan, infirmière, retraités, ouvriers ou cadres de la pétrochimie ou de la fonction publique, autoentrepreneur en service à la personne, cartographe gestionnaire de base de données… Ils et elles sont aussi tou·te·s investi·e·s au niveau associatif ou syndical.

Une victoire face à Bayrou aurait un impact local et national. Au pire, notre Parti va retrouver une place en conseil municipal, et au mieux, en cas de victoire, nous allons exercer des responsabilités en lien avec les dossiers portés pour améliorer concrètement la vie quotidienne des Paloises et des Palois. Pour une ville de Pau qui prend soin de tou·te·s !

Ivan Lanta, co-chef de file PCF

Article publié dans CommunisteS, numéro 1075 du 25 février 2026.