Troisième journée de mobilisation le 2 octobre dernier. La pression du mouvement social sur l’exécutif se poursuit. Plusieurs articles de presse en soulignent l’importance. « Des manifestants qui refusent de renoncer », titre le journal Le Monde. « Les responsables syndicaux se projettent dans le temps parlementaire qui va prochainement s’ouvrir autour du budget », note Libération.
« La journée de mobilisation du 2 octobre a rassemblé manifestants et salariés autour de revendications sociales, tout en provoquant des répercussions variables sur le quotidien, de l’école aux transports », note France Info, de manière un peu tarabiscotée. Le Figaro remarque uniquement que la mobilisation, qui a tout de même touché toute la France, est en baisse sur la précédente journée d’action.
France 24 a comptabilisé 240 rassemblements. Naïm Sakhi dans l’Humanité, le jour même de la dernière mobilisation, tire un premier bilan : « Les mobilisations ont pesé dans la chute de Bayrou et ont eu raison de la proposition de suppression des deux jours fériés.
L’avenir de la réforme de l’assurance-chômage est en suspens.
Lors du débat budgétaire, la question de la justice sociale, des retraites et des services publics collera à l’agenda gouvernemental, sous l’impulsion de la mobilisation sociale. De quoi entrevoir de nouvelles victoires ? »
Enfin, dans une tribune libre, publiée dans le même quotidien, le 3 octobre, J.C. Branchereau (CGT banques), insiste sur le poids tenu par l’Intersyndicale : « Le syndicalisme est dans son rôle. Avec ses propositions en positif, il renoue avec la tradition de peser sur la transformation de la société. Tout en restant dans la bataille au quotidien pour les salaires, les conditions de travail, il peut contribuer à ouvrir une perspective nouvelle. » Il énumère les (et se félicite des) revendications communes de l’intersyndicale et juge que « cet ensemble de points dessine ce que doit être une alternative aux politiques dites de l’offre, aux politiques d’austérité néolibérales subies depuis des années. » G.S.
Article publié dans CommunisteS, numéro 1057 du 8 octobre 2025.